Du truitemenl moral de la folie, p
2. P. 153. On avait tort sans doute de n'employer contre la folie que le traitement physique. Cependant, il ne faut rien outrer. Entre l'homme qui se trompe comme nous nous trompons tous, c'est-à-dire qui reconnaît son erreur et qui la corrige, et l'aliéné dont l'erreur est fixe, l'analogie n'est pas exacte. Enfin, ces moyens purement physiques, le repos, le calme extérieur, le régime, etc., ont certainement de l'effet sur l'homme- aliéné, car ils en ont sur l'homme de la raison la plu? saine et du meilleur sens.
ML DL TRAITEMENT INTELLECfUEL DE LA FOLIE. 155
factuelles ' , Leuret sépare les causes intellectuelles des causes morales de la folie, et dégage, du traitement moral, le traitement intellectuel ~ .
III. L'esprit se désordonné par le seul mauvais emploi de ses propres forces3.
Leuret lie, par une observation très délicate, la dernière nuance de l'esprit, maître encore de lui-même dans le désordre qu'il se permet, à la première nuance de l'esprit qui n'est plus maître de son désordre4.
Il part de ce fait, trop peu remarqué, savoir, qu'à force de répéter une chose, on finit par y croire.
Il dit d'un aliéné : « Les mensonges auxquels « il s'était habitué avaient fini par le tromper luio même \ »
Il dit d'un autre : « La fréquentation du monde a où il avait souvent occasion de voir des per-