T. 1, p. xvi u
2. Ci-devant, p. 45, à l'article des Organes de Gall, el p. (j6, à l'article des Travaux positifs de Gall, sur le cerveau.
Malebranclie commence an de ses chapitres par ces
mots : « Tout le monde convient que les esprits ani-
■ maux '. > 11 ne se doutait pas que tout le monde
conviendrait, un jour, que les rspr/fs animaux ne sont que des folies.
On avait des esprits animaux de toiUe^ les espèces, comme Gall a des facultés pour tout : des esprits animaux agités1; des esprits animaux languissants3.
On avait même des esprits animaux libertins.
« Le vin est si spiritueux, dit Malebranche, que ce « sont des esprits animaux presque tout formes, « mais des esprits libertins...4. »
Les esprits animaux semblaient être devenus la raison dernière des pbilosopbes.
L'auteur d'un livre, d'ailleurs estimable, définissait ainsi V imagination : « L'imagination est une
■ perception de l'âme, causée.... parle mouvement '<■ intérieur des esprits animaux3. »
Cet auteur croyait, très certainement, dire quelque chose.