‹ Examen de la phrénologieChapitre 51 sur 92 · SI'UHZHEIM · texte numérisé non relu

SI'UHZHEIM

pour la religion, et Spurzhein.i en veut trois : l'organe de la causalité, celui de la surnaturalità et celui de la vénération, etc., etc.

Ce serait à n'en pas finir que de les suivre ici dans tous leurs débats. J'en ai dit assez pour le fond des choses. Je passe à Broussais.

i° Esprit de Broussais. Broussais semble n'avoir vécu que pour imaginer ou pour propager des systèmes.

Guidé par des faits qu'il saisit avec une sagacité rare, Broussais commence par ramener certaines affections à leur siège *; mais bientôt, généralisant outre mesure ce beau résultat, il voit toutes les affections dans la même affection, toutes les maladies dans la même maladie; il imagine une affection abstraite, au moyen de laquelle il explique toutes les autres affections : les fièvres ne sont que des irritations de l'appareil digestif ; [3. folie n'est qu'une irritation du cerveau'2; lui, qui souffre si impatiemment [es personnifications

i. Voyez son Histoire des phlefjmasies chroniques, 1S0S. 2. Voyez son livre intitulé : De l'Irritation ti de lu Iode, 18-2S.

faites par les autres, fait une personnification de plus; enfui ce génie exclusif et emporté, sortant de lui-même et comme pour se délasser de ses propres systèmes, se jette dans la phrènologie , et s'y plait d'autant plus qu'il y retrouve et sa méthode accoutumée, et ses idées, et son langage : toujours des facultés à ramener à leurs organes, toujours des localisations à faire.

Il ne faudrait pas juger Broussais sur son Cours de phrènologie '. Les cinq ou six premières leçons ou, comme il dit, les généralités 2, ne sont qu'un mélange confus des idées de Condillac, passées par Cabanis, et des idées des phrénologistes.

Il dit que la sensibilité est l'origine commune des facultés3, il appelle la perception une faculté primitive \ etc., etc.; et Condillac ne dirait pas autrement.

Mais, d'un autre côté, il dit qu'il y a autant de mémoires que d'organes 5, que les instincts et les sentiments ont leur mémoire comme lesjiercep-

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