Les facultés intellectuelles sont aussi doubles ; quel
« ques-unes connaissent, d'autres réfléchissent » Essai
philosophique, etc., p. 225.
7. « Les facultés propres à l'homme sont heureuses par « elles-mêmes. » Ibid., p. Ki7.
butioifcdes laits! Et Gall, à son tour, n'a-t-il pas raison?
«De quel droit, dit Gall, M. Spurzheim « exclut-il des facultés intellectuelles l'imitation, « l'esprit de saillie, l'idéalité ou la poésie, la eiru conspection , la secrétivité, la constructivité? « Dans quel sens la persévérance, la circonspection, l'imitation sont -elles des sentiments? « Quelle raison y a-t-il de compter parmi les « penchants la constructivité plutôt que la mé- « lodie, la bienveillance et l'imitation1? »
Gall, en douant chaque faculté de tous les attributs de l'intelligence, fait autant d'intelligences que de facultés. Spurzheim fait des intelligences de plusieurs espèces : des intelligences qui connaissent, des intelligences qui réfléchissent, etc. Il ramène les âmes sensitives et rationnelles.
Au reste, Gall et Spurzheim sont rarement d'accord sur leurs facultés. Gall ne voit dans l'espérance qu'un attribut, Spurzheim y voit une faculté primitive ; Gall ne voit dans la conscience qu'un effet de la bienveillance, Spurzheim y voit une faculté propre ; Gall ne veut qu'un organe
i. AnaiomU et physiologie du tysième nerveux, etc., t. III, p. XXVII,