AVIS
AIJ LECTEUR.
Cet Ouvrage , ayant été composé à Rome , a , dû, suivant les lois ecclésiastiques, être soumis à la censure Romaine ; et quand ces lois n’auraient pas existé , l’Auteur ne s’en serait pas moins empressé de soumettre son manuscrit à la révision de Théologiens éclairés , pour s’assurer qu’il ne contenait rien de contraire à la doctrine Romaine à laquelle il est inviolablement attaché. Cette précaution lui paraissait d’autant plus nécessaire , que les adversaires qu’il combat se donnent pour les zélés défenseurs des doctrines du Saint-Siège , et ne manquent pas d’accuser de Gallicanisme ou de dénoncer comme ennemi
de ces doctrines quiconque ose contredire les principes d’après lesquels ils prétendent réformer l’enseignement de la Théologie. On verra qu’à Rome on est bien éloigné de reconnaître r identité de leur doctrine philosophico-théologique avec la doctrine Catholique , qu’il n’est permis à
vj AVIS AU LECTEUR.
personne de combattre. Voici la lettre du Maître du Sacré Palais par laquelle il permet l’impression du présent Ouvrage , non-seulement à Rome , mais , comme l’Auteur l’avait demandé , en quelque lieu que ce soit.
Dalle stanzc (ici Quirinule , li 18 Agosto 1831.
REvr» padre,
Essendo stato osaminato e rivcduto il Manoscritto cho la P. V. Rcv.“‘ si compiacque di rccare a quest’ uinzio del Magistero del Sagro Palazzo Aposlolico , col titolo : Examev d’u.V Ouvrage istitllé : Des doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondcmens de la Théologie, par l’abbé P. Gcrbet ; PAR J. L. ROZAVTEX; non si è trovato in csso cosa alcuna che osti alla stampa, e per consegueiiza polrù sccondo le Bollc Pontiücic impriniersi anche fuor di Roma.
Tanlo devo alla P. V. ncll’ alto che ritomandolc il Manoscritto medesimo ho l’onore , etc.
Fr. Giov. M.‘ Velzi , Maest. del S. P. A.
PRÉFACE
L’accueil favorable qu’a reçu I’Ex.uie^i que nous avons publié Des Doctrines philosophiques sur ta certitude dans leurs rapports avec les foudemens de la Théologie, nous encourage ù donner une seconde édition de cet Ouvrage , la première se trouvant à peu près épuisée. Nous l’aurions même fait plus tût , si nous n’avions voulu laisser le temps aux partisans des doctrines que nous combattons de publier quelque réponse , qui nous donnât lieu de résoudre de nouvelles difficultés , ou bien do corriger les méprises et les inexactitudes qui auraient pu nous échapper. Mais , jusqu’à présent, rien n’a paru, ou du moins rien n’est parvenu à notre connaissance, excepté quelques articles de gazettes assez insigniftans.
Ce n’est pas que notre travail ait été généralement approuvé ; cela ne pouvait pas être, et nous étions loin de nous y attendre. Les censeurs n’ont pas manqué ; mais leur improbation ne s’est guère manifestée que par des expressions de dédain : L’ouvrage est médiocre, super liciel , mauvais, pitoyable, indigne de réponse, etc. Si nous avions reconnu dans ce langage l’expression du consentement commun , nous n’aurions sans doute d’autre parti à prendre que de garder le silence. Mais des