‹ Examen de l'Examen de M. Broussais, relativement à la phthisie et à l'affection typhoïdeChapitre 8 sur 8 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

TRAIT12METÎT.

Enhn, dit M. Broussais, nous arrivons au traitement, et c’est la partie la plus insidieuse de l’ouvrage. L’auteur ne sait quels effets ont produit les traitements qu’il a rapportés. Il a recours aux chiffres, et ses calculs n’apprennent rien. Il recherche successivement les effets de la saignée, des toniques, des vésicatoires. Parmi les typhus ter- I minés par la mort , tant ont été modifiés de telle ! manière, tant de telle autre. Mêmes calculs pour

\ les typhus graves ou légers qui ont guéri. Puis,

I à la fin, l’auteur ignore constamment s’il en a j guéri un seul (4^7).

! Ces premières lignes annoncent que M. Brous- ! sais finira son examen comme il l’a commencé, ne

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sesouciant pas plus d’étre d’accord avec lui même, que d’observer les convenances. A l’entendre je ne sais quel effet ont produit les traitements que j’ai rapportés, et cependant, d’après mes calculs , tant de typhus ont été modifiés de telle manière , tant de telle autre. Mais si le traitement a modifié, il a agi ; comment alors me faire dire que j’ignore les effets du traitement ?

Il faut d’ailleurs ne pas perdre de vue que dans les maladies qui peuvent également bien se terminer par le retour à la santé ou par la mort, l’effet du traitement doit être considéré sous un double rapport: d’une part, relativement à leur durée j de l’autre, relativement à leur terminaison. De ce qu’un médicament abrège la durée d’une maladie dont l’issue peut [être heureuse ou malheureuse, il n es’ensuit pas rigoureusement qu’il arrache un certain nombre d’individus atteints de cette maladie à la mort. C’est une nouvelle question à examiner , et c’est ce que j’ai fait pour le^ saignées et les toniques (L. 2^ v.p.474> Mais les observations dont je pouvais disposer pour résoudre ce problème étaient peu nombreuses ; et si le résultat de leur analyse indiquait que quelques malades atteints d’affection typhoïde avaient dû être arrachés à la mort, au moyen de lasaignée ou des toniques, ce résultat ne pouvait être considéré que comme très probable , ainsi que je 1 ai

AFFECTION TÏPIIOIDE.

it remarquer. Et c’est sans cloute cette réserve mt rien ne pouvait m’affranchir et qui répugne ut à l’esprit de M. Broussais, c’est cette réserve ’il a voulu ridiculiser en disant que j’ignorais pastamment si l’art en avait guéri un seul.

(c Voilà , s’écrie-t-il , de belles données à préjiter à des médecins qui connaissent les procédés la méthode physiologique ! Elles sont dignes !la barbarie du douzième siècle, et parfaitement rapport avec ce qui précède. M. Louis, dans

II acharnement contre la méthode physiologiœ , néglige toutes les données qu’elle fournit à rrt.^ Ne prenant point pour but de ses vues îirapeutiques une inflammation que l’on voit pivent naître, etc. (459)», Suivent six pages il déclamations, ou à peu près.

Iku lieu de ces déclamations qui ne signifient 5in , ou qui prouvent seulement qu’on se fait l’ac:at d’une mauvaise cause, le lecteur aurait sans lute désiré qu’on lui montrât comment le chaire dont il s’agit est insidieux , comment les innées qu’il renferme sont dignes de la barba- I du douzième siècle. Car ce qui doit lui paraître irbare et digne du douzième siècle, ce n’est pas ns doute , ainsi que je m’y suis appliqué , de raptocher des faits observés exactement, de les jmpter , d’en tirer des conséquences rigoureuses, j ne rien avancer qui ne soit dans ces faits : c’est

