‹ Examen de deux ovaries féminins prélevés à la fin de la grossesseChapitre 11 sur 20 · A ARS · texte numérisé non relu

A ARS

Thèque interne des follicules atrétiques, kystiques ou plissés ;

Ecorce thécale du corps jaune périodique ou de gestation.

C’est à la lumière de cette conception qu’il faut envisager les résultats obtenus par l’étude histologique des ovaires qui sont l’objet de ce travail.

Il est intéressant de noter dès maintenant que l’énorme accumulation de glande thécale qu’on y trouve, suggère une explication plausible à l'accroissement considérable de sécrétion folliculinique que les auteurs s'accordent à admettre en fin de gestation et qu’on attribue généralement à une sécrétion d’origine placentaire.

CHAPEPRE NT

Examen des deux ovaires d’une femme à la fin extrême de la grossesse

En avril 1940, deux ovaires ont été prélevés dans de bonnes conditions sur une pièce opératoire provenant de la Clinique obstétricale du Professeur Andérodias. L’examen en a été fait dans la semaine suivante au Laboratoire du Professeur G. Dubreuil. Ce sont ces deux ovaires qui font l’objet de l'examen détaillé qui va suivre.

Le but de cet examen était de déterminer, par l’étude microscopique détaillée des formations nobles de l’ovaire, s’il existait des faits morphologiques spéciaux qui pouvaient expliquer les faits physiologiques connus, en particulier si l’hyperfolliculinémie des derniers mois de la grossesse pouvait trouver son explication dans l’existence d’un contingent exagéré de glande thécale à cette période très particulière de la vie génitale.

On peut dire dès maintenant que le fait physiologique est en accord avec un fait morphologique correspondant l'augmentation énorme de la glande thécale ovarienne sécrétant l'hormone folliculaire œstrogène.

L'observation clinique peut être résumée ainsi qu’il suit :

M": D... trente-deux ans, primipare, entre dans le service de Clinique obstétricale (Professeur Andérodias) le 31 mars 1940. Dernières règles du 10 au 18 juin 1939.

L'examen obstétrical pratiqué montre l’excavation pelvienne occupée par une tuméfaction du volume d’une orange, de consistance irrégulièrement dure et élastique, non douloureuse

LM Gus

au toucher. Le col est repoussé en avant. On le trouve immédiatement derrière la symphyse pubienne. Le diagnostic de fibrome prœvia est porté.

Le 7 avril, faux travail.

Le 10, on décide de passer par la voie haute. Quelques heures après, début du travail. Rupture prématurée de la poche des eaux (liquide amniotique teinté de mœconium, les bruits du cœur du fœtus restent normaux).

Le 11, à 9 heures, intervention par les Docteurs Péry et Mangé. Anesthésie à l’éther. Césarienne basse typique. Extraction d’un enfant de 2 kg. 650 qui doit être ranimé.

On constate la présence d’un volumineux fibrome (volume d’une tête fœtale) développé à la face postérieure du segment inférieur. On pratique facilement l’hystérectomie sub-totale (péritonisation, drainage du Douglas par deux mèches).

Les suites opératoires sont normales.

La malade sort le 20 mai 1940.

Sitôt enlevé l’utérus, les trompes et les ovaires ont été transportés rapidement au Laboratoire d’histologie. Le: deux ovaires ont été prélevés et Le reste de la pièce retourné au service obstétrical qui désirait l’examiner.

Page 1