‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 169 sur 180 · I 476 NOTE · texte numérisé non relu

I 476 NOTE

I ]c Plaidoyer , U pourrait facilement se déaabiuer en lisant l’.^t>«-

! nir , et surtout en Usant les articles de revenir qui sont signés

^ F. DE La MEnnAis.

En effet , M. de La Mennais pose d'une manière assez précise , dans l'Avenir , les bases de la réforme à laquelle il travaille depuis quinze ans. Ces bases sont ; La séparation totale de l'Église et de l'État , l'aboUlion de tous les Concordats , la suppression . des indemnités stipulées par l'autorité du Saint Siège pour l'usur-

pation des biens ecclésiastiques , la liberté des cultes , la Uberté de l'éducation , et surtout la liberté ilUmitée de la presse , etc. A. qui persuadera-t-on que ce plan de réforme n'a pour but que l'extirpation du Gallicanisme ? L'alUance de la Religion et de l'État , les concessions mutuelles du pouvoir civil et du pouvoir religieux ne sont-elles pas plus anciennes que le Gallicanisme ? Ne remontent-elles pas aux premiers siècles du Christianisme ? Et puis , que dirons-nous de cette liberté , de ee développement immense de liberté individuelle que prêche M. de La Menuais et qui parait être le dogme fondamental de son CatboUcisme régénéré ? On peut , je crois , sans être Gallican , penser que ce dogme ne s'accorde pas trop avec la doctrine Catholique, M. de La Mennais pourrait-il assigner une époque où l'Église ait trouvé bon que chacun dogmatisât selon son caprice ? Est-il en état de prouver que c'est le Gallicanisme qui a introduit la censure des livres à Rome ? Le Concile de Trente n'était sans doute pas Gallican , et pourtant il ne rejetait pas l'alliance du l'Église ^ et do l'État ; il trouvait convenable que l'Église fût sous la pro-

tection des Princes , il pensait même que Dieu a voulu qu'il en

fût ainsi : Sacularee Prineipet Catholicos fuos Deus sancta

' fidei, Eccletiaque proteclores este volait. (Sess. c xxv. 30.) Ce saint

' Concile avait mission pour réformer , non la Religion on le

Catholicisme , mais les mœurs des Catholiques ; il a fait beaucoup de décrets pour opérer cette réforme salutaire , mais jamais il n'a parlé ni do liberté d'enseignement , ni de liberté de la presse , ni de rien de ce qui entre dans la réforme projetée par M. de La Mennais.

3c conclus que les explications données après coup anx paroles du défenseur de M. de La Mennais n'expliquent rien et qu'elles ^ sont démenties par les doctrines constamment soutennes dans

Page 1