volumes, sans compter environ
20.000 pamphlets, seulement brochés alors et non catalogués, mais reliés depuis.
L'ensemble de la bibliothèque se composait ainsi de 123,000 volumes.
Depuis, les collections de sir Joseph Banks et de sir R. G. Hoare, s’élevant à 18,000 volumes, vinrent se joindre à ces richesses, outre de nombreuses acquisitions faites à l’aide de subsides extraordinaires.
En 1831 et 1832, environ 3,000 doubles furent publiquement vendus par ordre des directeurs du Musée.
Durant les trente-deux premières années du siècle actuel, le total des subsides accordés par le parlement, y compris deux allocacations spéciales, l’iine de 2,247 livres ster-
ling, et l’autre de 9,009 livres, ne s’éleva pas tout à fait à 50,000 livres pour l’acquisition de 1 ivres imprimés.
De 1835 à 1842, on consacra à cet objef 26,000 liv res. Nous donnerons ci-après plus de détails à ce sujet.
Le lecteur verra que le Musée Britannique ne possède pas, à beaucoup près, un nombre suffisant d’ouvrages relatifs à la théologie.
La législation romaine, l’histoire de la jurisprudence, les lois maritimes et internationales, la jurisprudence des pays étrangers, ne sont que faiblement représentées, il est digne de remarque que cetle institution nationale ne possède pas la moitié des lois, ordonnances et autres actes du gouvernement, des colonies et dépendances de l’Angleterre; elle ne renferme non plus qu’une petite partie des nombreux ouvrages publiés récemment sur le continent, relativement à une matière aussi importante et d’un aussi grand intérêt que l’économie politique.
Dans les diverses branches de la philosophie, telles que la logique, la métaphysique, les mathématiques, l’astronomie, les sciences naturelles et la médecine, la bibliothèque du Musée a également bien des lacunes à remplir. Quelques-uns des ouvrages de Monge, de Ximenes, de Carnot, et même de ceux de Biot et de Prony, ne s’y trouvent pas. En astronomie, elle est comparativement riche, et néanmoins on n’y rencontre pas les tables astronomiques, ni les cartes publiées par l’académie royale de Berlin, non plus que celles d’Argelander, d’Hallerstein et de Piazzi, etc., etc. Plusieurs des éphémérides et almanachs scientifiques étrangers manquent , ou sont incomplets, même Y Almanach nautique cl* Angleterre se trouve dans ce dernier cas.
En ouvrages sur les beaux-arts, tels que la musique, la peinture, la sculpture, l’architecture, la numismatique et l’archéologie, le Musée possède un fonds assez riche; tou-
tefois il y a encore plusieurs acquisitions à taire, avant qu’on puisse répondre aux désirs du public, dont le goût pour tout ce qui a rapport à l’esthétique et aux antiquités , se développe chaque jour de plus en plus.
Il serait inutile d’entrer ici dans de plus longs détails à ce sujet, vu que le but de l’esquisse historique qui suit, ne tend qu’à fournir des renseignements sur ces matières, relativement à chacune des branches de la littérature en général.
Il n’existe pas, que nous sachions, en anglais ni en français, d’ouvrage destiné au public, où se trouvent réunies les informations que nous présentons ici au lecteur, sur une des plus riches collections de livres de l’Europe.
Nous avons donc l’espoir que ce travail analytique, puisé dans les rapports mêmes des curateurs du Musée Britannique, sera de quelque utilité. C’est la seule récompense (pie nous soyons en droit d’attendre.
l<-‘r mai 1846
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§ lr' . Origine, progrès ei état actuel de
La bibliothèque des livres imprimés du Musée Britannique, fondée en 1757, se composa d’abord de la collection dite Sloane CoLleciion, qui s’élevait, dit-on, à 50,000 volumes, nombre évidemment exagéré, et, en outre, des collections royales formées depuis l’époque de Henri VII jusqu’à George IL Les livres légués avec les manuscrits Gottoniens , par le major Edwards, ne furent transférés au Musée qu’en 17(39.
La majeure partie des collections royales se composait de théologie et d’histoire, de
quelques classiques latins, et d’un grand nombre de poètes et d’historiens espagnols et italiens.
Les autres genres d’ouvrages étaient peu nombreux; mais on y rencontrait plusieurs volumes remarquables, soit parce qu’ils étaient imprimés sur vélin, soit parce que c’étaient des exemplaires dédiés, sortis des presses des premiers imprimeurs les plus célèbres. Nous citerons, par exemple, les productions de Yérard, qui imprima à Paris durant près d’un demi-siècle (de 1480 à 1550), et qui, à ce qu’il parait , faisait tirer pour Henri VII un exemplaire, sur peau de vélin, de chacun des ouvrages qu’il publia pendant le règne de ce monarque. Malheureusement une partie de cette collection fut dispersée. Deux beaux in-folio, qui en faisaient partie, sont aujourd’hui à I/am lionne; un autre se trouve parmi les manuscrits llarleïens. Toutefois, ce qu’on en a conservé réuni , est ce qui existe de plus précieux en ce genre.
Eu 1759, M, Salomon D a Costa fit don au Mu sée de 180 volumes hébreux qui, dit-il, avaient été réunis et reliés pour le roi Charles IL Ce sont, en général, d’anciennes édi-
lions d’ouvrages importants sur l’histoire, la théologie et la jurisprudence juive. En 1762, George 111 enrichit ce dépôt d’une collection unique de traités, brochures et pamphlets, publiés durant le règne de Charles 1er, la république et la restauration (1640-1660), et relatifs aux événements de ces temps orageux. Elle se compose d’environ 50,000 pièces.
