‹ Examen de conscience a l'occasion de la guerre d'Orient par le comte de FicquelmontChapitre 1 sur 17 · Examen de conscience a l'occasion de la guerre d'Orient par le comte de Ficquelmont · texte numérisé non relu

Examen de conscience a l'occasion de la guerre d'Orient par le comte de Ficquelmont

DES POSITIONS PARTICULIÈRES ET DES POSITIONS RELATIVES DES PUISSANCES BELLIGÉRANTES.

Au moment de livrer à la publicité un fragment destiné à prendre sa place dans un travail plus étendu, nous croyons nécessaire d'exposer les motifs d'une publication qui pourrait, seule et isolée, paraître un horsd'œuvre sans liaison, comme le serait un mouvement d'impatience, et qui , dans tous les cas, prendrait une autre couleur que celle qu'il a été dans notre intention de lui donner.

C'est donc pour être compris des personnes qui voudront bien honorer cet opuscule de leur attention que nous nous devons à nous-même de dire comment nous sommes venu à la composition de ce fragment et pourquoi nous en faisons la publication.

Comme tous les hommes qui se sont occupés de la crise actuelle, pour apprécier les chances favorables qu'elle peut amener, ou pour calculer les dangers qu'elle peut faire naître, nous avons élé frappé de la difficulté des positions.

Tout le monde veut la paix, à l'exception de l'Angleterre, qui déclare hautement vouloir faire encore la campagne de la Baltique. Elle ne veut pas sacrifier le triomphe dont ses immenses armements lui donnent la certitude; elle pourrait se tromper, car elle va attaquer la Russie dans le centre de sa puissance. Cependant, comme les deux puissances maritimes ne peuvent pas se séparer, en restant à mi-chemin de leur entreprise, la guerre se fera; car, probablement, les conditions de la paix exigées de la Russie seront de telle nature, mais surtout accompagnées de telles formes, qu'elle ne pourra pas les accepter; et c'est ce que veut l'Angleterre. Le dire, ce n'est que répéter ce quelle dit elle-même.

Après deux campagnes qui ont causé des pertes et des dépenses considérables à toutes les puissances belligérantes, atfcune d'elles n'a fait un seul pas volontaire en dehors des premières positions prises, qui serait de nature à conduire à un rapprochement. Elles sont

restées fortement stationnaires, chacune d'elles sur son premier terrain.

Cependant la Russie a perdu une partie de ses positions secondaires.

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