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bien plutôt assurément d’émettre, àtoutpropos, assertions sans preuves , de remplacer les faits ] de simples jeux de l’imagination , ou de ne les a sidérer que comme une occasion ou un moyen disserter, ainsi qu’on le faisait dans les temps 4 gnorance. Et ce qui devrait sur-tout paraître i insidieux au lecteur, si cela ne tenait à l’impo bilité où se trouvent certaines personnes, à ■ son de leur constitution , de respecter les faits ( c’est de prêter à ceux qu’on critique autre cli que ce qu’ils ont dit, ou même tout le contraid

(i) On lit, en effet, au milieu des remarques faites M. Broussais, relativement à mes recherches sur la phth | ce qui suit : a C’est une conviction que j’ai acqùise par d’induction , parce que mon organisation iny a forcé. les médecins ne la partageront pas, je le sais; mais bj coup d’entre eux l’obtiendront comme je l’ai obtenue, qu’ils seront organisés à peu près comme je le suis (3g Et ces remarques de M. Broussais sur son organisât sei’aient justifiées, au besoin, par le passage suivant : vous défie , cher lecteur, de trouver cps doctrinaires ei faut, si vous avez la bonté de leur accorder leurs prémi c’est-à-dire , une entité composée d’un groupe de s^ tomes qui ne sont effectivement ni rouges, ni noirs ^ chauds, ni froids , mais qui peuvent être tout- cela, ou cessivement l'un et Vautre , afin que tous les oracles ^ siques soient accomplis. » Car M. Broussais n’a écrii lignes ni pour le Corsaire, ni pour le Figaro, mais son examen où on les trouve à la page 4^2 de sou trième volume.

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«î-Sans doute si, au sujet du traitement, je me îjssse contenté, suivant l’usage, de dire que telle 4 telle médication réussit, qu’il faut l’employer 4 telle et telle manière, etc.j M. Broussais aurait i^ut-être affirmé que mon traitement était imcom- : t‘3t, insuffisant^ que la méthode physiologique était tien supérieure, le tout sans en rien prouver: liais il n’aurait probablement rien dit de plus; res propositions n’eussent pas amené une explo- [)»n de colère quelque peu risible, malgré l’iiniirtance du sujet ; je ne serais pas un impie (439)* aais au lieu de cela, et sans m’occuper des résultés de la médecine physiologique (je veux dire '.‘S assertions), j’ai étudié les faits que j’ai re- Keillis avec toute l’exactitude dont je suis capate; je les ai analysés d’une manière rigoureuse; imme au sujet des symptômes, je n’ai eu de ma- Ifère de voir sur la valeur des agents thérapeutiques fcnployés qu’aprèsl’analyse faite; je me suis borné à hi montrer les résultats ; mon imagination n’y a été lb)ur rien. En cela , comme dans tout le reste, la | arche que j’ai suivie a été fort différente de celle 63 !VI. Broussais qui croit encore , comme on l’a f’U jusqu’ici , que la thérapeutique n’est qu’un lorollaire de la pathologie , et qu’on peut lui faire uire des progrès par des considérations a priori', aar ce qu’il appelle des vues.

Sans doute M. Broussais dira que ses préceptes

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s’appuient sur l’expérience; et je lui répondra.;.' qu’il se trompe , que l’expérience véritable en méjl decine ne peut résulter que de l’analyse exacte faits nombreux, bien constatés, classés d’apr^ leurs analogies , comparés avec exactitude , comptés ; que l’expérience acquise de toute autJ”^^ manière est à peu près imaginaire .A usside con^ bien de médicaments, de moyens thérapeutique# connaissons-nous la valeur réelle? Je lui répondr*. ^ que n’ayant fait aucun travail du genre de celi dont il s’agit , pour savoir à quoi s’en tenir s» l’action des agents thérapeutiques dans l’affectio typhoïde, ses assertions à cet égard ne peuvei être considérées que comme de simples opinioi qui ne sauraient faire loi. J’aurai tort, quand m’aura montré d’une manière nette qu’on peut a river à une démonstration en thérapeutique ps une voie difi'érente de celle dont je parle, ma alors seulement; et je m’étonne que M. Broussai ne se soit pas aperçu que son examen devait poi ter principalement sur la manière dont j’ai observ< et sur la méthode que j’ai suivie, pourm’élever d< faits particuliers aux faits généraux de palbologi; ou de thérapeutique que j’ai publiés. Sans doul les erreurs de fait sont un grand mal en médecinq mais les mauvaises méthodes sont un mal beau coup plus grand encore : c’était donc la méthodl qu’il fallait sur-tout examiner.

