Cours de phrénologie, p
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« a celle des animaux. Pour moi, je ne vois pas de « motif pour repousser cette idée, si le but fonda- « mental de l'organe est de procurer des moyens ■ d'alimentation, comme cela parait certain1. »
Gall imagine un organe pour la religion; il le croit propre à l'homme, et l'appelle organe de la tiiéoso- 2)hie. On retrouve cet organe jusque dans le mouton - ; et ne croyez pas que Broussais s'en émeuve. Il ira, s'il le faut, plus loin que tous les phrénologistes.
« Les phrénologistes, dit-il, ont refusé ce senti- « ment {le sentiment de la vénération) aux animaux.
Moi, je ne suis pas de cet avis, une certaine nuance « de vénération existe dans plusieurs espèces, parmi » les vertébrés qui se choisissent des chefs, qui mar- « chent d'après le signal que ces chefs leur donnent « et qui leur obéissent. Ainsi, même parmi les mou- « tons, vous voyez un chef...3 »
Qui le croirait? Broussais trouve Gall trop timide.
« Il n'y a pas, dit-il, d'organe central. C'est une « des objections qu'on a crues les plus puissantes con- «■ tre Gall. Il n'a pas voulu y répondre, que je sache ; « moi, je serai plus franc, plus hardi peut-être : je « dirai qu'il n'est pas possible qu'il y en ait, etc4 »
2. Voyez M. Leuret : Anatomie comparée du système nerveu r considérée devis ses rapports avec r intelligence. 1839.