CHAPITRE SEPTIEME
» gratia Spiritiis Sancti , quœ datur per fidem » Chris ti. Et ideo principaliter lex nova est ipsa n gratia Spiritds Sancti , quœ datur Chrisli fide-
p libus Habet tamen lex nova quœdam sicul
» dispositiva ad gratiam Spiritûs Sancti , et ad P usum hujus gratUe pertinentia , quœ sont quasi P secundaria in lege nova , de quibus oportuit P instrui fideles Christi et verbis et scriptis , tam » circa credenda , quàm circa agenda. Et ideo P dicendum est quod principaliter lex nova est P lex indita , secundario autem est lex scripta. »
( I. 2. q. 106. art. i. o.) Je n’ai pas besoin de dire que par lex indita > il faut entendre la loi écrite dans le cœur , et par lex scripta , la loi extérieure ; il suffit de lire l’article cité pour s’en convaincre.
Le saint Docteur confirme sa doctrine par l’autorité de saint Augustin. (*)« Quid sunt leges Dei P ab ipso Deo scriptœ in cordibus , nisi ipsa prœp sentia Spiritûs Sancti , qui est digitus Dei ,
P quo prœsente di/funditur caritas in cordibus P nostris , quœ plenitudo legis est et prœcepti P finis P P (S. Aug. de spir. et litt. c. ai.)
Maintenant il est facile de résoudre l’objection, ou plutôt, elle est déjà résolue. L’enfant, en recevant le baptême , reçoit la grâce , le •
(i) • Les lois de Dieu, écrites pir lai-méme dans les cœurs ,
• qne sont.elles , sinon la présence même de l'Espril-Saint qui est
• le doigt de Dien , présence par laquelle est répandue dans nos
• cœurs la charité qui est la plénitude de le loi et la Gn dn » précepte î •
ao.
^44 F.XAMErr d’cJT OÜVnAGE , ETC.
» Saint-Esprit, l’amour de Dieu, la foi infuse ; en un mot, tout ce qui est principal dans la loi évangélique , tout ce que l’enseignement extérieur ne peut pas donner; mais il n’a rien de ce qui apparlient à la loi extérieure ou écrite; et il ne peut , dans l’ordre ordinaire , l’acquérir que par l’instruction , par la prédication de la parole, laquelle ne peut lui donner la foi, mais bien lui faire connaître ce qu’il doit croire. L’Auteur nous dit que cest la parole qui a écrit la loi de JÉsus-CnnisT dans les cœurs ; mais l’Apùtre nous enseigne que c’est l’Esprit-Saint : (0« Scripta Spiritu Dei vivi. » Si c’était la parole entendue qui donnât la foi, qui l’écrivit dans les cœurs , tous ceux qui entendraient la parole recevraient la foi , ce qui n’est pas ; et ceux qui ne l’entendraient pas ne pourraient pas avoir la foi, ce qui est encore faux , puisque les enfans ont la foi avant de pouvoir entendre la parole.
Mais dans quel sens entendrons-nous donc ces paroles de l’Apôtre : (’)« Fides ex auditu ? » Demandons-le à saint Thomas : CT a Dicendian » est quod ad fidem duo requiruntur , quorum » unum est cordis inclinatio ad credendum , et
(i) a Écrite par l'esprit du Dieu Tirant, a ( 3 ) « La foi Tient de rouie. •
(5) « Il faut dire que deux chosea sont requises pour la foi : » Tune est riiiclinaliou du cœur à croire ; ce qui ne vient pas de a Touïe , mais du don de la grûcc : Tautre est la détermination de » 1a vérité proposée à croire ; ce qui vi"ul de Touîe. »