En 1766, le docteur Birch, l’un des premiers membres élus de la commission des Trustées (administrateurs), légua au Musée une collection riche en biographies. En 1768, M. Speaker Onslow fit don d’une collection de Bibles à la même institution; sir Joseph Banks, de 117 volumes imprimés en Islande, auxquels il ajouta quantité d’autres ouvrages, en 1785; sir John Hawkins, d’une grande partie de livres sur la musique. Les pièces de théâtre anglaises, réunies par
M. Garrick, vinrent encore enrichir ces additions successives en 1780; et environ 900 volumes, se composant en général de classiques grecs et latins, furent offerts au Musée, par M. Tyrwhitt, en 1786. Depuis, sir William Murgrave ajouta à ces richesses 100 volumes, et 1,500 en 1799; M. Melhucn,
un grand nombre de livres italiens et portugais; M. Cracherode, sa superbe collection composée d’environ 4,500 volumes; lady Banks, en 1818, une précieuse réunion d’ouvrages de chevalerie; sir Joseph Banks légua, en 1820, toute sa bibliothèque, composée de 16,000 volumes, qui ne furent transportés au Musée qu’en 1827.
En 1825, S. M. George IV donna au Musée la vaste et magnifique bibliothèque de son père George III ; mais le public ne fut admis à en jouir qu’en 1820.
Sir Richard G. Iloare, avant formé avec beaucoup de persévérance et de soin, une superbe collection d’ouvrages relatifs à la topographie, ainsi qu’à l’histoire générale et particulière de l’Italie, en fit don au Musée en 1825 Enfin, en 1855, le général Ilardwicke augmenta de 500 volumes, la partie d’histoire naturelle, assez incomplète jusqu’alors.
§ II. Achat de collections, etc.
M. Francis Hargrave, avocat renommé, avait formé une importante collection d’ouvrages de jurisprudence, tant imprimés que manuscrits, que souvent le propriétaire enrichissait de notes fort curieuses.
Le parlement ayant alloué une somme de 8,000 livres sterling, pour l’acquisition de cette collection, elle fut ajoutée au Musée Britannique en 1815. Un libraire, désigné à cet effet , évalua les imprimés à 2,247 livres sterling. La bibliothèque du docteur Burney fut également acquise en 1818; les imprimés seuls valaient 9,000 guinées. Les ouvrages les plus importants étaient des classiques grecs, une collection de journaux, formant à peu près 700 volumes, et des matériaux pour une histoire du théâtre.
En 1769, une somme de 7,000 livres sterling fut remise aux administrateurs du Musée
britannique, par les exécuteurs testamentaires du major Edwards, d'après son testament. Ce capital ayant été placé dans les fonds publics, l'intérêt, et quelquefois une partie du capital, servit à l’acquisition de livres, de manuscrits, de monnaies, de médailles et d’autres objets curieux , conformément aux vœux du testateur.
Un rapport présenté à la chambre des communes, en 1855, fournit des détails sur l’emploi de cet argent.
De 1801 à 1815, il servit à acheter pour 6,409 liv, 15 sh. 6 s. de livres. Depuis cette dernière époque, le montant de ce legs se fondit dans le compte général du Musée. Dans un état de recettes et dépenses, mis sous les yeux du Parlement en 1816, on trouve les renseignements suivants sur l’acquisition de la collection du baron Moll, de Munich. 11 s’y trouvaitl, 000 volumes de théologie; 5,000, sur la jurisprudence et la politique; 5,000 sur la médecine; 4,000 sur l'histoire naturelle ; 1,000 sur la géographie et les voyages; 1,000 sur la chimie, la pharmacie, les mathématiques, la physique; 1,000 sur les arts; 1,000 sur la philologie en général. De plus, il y avait des
minéraux, des herbiers, et autres articles de curiosité. Le louî coûta au musée 4,777 liv. sterl. 17 sh. 5 s.
En 1818 le même établissement acheta la
collection Ginguené pour 1,000 liv. Elle comprenait 1,675 articles, en italien, ou relatifs à la littérature italienne, et 2,686 ouvrages grecs, latins, français, etc.
En 1825 il s’enrichit cl’une collection de pamphlets, brochures et autres documents publiés à Paris, durant les cent jours. Si l’on y joint trois autres collections séparées, acquises à différentes époques, et relatives a la révolut ion française de 1789, la bibliothèque présente à l’historien une masse de 60,000 articles sur ce sujet. 11 est vrai qu’il y a un assez grand nombre de doubles.
À la vente du lord Guilford en 18o5, les administrateurs du Musée firent acheter 627 volumes d’ouvrages en grec moderne, et en 1856 tous ceux, en langue arménienne, publiés par les moines qui habitent Pile de Saint-Lazzaro, près de Venise. D’autres acquisitions eurent lieu de 1854 a 1857 , surtout aux ventes de M. ïleber et de M. Hanrott.
En résumé , sans tenir compte de sommes
dont la bibliothèque a pu disposer par suite de legs, le gouvernement a accordé, durant les I rente-deux premières années du siècle actuel, pour compléter celle collection, près de 50,000 liv. sterl.
§ III Actes relatifs al y droits de propriété