‹ Examen de la phrénologieChapitre 64 sur 92 · I. Ctmer : Éloqe de Pinel · texte numérisé non relu

I. Ctmer : Éloqe de Pinel

iiO PINEL,

veau. « Il faut savoir, dit— il, que les hommes ce n'ont intérieurement de la joie, du plaisir, de « la gaieté, que par le cerveau; que nous lui de- « vons l'intelligence, la sagesse, la vue, l'ouïe... ; « que les peines, les chagrins, la perte de la rai- « son s'y rapportent aussi... C'est par le cerveau « que nous tombons dans la manie, que nous « sommes affectés de la peur..., que nous vienft nent les rêves, les erreurs de toute espèce... « Nous éprouvons ces divers états suivant que le « cerveau se trouve sain ou malade... *. »

On a beaucoup disputé sur le siège des passions. Lacaze etBordeu le mettaient dans le diaphragme. Bichat le mit dans le cœur. C'était renouveler deux opinions fort anciennes, et proposées déjà du temps d'Hippocrate. Voici comment Hippocrate les juge :

« Quant au diaphragme, dit-il, c'est mal à « propos qu'on l'a nommé le siège de la sagesse. « Ce n'est pas, en effet, qu'il le soit; car je ne « lui connais aucune faculté semblable , si ce « n'est que dans les occasions où l'on est saisi « d'une grande joie ou d'une profonde tristesse, le « diaphragme en éprouve du tressaillement...2. »

Il dit à propos du cœur : « L'opinion de cer-

1. De la maladie sacrée ou épilepsie ; traduction de M. de Meicv, p. 87.

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