AFFECTION TVPHOÏDE.

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i\\la vérité, que dire de plausible contre une mé- Kide qui suppose tout simplement que l’on a pris

sérieux ce qu’on a dit de l’observation sans IP y croire; qu’on n’admet un résultat comme ni qu’autant qu’il est l’expression rigoureuse in nombre de faits suffisants, bien observés et n choisis; qu’on est dans une profonde indifféuce pour les résultats; qu’on n’a aucune idée îéconcue ; qu’on ne donne comme vraies ni ses ees thérapeutiques, ni ses vues hygiéniques, etc.,

' ? Car ces vues, comme je l’ai remarqué plus Lut, ne sont que des manières de voir, des contérations qu^appuie un peu plus ou un peu )>ins de probabilité. Et cent fois l’expérience nrouvé que ces vues , ces considérations , ces nisemblances , ne sont pas confirmées par le mps ; de manière que l’homme le plus haæ dans ces espèces de jeux d’esprit, n’arrive tère , indépendamment des voies rigoureuses de Ibservation, qu’à des erreurs. Certes, les vues,

; considérations de toute espèce n’ont pas ainqué à M. Broussais , dans l’étude des afFec- )»ns du tube digestif; et à quoi l’ont-elles conduit?

ce n’est à confondre les maladies les plus disïictes , à méconnaître les lésions les plus graves, ÿs plus faciles à constater et les plus impormtes à apprécier.

N’admettant de méthode que la sienne dans

EXAMEN

la recherche des meilleurs moyens à opposer au3 (i affections morbides , M. Broussais dit que j« n’ai pas reconnu l’inflammation pour la caus< fondamentale du typhus , qu^il m’est donc lob sible de dire que l’entité ou la maladie qui b produit, tantôt est inflammatoire et tantôt ne l’ea pas. Vous voyez, ajoute-t-il, la conséquence. Est? elle inflammatoire ? traitez-la par les antiphlo* gistiques : a-t-elle cessé de l’être , et la fai blesse est-elle dominante? opposez-lui les tonij ques(46i).

" Telle n’est pas ma manière de procéder. Si jj conseille un traitement plutôt qu’un autre, c n’est pas, il s’en faut , parce qu^’une maladie nq paraît ou non inflammatoire; mais parce que l’ex-^ périence , c’est-à-dire l’analyse rigoureuse d’ui certain nombre de faits exacts , montre que ci traitement est plus ou moins utile. La simpl^ considération de la nature d’une maladie peuj bien suffire et suffit en effet, pour indiquer 1; direction dans laquelle des essais doivent êtn tentés ; mais cette médecine rationnelle, médecine d’essai y n’est rien jusqu’à ce que l’expé-| rience ait parlé. L’ophthalmie , la blennorrhagie et la dysenterie suffiraient pour le prouver, Le traitement dit antiphlogistique ne leur convient pas toujours, à beaucoup près, et c’est l’expérience seule qui l’a appris. Ce n’est ni l’analo-

,, ni des vues à priori qui m’ont conduit à l’éllissemeiit d’un certain nombre de propostions pathologie et de thérapeutique: M. Broussais »ait bien : ces propositions ne sont que l’analyse ( faits que j’ai recueillis ; et l’école physioloiue, pour me servir de ses expressions , n’a pu ;hre d’aucune utilité pour cela.

