‹ Examen d'un ouvrage intituléChapitre 65 sur 180 · CHAPITRE QUATRIÈME. ao · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. ao

» modo secundum se , et sic determinatur ex B prcesentia inteUigibilis.... et hoc contingit in his B quœ statim lumine intellectûs agentis intelligi- B bilia fiunt, sicut sont prima principia , quorum B est intellectûs. » ( 3. d, a3. q. a. art a, q. i . o. ) a(i')Cognitio principiorumfacit in nobis scien- » tiam conclusionum , non cognitio signorum. » ( De ver. q. 1 1 . art i . )

«(a) Omnia quœ percipimus, aut sensu corporis, » aut mente percipimus. » ( S. Aug. de Mag. n. 3q. ) Le même saint Docteur après avoir parlé longuement de la lumière intérieure qui est en nous , et prouvé que c’est à elle que nous sommes redevables de nos connaissances , conclut ainsi : « (3) Quœ rursus omnia , quœ de hac luce B mentis nunc a me dicta sunt , nullâ aliâ quàm B eadem luce manifesta sunt. Per hanc enim » intelUgo vera esse quœ dicta sunt , et hœe B me inteüigere per hanc rursus intelligo. » ( De vera Religione , n. 97. )

s et soa« ce point de ene , il eit déterminé par la présence d'nne > vérité intelligible : ce qui arrive dani ccllct qni ae font anbia temcnt apercevoir à la lumière et parl'action de l'entendement; a et c’est ainsi que l'on comprend lei premiers principes, a (1) « La connaissance des principes , et non la connaissance s des signes , produit en noos la science des conclusions, a (1) a Tout CO que nous percevons , noos le percevons on par s les sens ou par l'entendement, a

« Tout ce que j’ai dit de la lumière de l'entendement ne a se comprend que par cette même lumière ; car par elle je a comprends que ce qnc j'ai dit est vrai , et par elle encore je a comprends que je le comprends, a

ao4 EXAMEN d’un OUVRAGE , ETC.

Il serait inutile de multiplier davantage les citations. Il sera , je pense , évident pour tous les Lecteurs que la doctrine de l’Auteur sur la faillibilité de la raison de l’homme sujet de la foi est bien loin d’être identique avec la doctrine Catholique connue et professée par saint Augustin et saint Thomas ; et que , par conséquent , son raisonnement , portant sur une équivoque , s’écroule de lui-méme et ne prouve absolument rien. La doctrine de l’Auteur lui est propre , et elle peut être combattue sans que les attaques dirigées contre elle puissent en aucune manière être tournées contre la doctrine Catholique. J’aurai bientôt occasion de le démontrer.

Cette équivoque que je viens de relever fait également tomber un autre raisonnement de l’Auteur , qui est renfermé dans le raisonnement principal. Il dit que sa doctrine suppose la faillibilité de la raison individuelle , car , dit-il , V autorité n’est nécessaire que parce que l'individu n’a pas en lui le principe d’infaillibilité. Cette conséquence peut être vraie dans les principes de l’Auteur ; car par principe d’infaillibilité il entend principe de certitude , comme par faillibilité il entend la négation de tout principe de certitude. Mais il en est tout autrement dans la doctrine enseignée par les Théologiens Catholiques , parce que les mots faillibilité , infaillibilité n’y ont jamais la signification que leur donnent les réformateurs. Si l’homme était infailli-

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