AU BUREAU DE LA MODE, RUE DV HELDER
CHAUSSÉE D'AIITIN.
eHBZ DENTV, LIBRAIRE, PALAIS-ROT AL.
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ARTICLE PREUDEH.
Nous n'apportons dans l*examen de Fimportante question du mariage de la reine, ni esprit de parti, ni intérêt pour aucune famille, ni affection pour qui que ce soit ; l'affaire est trop grave , trop élevée pour qu'un homme d'intention droite et désireux de la félicité de sa patrie , ne cherche pas à écar«ter de son esprit tout ce qui pourrait le détourner du but principal, pour mieux dire du but unique qu'il doit avoir présent dans cette question : un avenir de paix et de prospérité pour la nation espagnole. Il sera d'autant plus facile à l'auteur de ces articles de faire abstraction de toute espèce de considérations, £oit partiales, soit inconvenantes ou secondaires, qu'il n'est lié avec aucun parti, avec aucune famille, avec aucune personne par des engi^emens d'aucune sorte. Livré pendant la guerre civile à des travaux inoffensifs, il n'est point sorti de l'obscurité de la vie privée; et si, depuis 1840, époque à laquelle il commença à défendre les doctrines et les systèmes qu'il croit conformes à la vérité et convenables au bonheur de sa patrie ; s'il n'a cessé d'écrire, de manifester son opinion sur les points les plus importans, aussi bien religieux que politiques, il a la conviction d'avoir rempli sa tâche sans s'être montré partisan aveugle d'aucune des ligues qui ont déchiré cette nation infortunée. Il a été conséquent dans tous ses écrits, et il ne lui serait pas difficile de prouver que ce qu'il écrit aujourd'hui n'est que la suite et le développement de ce qu'il écrivit en 1840 ; mais la conséquence n'est pas de l'entêtement, ni la conviction du fanatisme.
Ces observations ne sont pas inopportunes en abordant une question qui préoccupe si fortement et si vivement les esprits en divers sens, et certes non sans raison, tant est grande sa gravité, tant ses résultats sont immenses ; sûrs et stables s'ils sont bons, irrémédiables s'ils sont mauvais. Nous réclamons donc l'attention, la tolérance, l'indulgence de tous les hommes penseurs et honorables ; nous les prions de se dépouiller de toute prévention favorable ou contraire à telle ou telle résolution; de se dépouiller de leurs préoccupations, car souvent elles assiègent l'esprit des penseurs ; de faire le sacriGce de leurs res-
sentimens, car le cœur des gens honorables n'en est pas exempt. Il n'est pas d'effort que l'on ne doive faire, point de sacrifice auquel on ne doive s'exposer lorsqu'il s'agit de l'avenir de tant de millions d'hommes ; et surtout lorsque ces hommes sont nos compatriotes, lorsque le pays, dont le bonheur ou le malheur est en jeu, est notre patiîe, cette patrie qui nous a vus naître et qui gavd^a nos cendres.
Nosrendrés !... Ah ! qu! sait si elle les gardera? Tant d'Espagnols ont été privés de cette dernière consolation !. . . I^es cendres de tant de proscrits sont dispersées sur la terre étrangère ; de tant de proscrits victimes de nos lamentables discordes !. . . Si nous ne cherchons point, par tous nos efforts, à arrêter ce cours désastreux, qui pourra se flatter de n'être point emporté par l'une ou l'autre de ces tempêtes qui ont enlevé, dans un tourbillon confus, depuis le sceptre du monarque jusqu'à la verge du dernier employé ; qui ont poussé sur la terre étrangère, depuis les familles les plus humbles jusqu'aux générations de princes ! Les hommes les plus distingués, qui figurent aujourd'hui sur la scène militaire et politique, ont été proscrits, et quelques uns d'entre eux ont été condamnés à mort ; les hommes les plus marquans du temps d'Ëspartero sont proscrits, Espartero est proscrit, don Carlos est proscrit, la reine Christine a été proscrite. Quand mettrons-nous fin à cette funeste chaîne ? Et si nous ne cher, chons à y mettre un terme, quelles seront les nouvelles victimes ? Quel est le personnage qui entraînera les autres dans sa ruine? U y a sécurité D'autres ne l'eurent-ils point? Il y a résolution D'autres ne l'eurent-ils point ?