«Les médecins de son parti concèdent, dit IBroussais (suivant M. Louis, leur faible in lerfete), que le typhus doit d’abord être traité nédvement , malgré la stupeur , les spasmes , lant de temps qu’il y a forte chaleur avecfré- ?3nce du pouls ». (46 1)

lie viens de montrer que les résultats patholoque sou thérapeutiques admis par moi, n’avaient • être influencés par l’école physiologique ni auine autre ; j’ajoute qu’iciencore M. Broussais me it dire autre chosequece que j’aiditetà peuprès 1 J t le contraire : car loin de prescrire un traitement ^gatif dans les premières périodes de l’afFection Iphoïde , j’ai dit ; » la saignée .ayant été utile :x malades dont j’ai recueilli l’histoire, dans la iriode aiguë de l’alfection , il doit paraître conmable d’y recourir à cette époque, en la propor- )»nnant à l’intensité du mouvement fébrile. Une |iignée de douze onces doit suffire quan/d il est |uble ; il faudrait la répéter deux lois dans le cas [;)n traire, dans les dix ou douze premiers jours j

EXAMEN

et on préférera la saignée générale aux saigné^^f locales, dont Tutilité est moins bien constatée (LIL t. 2, p. 5i2. )

M. Broussais ne pouvait se rendre à cette de nière proposition : mais comment a-t-il prouvé proposition contraire ? Est-ce en comparant certain nombre de malades atteints d’affection tj< phoïde , traités par la saignée générale , avec uni masse d’individus atteints de la même affection traités par les sangsues? Assurément non; M. Broua sais ne procède pas ainsi. Ses théories, ses vue thérapeutiques lui persuadent qu’un traitement el supérieur à un autre , et il affirme , de la meilleur foi du monde que cela est. Mais à supposer qu en fût réellement ainsi , que le tact de M. Brous sais ne fût pas sujet à erreur , encore faudrait-il I démontrer. Et pour le faire , il n’y a pas , ce ni semble , d’autre moyen que celui dont je viens d parler. 11 ne faut pas oublier d’ailleurs , comme j l’ai déjà fait remarquer , que jusqu’ici M. Brous sais n’a pas su distinguer l’entérite propremec dite, de l’affection typhoïde ; qu’ainsi tout ce qu”. dit de la thérapeutique de cetfe dernière maladi doit être comme non avenu , par ceux qui savedl que l’entérite et l’affection typhoïde ne sont pal la même chose.

A la suite du passage indiqué plus haut ; « c’e3 beaucoup , dit M. Broussais, que cela, et non

AFFECTION TYPHOÏDE. l6l

levons en prendre acte. Mais ils veulent (les iné~ lecins de mon partiel moi) que si le malade n’ence pas en convalescence après plusieurs jours de r3 traitement 5 les phénomènes nerveux qu’ils atdbuaient la veille à rinfl<mimation , soient allriüués le lendemain à la débilité , et qu’on prodilue les toniques. Je dis qu’on prodigue : M. Louis 'U positif sur ce point. Les petites doses deKK. ni paraissent tout-à-fait inertes. Selon lui , soit lije le malade meure, soit qu’il guérisse, le médecin doit l’avoir stimulé pour remplir sa miscon . » ( 46 1 . )

Une première remarque et qui n’est plus nou- ?‘lle , c’est que M. Broussais me fait dire ce que je [ai pas dit. Loin de recommander les toniques, uns tous les cas, j’ai indiqué avec précision, toulurs d’après l’expérience, les circonstances assez lires dans lesquelles ils sont indiqués. M. Broussais ”accuse même d’avoir insisté avec une sorte d’afcctation sur le précepte de ne recourir aux toniues que quand le pouls est devenu aussi lentou pins ml que dans l’état normal (46o ). J’ai dit en effet, U résumant les faits observés, ce qui suit : « les rrconstances les plus favorables à l’administration ;is toniques sont donc un pouls calme, puis de iioins en moins accéléré ; une diarrhée légère , nbsence du météorisme. Quand ces conditions Lüstent , la faiblesse semble d’autant plus facile à

EXAMtK,

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siirmonlcT , qu’elle est plus considérable (L. l. 2, p. 5o5). Et si j’ai insisté sur ces circonstances , c’était évidemment pour qu’on n’employàt pas les toniques dans tous les cas d’affection typhoïde indistinctement, et qu’on ne pût pas imaginerque j’étais conduit, dans leur administration, par une théorie quelconque.

