EA.AMEN
M. Broussais se demande encore , relativement à la longueur de la convalescence de ralFeclion typhoïde ^ si je connais bien les effets du traitement physiologique. Je pourrais lui répondre que j’en connais de très graves; mais j’aime mieux lui faire remarquer que lui-même ignore les effets 1 de ce traitement dans l’affection typhoïde , puisque toute sa critique tend à prouver qu’il n’est , pas possible de distinguer cette maladie de l’enté- * rite proprement dite, et que n’ayant pu faire | cette distinction , il n’a pu davantage reconnaître i les effets du traitement antiphlogistique , je veux | dire physiologique , dans l’entérite et dans l’af- ; fection typhoïde.
« Qu’est-ce au surplus, s’écrie-t-il , en termi- 1 nant ce qui a trait à la convalescence , qu’est-ce | qu’un caractère qui ne se tire que de la terminai- j son d’une malailie? Faudra-t-il donc pour savoirj si l’on a traité un typhus, attendre que le ma-|l lade soit mort ou guéri ? Nous avions déjà frappé ,j cette manière de diagnostiquer du ridicule qui loi ii est bien acquis, etc ». (44^) '
Quel ridicule , en effets dans l’étude comparée de deux maladies , de tenir compte de leurs symptômes , de leur fréquence relative, de leur | intensité, de leur durée, de celle de la convales- i cence ; de croire ne les bien connaître qu’après en avoir étudié toutes les parties ? Tant de soins
AFKtCTlON TYl’lIOlDli.
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j ae peuvenl élre le partage que des esprits étroits, jujui n’osent secouer le joug de l’observation, et se bnt esclaves des faits. Mais les hommes de génie savent s’affranchir de ces entraves; rien ne les :^éne, si ce n’est peut-être ces hommes vulgaires jqui sans s’inquiéter de ce que diront les faits, les ii observent avec soin, et en tirent des conséquences rigoureuses qui ruinent de fond en comble les rêves de l’imagination.
Quant à la question de savoir s’il est nécesssaire d’attendre la mort ou la convalescence d’un malade pour être sûr qu’il a un typhus , j’ai montré assez clairement , ce me semble, au sujet du diagnostic de l’affection typhoïde, ce qu’il ifaliut en penser ; et je vais mettre sous les yeux (du lecteur un tableau qui suffirait pour lui prouver que le diagnostic dont il s’agit est assez sûr. Ce tableau est l’analyse pure et simple de dix-sept cas d’affection typhoïde , et de vingt - trois cas d’entérite terminés par le retour à la santé , recueillis dans le cours de mes conférences cliniques, dans les quatre dernières années ; et il a fait la base de l’un des résumés que j’ai faits l’année dernière à la Pitié.
KXAMEN.
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