Il y a organisation d'un parti D'autres ne l'eurent-ils point ? Élevons-nous
au dessus de l'atmosphère des passions, des intérêts passagers; oublions le jour abtuel pour penser à celui de demain ; ne nous faisons point d'illusions sur le présent ; ne nous flattons pas trop sur l'avenir; car pour faire des conjectures sur la différence qu'il peut y avoir, qu'il y aura du jour de demain au jour présent,il ne suffit pas de considérer celle qui existe entre le jour présent et celui de la veille.
Cet avenir dépend du mariage de la reine; rien de ce qui s'est fait, rien de ce qui se fait , rien de ce qui se fera ne recevra un sceau indélébile , qui en gaiantisse la stabilité et la durée, jusqu'à ce que nous sachions quel doit être le prince qui obtiendra la main d'Isabelle.
C'est là la base de tout édifice que l'on élèvera, parce qu'il faut ne pas comprendre la situation de l'Espagne pour se faire l'illusion de croire que le mariage de Sa Majesté pourra être un événement indifférent, lié à la suite des événemens ordinaires de manière à ne pas en modérer ou à accélérer l'impétuosité, sans en changer ou sans en modifier le cours.
Telle est la situation de l'Espagne, telle est celle de l'Europe, telles sont les conditions auxquelles est soumis actuellement le trône occupé par une reine orpheline et enfant, qu'il est impossible, de tout point impossible, que le mariage de sa majesté n'influe pas puissamment sur notre politique intérieure et sûr notre position relativement aux puissances étrangères.
Penser que le mariage de la reine d'Espagne doit être semblable à celui dé la reine d'Angleterre , c'est à dire qu'il ne doit influer ni en bien ni en mal sur les destinées de la nation , c'est une erreur si grossière qu'heurcuse-
ment elle ne sera partagée qne par un bien petit nombre d*hommes. Lors de la discussion qui a eu lieu dans les chambres sur l'article de la réforme constitutionnelle relatif au mariage du roi , tous les orateurs ont été d*accord sur la gravité et Timportance de cette affaire ; et quoique M. Martinez de la Rosa ait fait observer que cette gravité n'était pas aussi grande dans les gouvernemens représentatifs que dans les gouvernemens absolus , nous croyons que cette même circonstance la rend beaucoup plus grave en Espagne. En effet, si nous avions maintenant un gouvernement absolu, soumis à certaines règles fixes de politique intérieure et extérieure , il serait beaucoup plus facile que le mariage de la reine ne les altérât point et que la nation et son gouvernement poursuî'» vissent leur marche d'un pas tranquille. Mais lorsque les passions sont émues et exaltées grâce à cette publicité même qui les émeut et les exalte chaque jour de nouveau , alors un mariage imprudent peut produire des luttes plus vives , des changemens plus subits et amener des résultats d'une plus haute importance. L'observation de M. le ministre des affaires étrangères serait admissible s'il s'agissait d'un pays comme l'Angleterre , où il est vrai que le roi règne et ne gouverne pas; où il y a une pensée de gouvernement fixe , constante , indépendante de la volonté des monarques et en quelque sorte des ministres eux-mêmes. Mais, en Espagne, quelles sont les racines du gouvernement représentatif? Où est cette pensée politique supérieure aux partis et aux rois? Où se trouve-t-il une aristocratie semblable ^ celle de l'Angleterre ? Où est la richesse et l'instruction des classes moyennes ? Où se trouvent , dans la région du pouvoir, les habitudes d'ordre, de bon gouvernement, d'administration modérée et ferme ?
