CHAPITRE IfEUVIÈME
poser ; mais il me permettra de lui dire que , pour qu’il n’y ait pas moyen de nier une seule des vérités du Symbole Catholique , il suffit bien qu’on admette l’autorité divine et infaillible de l’Église Catholique. Or , Bossuet et tous les Théologiens qu’il appelle Cartésiens , sans en excepter un seul , admettent cette autorité sacrée. Je suis donc tout autant en sûreté en suivant leur doctrine qu’en suivant celle qu’on nous présente comme meilleure. M. G. prouve fort bien que celui qui substitue son jugement particulier à l’autorité infaillible de l’Église a tort , et que , s’il est conséquent , il est conduit aux plus absurdes erreurs ; mais en prouvant cela , que prouve -t- il contre les .Théologiens Cartésiens ? rien , absolument rien ; puisqu’il n’est aucun Catholique qui puisse se croire permis de substituer son propre jugement à l’autorité de l’Église. Beaucoup de ces Théologiens qu’il appelle Cartésiens , ont prouvé la même chose que lui , et mieux que lui.
Le défaut perpétuel de l’ouvrage qui est l’objet de toutes ces réflexions , depuis la première page jusqu’à la dernière , est de prouver ce qui n’est contesté d’aucun des adversaires que l’Auteur a entrepris de combattre , et de ne rien prouver de ce qui devrait être le sujet de la controverse.
NOTE relative à la page Ui de /’Istroductios.
PsiBiNT qae cet ourrage était sons pretae , on m'a fait rexnarqner qoe le Plaidoyer de M. Janvier ayant été imprimé arec des Notes , et M. de La Mennais ayant écrit une Lettre qni a été insérée dans VAvtnir ( ag avril , N* igS. ) , si je ne faisais anenne mention de ces Notes et de cette Lettre , je pourrais être accusé de manvaise loi. Comme de tons les reproches auxquels je pois être exposé , c'est celni qnè je redoute le pins , quoique ma conscience ne me reproche rieo li cet égard , je vais tâcher de le prévenir.
Je proteste d'abord que j'ignorais l'existence de ces Notes. J'avais In le Discours de l'avocat de M. de La Mennais dans J'.<fvsnir même où il se trouve sans anenne note , et il ne m'est pas venu â l'esprit qu'une édition du Discours de son défenseur donnée par M. de La Mennais Ini-méme pouvait être suspecte. J'ai donc pu m'y tenir sans qu'on ait droit de m'accuser de mauvaise foi. Néanmoins , puisqu'on me présente des Notes explicatives, je les examinerai volontiers , et si elles me paraissent demander de moi nne rétractation , je la ferai tans hésiter. Parole! de l’Avocat : « Ce n’est jamais impunément que l'on
> entreprend le idle de réformateur (i) , et celui dont le courage
> ne décline pas nne mission pareille , tait à l'avance â quels
> risques il l'accepte. •
Note. • (i) Ce mot de réformateur est une des expressions a que quelques personnes se sont plu â interpréter dans un sens
> odieux. M. de La Mennais a entrepris de réformer la société
> â l'aide de la Religion. Voilà évidemment ce qn'a voulu dire
> ton défenseur ; et ce serait une mauvaise foi trop absurde qno • de détourner le sens de cette parole , ponr l'entendre d'ane
> réforme de la Religion même. ■
Je ne doute pas qoe l'auteur de cette note ne toit un interprète très-judicieux du sent des paroles de M. Janvier , mais il ne doit pas trouver mauvais que nous donnions ponrtant la préférence à M. Janvier loi-même. Or cet avocat vent que nous