Ibid., p
4. « La faculté intellectuelle et toutes ses sous-divisions, Ici- « les que la perception, le souvenir, la mémoire, le jugement, « limagination, etc., ne sont pas des facultés fondamentales. « mais seulement leurs attributs générauv. » Gall, t. IV, p. 327.
6. « La raison, dit Gall, est ie résultat de l'action simuUa-
ïï GALL.
ce ne sera plus cette faculté, positive et une, que nous entendons, que nous concevons, que nous sentons tous en nous-mêmes, quand nous prononçons le mot âme ou intelligence.
Et c'est là tout l'esprit de la psychologie de Gall. Al'intelligence, faculté essentiellement une, il substitue une multitude de petites intelligences ou de facultés distinctes et isolées. Et comme ces facultés, qu'il fait jouer à son gré, qu'il multiplie autant qu'il veut1, lui paraissent expliquer quelques phénomènes que n'explique pas bien la philosophie ordinaire, il triomphe.
Il ne voit pas qu'une explication qui n'est que de mots se prête à tout. Du temps de Malebranche, on expliquait tout avec les esprits animaux; Barthez expliquait tout avec son principe vital, etc.
ce Ceci explique, dit Gall, comment le même ce homme peut avoir un jugement prompt et sûr « relativement à certains objets, et être imbécile « relativement à d'autres ; comment il peut avoir ce l'imagination la plus vive et la plus féconde a pour tel genre d'objets, et être glacé, stérile, « pour tel autre 2. »
« née de toutes les facultés intellectuelles. » Ibid., p. 341.
1. Gall compte vingt-sept <ie ces facultés j Spurzheim en compte trente-cinq, etc.