La vérité de ce que nous disons peut se prouver par un exemple bien simple, en comparant deux pays distincts de l'Espagne, et dont l'un vit sous le gouvernement absolu et l'autre sous le gouvernement représentatif, l'Autriche et la France. Si nous supposons que les trônes de ces deux nations sont occupés par une enfant de quelques années, dans laquelle des deux le mariage de la reine aura-t-il le plus d'importance? Dans laquelle des deux nations y aura-t-il plus de probabilité pour que le mariage de la souveraine entraîne des modifications? Ce sera en France,, nous n'en doutons pas; et il est bien certain qu'en pareil cas les partis lutteraient d'une manière désespérée pour obtenir chacun le candidat qui lui conviendrait le plus. La nation entière se mettrait en expectative, en mouvement; tandis qu'en Autriche , les combinaisons diplomatiques seules seraient en jeu , l'affaire serait uniquement discutée dans les hauts conseils et probablement se mènerait à fin sans aucun changement dans la politique intérieure , et tout au plus avec quelque modification dans le système des relations extérieures.
On voit donc que l'assertion de M. le ministre des affaires étrangères, frès exacte, s'il s'agit de l'Angleterre et d'autres pays placés dans les mêmes conditions , n'est point applicable à la simple différence des formes représentatives ou absolues. Le plus ou moins d'importance de semblables mariages ne tient pas aux formes politiques , mais à la situation dans laquelle se trouvent les nations : lorsque celles-ci sont dans un état normal , alors le mariage a moins d'importance; il peut même n'en avoir aucune ; mais lorsqu'elles ne jouissent
pas de ce bien, lorsqu'elles vivent agitées et insubordonnées, dans un état de transition, alors Timporlance est grande , que les formes soient absolues ou représentatives ; et il est à remarquer, en pareil cas, que l'essence même des formes représentatives amène avec elles beaucoup plus de suites fâcheuses que celle des formes absolues, et augmente beaucoup, par conséquent, l'importance du mariage.
Nous n'en doutons pas : de la résolution de celte affaire dépend en grande partie le sort du pays ; il est donc nécessaire que le pays s'y intéresse d'une manière particulière ; qu'il la médite avec l'attention qu'elle mérite; qu'il se forme sur elle une opinion judicieuse, et qu'il manifeste cette opinion par les moyens légaux qui sont en son pouvoir. Nous émettrons la nôtre franchement et pleinement ; mais nous ne cherchons pas à l'imposer aux autres; nous comprenons parfaitement qu'il y ait une grande divergence sur ce point; que les uns regardent comme facile ce que d'autres regardent comme impossible ; que les uns appellent heureux ce que d'autres considèrent comme funeste. Loin de désirer que l'on surprenne le public par un mariage subit, loin de prétendre que l'on opprime ou que l'on méprise l'opinion de la nation , nous n'attendons que de cette même opinion le triomphe de la nôtre; et en cela nous donnons une preuve manifeste que si nous errons, du moins nous sommes sincère. Point d'intrigues ténébreuses, point de violences, point de moyens indignes; le plus de publicité possible, voilà ce que nous désirons dans cette affaire ; le plus de publicité possible pour éviter une surprise : ajournons la résolution , mais en attendant examinons quelle sera la plus convenable.
Oui, méditons-la, examinons-la; nous le ferons un peu longuement, car cela est nécessaire pour mettre la vérité sous les yeux d'un grand nombre qui sont extraordinairement préoccupés par l'inQuence des circonstances , et les déclamations de ceux qui ont intérêt à perpétuer nos malheurs. Si l'on obtient l'ajournement, nous espérons que la raison finira par triompher des passions; la vérité, de l'erreur; la politique nationale, des influences étrangères ; l'intérêt général , des intérêts particuliers ; les projets grandioses et d'avenii* , des projets mesquins et des combinaisons transitoires.
