Le cerveau proprement dit
Piris se ternie ou s'ouvre selon que la lumière est plus ou moins vive.
Rien n'est changé par rapport à l'œil et l'animal ne voit pas ! Ce n'est donc pas l'œil qui perçoit, ce n'est pas l'œil qui voit.
L'œil ne voit pas, c'est l'intelligence qui voit par l'œil '■
Lorsque Gall conclut de l'indépendance des sens externes à l'indépendance des facultés de l'àme, il confond, pour le sens même, deux choses profondément distinctes : l'impression et la perception. L'impression est multiple, la perception est une.
Quand on enlève les lobes ou hémisphères cérébraux à un animal, l'animal perd sur-le-champ toute perception ; il ne voit plus, il n'entend plus, etc. 2; et cependant tous les organes des sens, l'œil, l'oreille, etc., subsistent, toutes les impressions se font.
Le principe qui perçoit est donc un. Perdu pour un sens, il est perdu pour tous. Et, s'il est un pour les sens externes, comment ne serait-il pas un pour les facultés de l'àme?
1. Voyez mes Recherches expérimentales sur le* propriétés et les fonctions du système nerveux, 2e édit., 1842.