‹ Examen d'un plan de culture proposéChapitre 3 sur 13 · RP PR · texte numérisé non relu

RP PR

Notre Gouvernement le veut sans doute ainsi. Aucun de ses

membres ne voudrait imposer à la légère un système quelconque. Il saura aussi se mettre en garde contre des visées trop hautes

et trop scientifiques qui lui feraient manquer le but en le dépas+ sant.

C’est pour répondre à ce vœu de tous les amis de la cause agricole dans la législature et ailleurs, que je viens, au nom des saines doctrines en matière d'enseignement et de pratique agri: éole, répondre à M, Cimon, pour louer ce qu’il y a de bon dans son écrit, biâmer ce qu’il y a de mauvais, développer et compléter ce qui peut être obscur et incomplet, M. Cimon, j'espère, ne m’en voudra pas, puisque je n’ai d'autre intention que celle de venir en aide à la cause qu’il défend, et que nous tendons tous deux au même but, celui de régénérer notre agriculture. Ses patrous n’en seront pas fâchés non plus.

M. Cimon a eu le courage de signer son écrit, J’en ferai aue tant.

M. Cimon divise ses notes en quatre parties. J’agirai de même, faisant de chacune d'elles tre étude spéciale, soit pour en faire

ressortir ce aw’elles péuvent avoir d'impraticable ou même d’erroué sovs le rapport des principes.

Armes égales des deux côtés : grand désir d'être utiles à nos compatriotes, excellentes intentions, pur patriotisme enfin ; la forcé seule des raisons l’emportera.

Après ce préambule que j’ai cru nécessaire pour répondre à celui de M, Cimon, et à l’article du Journat qui Pa recominan dé, je commence l’examen de chacun des quatre paragraphes de ses notes. J’ajouterai un exposé de l’organisation de l’ensei nement agricole en Irlande, que l’on voudrait, paraît-il, introduire ici. Je parlerai de Glasnevin, près de Dublin, la tête de cette organisation. Je ne dirai rien que je n’aie vu moi-même sur les lieux, accompagné de professeurs qui m’out renseigné sûr tout. Je parlerai aussi de l’enseignement agricole en ‘France qui s’organise en ce moment, surtout par les Ecoles Normalés et les Ervoles Primaires,

En commençant cette polémique,. je dois exprimer le vif regret que j'éproure d’avoir à contredire un ancien aini comme M. Cimon. Mais la vérité a des exigences qu’il faut satisfaire,

Le silence n’était impossible.

Amicus Plato. . » «Sel magis amica Veritas.

Ste. Aune, 7 mars 1868.

Je dois ici déclarer avant tout, que nos écoles d’agriculture ne font pas tout le bien désiré, et que seules, elles ne le feront pas de sitôt. Le système qui y est enseigné entraîne avec lui trop de dépenses pour que nos habitants puissent l’adopter,

L'enseignement ag ‘icole le plus facile qu’il nous soit possible de donner au peuple Canadien, et qui, suivant mes convictions, produira les plus beaux résultats, est l’enseignement agricole par l'exemple.

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