Jusqu'ici la presse, à quelques exceptions près, a montré certaine réserve et n'a point abordé franchement la question; sa grandeur même lui imposait du respect; et chacun, voyant dans la solution de cette question le triomphe ou la ruine de ses espérances , la réalisation ou la dissipation de ses craintes, paraissait ne vouloir pas toucher à cette affaire , préférant les angoisses de l'incertitude à une démarche sur laquelle il ne serait pas possible de revenir.
Mais les circonstances viennent de changer : les partis ont découvert ou cru découvrir que s'ils dormaient on veillait pour eux; que, s'ils ne s'apprêtaient point à résoudre habilement cette affaire, quelqu'un peut-être travaillait à la résoudre pour son propre compte, sans leur consentement. L'effet de ce soupçon a été surprenant ; l'opinion publique s'est manifestée d'une manière très vive ; et, quoique la presse se soit montrée généralement peu inquiète, do la 4Htuation il n'en a pas été de même dans le congrès, malgré le triomphe du ministère dans les élections; il n'en a pas été de même dans la nation, qui a
tressaîUi à la seule idée qtr'ane surprise serait possible, el^ sympathisé ^i^einent avec le» députés qui ont, de la tribune, jeté-lecrid'o/arme.'
Nous ne nierons pasqu^il soitconvenaUe de différer pendant qnelqfee temps' la résolution' définitive de cette affaire; mais^ il est aussi induintabte Cfu*il*est nécessaire de la préparer, et le meilleur moyen d'y parvenir, c'est t^'éclairer l'opinion publii[|ne. Il est certain qne la reine doit jomr de* la plus complète* liberté dans le choix de son époux, puisque ni la rehjpon ni la morale ne pep^ mettent, dans ce cas, que Ton fasse ia moindre violence j même à un simple^ particulier, bien moins encore à une reine. Il est également certain que les* princes, vu l'élévation de leur rang et les hautes considérations qu'ils doivent^ avoir présente» dans leurs mariages, jouissent; par la force même* des 'cfaeises, de beaucoup moins de latitude dans leur choix, le nombre des personnes parmi lesquelles ils peuvent choisir étant très limité. Il est également certain que* si, dans le petit nombre de ces personnes^ il is'en trouve une qui méiite parti* culièrement les sympathies du peuple e^gnol, et qui apporte de grands avan-tages à la cause du trône et de la nation^ elle méritera, à égalité de conditions, la préférence de Tauguste Isabelle. Il: est également certain que Sa Ma* jesté, dévouée comme elle Testa la félicité de ses peuples, mettra toute sa' sollicitude à concilier les affections de son cœur avec les intérêts de TEspagne. Il est également certain c[ue, vu le jeune âge de la reine, alors qu'il n'est pas possible qu^Ue nourrisse d'autres sentimens que le vif désir de faire le bon* heur de ses sujets, celui-là exercera un ascendant puissant sur son esprit can-' dide qui, lui signalant une personne ornée de toutes les qualités nécessaires à l'époux de la reine des Espagnes^ lui dira : « Madame, voici le mariage qui' conviendrait à Votre Majesté et à la nation gouvernée par votre sceptre. »
Il n*est donc pas nuisible, il n'est pas inconvenant, il n'est pas offensant pour * l'honneur de la majesté, que l'opinion publique se manifeste sur cette affaire, il y a là pour l'Espagne un intérêt trop grand pour qu'elle n'y prenne point' une part légitime et respectueuse. Il y a là pour elle un intérêt trop vital, pour qu'elle puisse en confier la solution au hasard ; car s'en rapporter au hasard, ce serait la confier exclusivement à d'obscures combinaisons qui pourraient fort bien avoir un autre but que la félicité de la nation. Non, ce qui intéresse* l'Espagne ne peut être inconvenant à l'égard do trône; et l'Espagne est intéressée à influer, par son opinion, dans la résolution définitive d'une affaire si importante.
