‹ Examen de la géographie de Strabon: étude critique de la méthode et des sourcesChapitre 7 sur 31 · XX · texte numérisé non relu

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vue Tintérêt général de la tentative de Strabon, pour se consacrer à des recherches de détail ou trancher par des comparaisons trop méticuleuses des questions élevées auxquelles il faudrait appliquer une autre méthode, c'est sous Tempire d'une admiration profonde pour ces hommes dont la génération s'éteint à peine. Oserai-je exprimer le vœu que leur belle tradition soit reprise en France, et avouer que j'ai l'ambition d'y contribuer, si peu que vaille mon exemple?

Le moment est d'autant plus favorable à cette reprise d'études longtemps honorées en France que l'enseignement géographique renaît chez nous, après une période de torpeur profonde et d'impopularité justifiée. Or les maîtres qui ont déterminé cette renaissance chez nous ont précisément proclamé la nécessité de maintenir la science géographique à l'abri des excès de la nomenclature politique, mais aussi de la laisser en relation intime et constante avec les connaissances historiques. Us ont voulu éviter les dangers d'un morcellement excessif de ce domaine si riche et si vaste, conserver aux sciences naturelles comme aux sciences morales et politiques leur part légitime d'influence, c'est-à-dire, à notre sens, sauver le véritable esprit classique de la géographie. N'est-il pas curieux et significatif qu'après tant de siècles nous en revenions à peu près exactement à la définition de la géographie qui avait séduit Strabon?

C'est bien cet état d'équilibre entre les divers ordres de connaissances auxquels s'adresse le géographe que je souhaite, pour mon compte, à notre enseignement contemporain. Et si j'ai pu, au cours de cette étude, exagérer quelquefois le mérite d'un écrivain que les historiens

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