I -eux de ses ouvrages que je ne connaissais pas
! , )ans la crainte de ne pas avoir bien saisi une doc- I rme qui ne me paraissait pas démontrée, j’assisi ; ai à ses leçons, deux mois de suite, sans voir mes ! loutes dissipés. Alors, et pour sortir du doute où I es ouvrages de M. Broussais m’avaient jeté, je
• ésolus de me livrer à l’observation, etpourat- -eindre plus sûrement le but que je me proposais,
em’y Xisrev sans partage. Je poursuivis mon tra- !ii ail pendant près de sept années ; c’est-à-dire que,
* endant cet espace de temps, je ne vis que les naïades reçus dans les salles Saint-Jean et Saintoseph de l’hôpital de la Charité. C’est seulement près trois années d’observation que je publiai ar le conseil d un ami, un premier mémoire qui
=i pour objet la perforation de l’intestin grêle • car i ion but avait été d’observer pour connaître et ^ on pour dire ce que j’aurais observé. Cependant ^3 mémoire fut suivi de plusieurs autres, et bienje publiai mes Recherches sur la phthisie rei-^erches qui n’ont, pour ainsi dire, rien de com^
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inuii avec celles de l’illuslre Laënnec, ce dont M. B roussais aurait bien dû s’apercevoir. Puis ^ Ainrent mes recherches sur l’affeclion Ijphoïde, que je fis paraître à la fin de 1828, après trois nouvelles années d^observation.
Que le lecteur juge maintenant entre M. Broussais et moi ; qu’il dise si le médecin qui a renoncé, pendant près de sept années, à l’exercice de la médecine, pour se livrera l’observation des faits; qu’il dise si ce médecin a pu avoir un instant l’idée d’inventer ; si ces sept années d’étude ne prouvent pas tout le contraire , si elles ne doivent pas le mettre pour toujours à l’abri d’un semblable soupçon, si même ce soupçon ne serait pas une absurdité. Que le lecteur dise si celui qui a publié des résultats opposés aux opinions d’un ami qui ij lui facilitait les moyens de se livrer à l’observation, n’a pas une complète indépendance de caractère ; s’il est permis de suspecter ses intentions ^ et de lui supposer un autre but que la recherche de la vérité. Le lecteur pourra bien regretter que ce médecin ait mis un temps si considé-' rable à produire si peu , mais assurément il ne soupçonnera pas sa probité, il n’imaginera pas | qu’il ait pu recevoir une autre impulsion que celle de sa conscience.
Que le lecteur sache encore, car il faut qu’il le sache , que je n’ai vu que deux fos l’illustre
DE l’examen de m. bkoussais. 5
Laënnec, pour quelques minutes chaque fois; que je n’ai jamais assisté à ses leçons ; que le seul médecin que j’aie entendu professer la pathologie interne est M. Broussais ; et qu’il s’explique pourquoi M. Broussais répète en vingt endroits , ou donne à entendre, que je suis l’élève et l’élève obséquieux de Laënnec , si ce n’est pour m’avilir aux yeux du lecteur et j appuyer une critique dont il n’a pu se dissimuler l’impuissance. Comment qualifier une ‘Semblable manœuvre , un procédé si coupable et si bas ? En consacrant à l’observation sept années de mon existence , datis l’àge de la ■force, qui est aussi celui de l’ambition , je n’ai s. imité personne; par quelle inconcevable conittradiction aurai-je pu, dans mes analyses, cesser jimon rôle d’observateur , et me rapetisser au ' point ne de voir dans l’observation qu’un moyen d’attaquer les opinions de M. Broussais ( i)? En vérité j’avais un but un peu plus élevé , M. Broussais ne m’occupait guère ; et je m’inquiétais si peu des résultats auxquels l’observation me conduirait ’ un jour , qu’avant la publication de mon preîTiiier mémoire, je n’avais pas jeté les yeux sur 1 les faits que j’avais recueillis ; sachant très bien
(i) Voyez au lias de lapa^fc/pS du ffuatrièine volume de M. lîrnus'îais.
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que quand je les étudierais méthodiquement, ces faits me conduiraient à des résultats vrais, la seule chose qui pût avoir de l’importance à mes jeux,
M. Broussais a débuté- dans sa critique par l’examen de mes Recherches sur la phthisie: c’est aussi par là que je commencerai , en prévenant le lecteur que je ne m’arrêterai pas aux railleries de mauvais goût auxquelles il revient assez souvent y faute de meilleures raisons sans doute.