‹ Examen de l'Examen de M. Broussais, relativement à la phthisie et à l'affection typhoïdeChapitre 1 sur 8 · DE · texte numérisé non relu

DE

JL^EXàMEIV DE M. BROUSSAIS,

C’est avec un véritable sentiment de surprise l^ue j’ai vu, en ouvrant le quatrième volume de Vexamen de JM. Broussais, qu’il avait consacré cent trente-cinq pages à la critique de mes Recher- Ebes sur la phthisie et sur l’alFeclion typhoïde. i-Jomment , en effet, critiquer si longuement des Duvrages qu’on estime si peu, qu’on croit si vides? (Quelques lignes, quelques pages, tout au plus, dej^aient suffire pour eu faire justice.

, A cette première surprise en a succédé une uitre non moins grande. Malgré les antécédents Je M. Broussais, je n’ai pu le voir sans étonnement ilonner à sa critique le caractère d’un [)amphlet , tescendre aux personnalités et aux injures les plus irossières , comme si de semblables moyens pou-' aaient donner beaucoup d’autorité à ses paroles.

EXATVTEIV

Toutefois mon premier dessein n’était pas , il s’en faut de beaucoup , de répondre à sa critique j et si je renonce aujourd’hui au silence , c est dans la crainte que ses calomnies ne fassent un certain nombre de dupes ; car les âmes honnêtes doivent se persuader difficilement qu’un homme de l’age de M. Broussais, qui a joui d’une grande renommée , puisse chercher à avilir le caractère d’un médecin qui serait irréprochable ; et mon silence aurait pu être pris pour une adhésion. J’ai pensé encore qu’en appelant le mépris sur les personnes, on l’appelle aussi sur leurs ouvrages ; qu’il ne fallait pas laisser croire qu’un médecin pût consacrer une partie de son existence à l’observation , sans résultat utilej car une semblable croyance serait encore un moyen de détourner de cette observation laquelle si peu de personnes s’appliquent d’une manière suivie ; et ces nouvelles réflexions ne me permettant pas la moindre hésitation, j’ai relu M. Broussais avec attention, j’ai comparé ce qu’il m’a prêté avec ce que j’ai dit , j’ai examiné plusieurs des assertions qu’il a émises au sujet de sa^ critique , et ce sont les remarques auxquelles ont donné lieu cette comparaison et cet examen que je vais soumettre au lecteur.

Qu’il me soit permis néanmoins , avant tout, de dire comment j’ai été conduit aux Becherclies que j ai publiées : mon rôle en sera plus facile , puis-

t)E l’eXATHE?T de Ht. BROUSSÀIS.

, ] ue, ajan t don né les mov ens d’apprécier les in j ures Jde M. Broussais , je serai dispensé d’y revenir. Ce reécit d’ailleurs ne sera pas long.

Après avoir exercé la médecine à l’étranger, je >nis revenu en Brance à 1 âge de trente-trois ans :

■ 'ignorais alors l’influence exercée par M. Brous- ; ais sur les études médicales, et je me misa lire

Page 1