SUR LES VOIES DE TRANSMISSION
ET SUR DES PHÉNOMÈNES SINGULIERS QUI SUCCÈDENT A LA SECTION DÈS RACINES DES NERFS SPINAUX.
Des théories principales qui ont été émises, avant la nôtre, sur la voie de transmission des impressions sensitives dans la moelle épinière, il en est deux qui ont joui pendant longtemps de la faveur publique. L’une d’elles, soutenue avec passion par M. Longet, était admise en France par presque tout le monde. L’autre, que Bellingeri, Schœps , Stilling et d’autres physiologistes avaient soutenue avec talent, était acceptée comme vraie presque partout en Allemagne. Nous avons déjà , dans de précédents mémoires , fait en partie l’histoire critique de ces théories (1). Nous allons compléter ici notre examen à leur égard; cela fait, nous exposerons plusieurs faits nouveaux qui nous semblent mériter au plus haut degré l’attention des physiologistes et des médecins.
(1) Voyez Gaz. méd. de Paris; 1855, p. 566 et 579 ; et les Mémoires de la société de biologie pour 1855, vol. 11, 2* série, p. 55-72.