Que la nation montre cet intérêt d'une manière respectueuse, mai» signifi^^ cative, par les certes, par la presse, et partons les moyens légaux qui sont en son pouvoir. Si elle agit ainsi, personne, personne absolument, ne s'exposera t à disposer du sort de l'Espagne par une misérable intrigue; personne, personne absolument, ne sera assez hardi pour précipiter cet événement, en faisant moins de cas des grands intérêts nationaux que des projets particuliers, des intrigues étrangères; personne, personne absolument, ne sera assez hardi pour nous condamner à un demi-siècle de prostration, de désordre et de malheurs ; personne, personne absolument, ne sera assez téméraire pour compromettre, par une démarche imprudente, l'avenir du trône d'Isabelle et des peuples qui lui sont soumis.
Que la nation ne l'oublie pas : son vote, en cette matière, est d'un poids immense ; nous ne voulons pas qu'elle se bâte de le donner aussitôt, mais qu'elle montre son désir d'être consultée d'une manière convenable. Que la nation ne l'oublie pas : chaque fois qu'elle a manifesté sa volonté sur un point quelconque, personne n'a été capable de la contrarier. Que les bommes d'Etat ne Toublient pas : si la nation s'est montrée pendant quelque temps comme endormie ; si elle s'est résignée à souffrir, à tolérer, en manifestant cette longanimité qui distingue la prudence, c'est pendant ce temps qu'on a conservé un abus, qu'on a continué l'offense. Mais chaque fois que, fatiguée de souffrir, elle s'est écriée : Ajsez l l'abus a cessé, et l'offense a été lavée.
On a dit que la question du mariage de Sa Majesté est une question européenne ; nous en convenons, si Ton veut dire qu'elle touche aux intérêts de r£urope, et que, par là même, les puissances de l'Europe chercheront à influer dans cette résolution, selon que cela conviendra à chacune d'elles. Toutefois, la première, la grande impulsion, dans l'un ou l'autre sens, ne doit pas venir de l'Europe, maïs de l'Espagne; car elle serait indigne du nom de nation si, en se montrant indifférente, eUe acceptait ce que les étrangers lui imposeraient. Que Ton ne dédaigne pas les combinaisons diplomatiques, d'accord; que l'on profite convenablement des influences qui peuvent contribuer à une issue heureuse, d'une manière honorable, qui n'atlaque point notr^indépendance et n'offense point notre dignité ; mais l'affaire étant éminemment espagnole, travaillons-y, nous Espagnols, et que l'Europe sache qu'il y a ici un peuple qui n'ignore pas ce qu'il vaut et qui n'oublie point son avenir. Que l'Europe le sache, et alors les puissances qui se sont habituées, depuis quelques années, à nous regarder comme des pupilles qui ne peuvent s'émanciper de leur tutelle, montreront plus de circonspection. Et alors, s'il se trouvait parmi nous des Espagnols assez dégénérés pour oublier ce qu'ils doivent à leur patrie ot pour lui faire un mal irréparable , ils rétrograderont devant l'opinion nationale ; car on ne méprise pas à la légère l'opinion de cette grande et généreuse nation qui vainquit le capitaine du siècle, et qui, récemment, sur le simple soupçon que l'on voulait prolonger la minorité de la reine, renversa Espartero et tous ceux qui lui étaient dévoués, comme le souffle de l'ouragan renverse les arbustes et les lance à une distance immense.
M. Martinezde la Rosa, parlant de l'outrage qui pourrait être fait à ce sujet à la nation par un ministère, dit que ta nation qui le souffrirait, mériterait les fers pour l^ éternité. Eh bien I la nation espagnole ne les mérite certainement pas, elle l'a bien prouvé;, tous ceux qui ont voulu l'asservir ont ap- IM-is, par expérience, qu'elle brise ces fers, comme le lion les faibles liens avec lesquels voudrait l'enchaîner la main d'un enfant