Si d’ailleurs j’ai recommandé les toniques à haute dose quand ils sont indiqués, c’est encore parce que l’expérience m’y a forcé ; car qu’y a-t-il affaire quand on observe , sinon de faire connaître les résultats de l’observation et de l’expérience , sans s’inquiéter de savoir si ces résultats sont ou non d’accord avec les vues , les considérations; thérapeutiques de tel ou tel médecin.

Un peu plus loin , toujours au sujet des loni'j

ques y M. Broussais ajoute : « ils vous affirment ,

en apparence de la meilleure foi du monde, que les malades ne guériraient pas sans cela (4fib)* ” Et un peu plus haut, M. Broussais me faisait dire qu’après avoir bien calculé , j’ignorais si l’art avait guéri un seul malade ! ( 44y ) On devrait au moins tâcherd’éviterlescontradictionsetEabsurde,quand on accuse les au très de mauvaise foi. Et afin que rien ne manque en ce genre: «je ne crois donc pas, dit M. Broussais, au commencement de l’alinéa suivant, à l’assertion deM. Louis, proclamant à son de trompe que si les malades ne sont tonifiés au mo-

lient où le pouls perd sa fréquence , iis ne pour- >mt jamais se relever (465). » C’est-à-dire que l e voilà publiant à son de trompe un fait dont je >ai dit mot , ou que j’ai seulement mis en doute, ans certains cas!

« C’est une fiction , dit encore M. Broussais, que ?îtte adynamie typhoïde sans fréquence du pouls sans chaleur fébrile après les saignées : c’est un iibterfuge ingénieux pour ne pas abandonner les ))niques dans la traitement d’une entité dont ils :aient naguères le spécifique (466). »

L’adynamie des sujets qui ont pris le quinquina hautes doses et avec un succès incontestable , v^tte adynamie est une fiction î Mais pourquoi ne us l’avoir démontré ? pourquoi n’avoir pas démonté , les faits étant sous vos yeux , que les su jets ,

' derniersur-tout, qui, devenu journellement plus idble^ était dans l’impossibilité de faire le moindre imuvement quand il prit^des toniques , pourquoi Va voir pas démontré qu’il n’était pas dans l’adynauie? D’un bout à l’autre de votre examen, vous ne oDus êtes pas démenti : pour le traitement comme cour le resté, vous avez affirmé sans vous embar- 3isser des preuves; et quand vous m’avez fait parer , vous m’avez prêté un langage que je n’ai pas enu. Assurément, la critique peutêtre utile; mais cette condition, de la part de celui qui l’exerce, te connaître la matière, de citer exactement , de liscuter et non simplement d’affirmer.

l6/{ EXAMEN. — AFFECTION TYPHOÏDE.

Après avoir disserté tout à son aise sur le tn lement des affections du canal intestinal, M.Brou sais termine en disant que s’il ne porte pas de j gement général sur moi, c’est que son but n’c pas de me molester^ mais de m’aider à me cori ger, si j’en sens le besoin. — J’ignore si le jugeme de M. Broussais peut molester quelqu’un ; mais suis vraiment édifié des motifs qui l’ont dirigé dai sa critique. J’avais besoin toutefois qu’il m’assui de son intérêt , car j’étais porté à croire que ses i juresetses accusations de mauvaise foiavaientd motifs moins honorables. J’ai donc beaucoup àj remercier de sa déclaration ; et j’aurais bien d’^ tresremercîments à lui faire, sil’examen auquej m’a forcé pouvait préserver des écarts de l’ima, nation ceux qui cultivent la science, et les élf gner des écueils dans lesquels M. Broussais venu se perdre.

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