PREMIÈRE PARTIE
Après avoir attentivement cherché sur quelles bases M. Longet a fondé sa théorie relative à la voie de transmission des impressions sensitives dans le centre nerveux cérébro-spinal, on est profondément surpris de deux choses : la première, c’est que l’auteur de cette théorie ait pu la proposer ; la seconde, c’est que le public ait pu l’admettre. En effet : 1° elle n’a pas en sa faveur une seule preuve directe, expérimentale ou clinique; 2° plusieurs de ses parties sont en contradiction l’une avec l’autre, ou avec des faits et des théories que l’auteur admet comme vrais ou probables; 3° il existe contre elle un grand nombre des faits anatomiques , physiologiques et cliniques.
Dans l’histoire des sciences , on trouve de nombreux exemples de théories qui ont été proposées et généralement acceptées, bien qu’elles n’eussent pas de solides fondements; mais nous ne connaissons pas il exemple d admission si générale d’une théorie manifestement fausse, que ce qui a eu lieu à propos de la théorie de M. Longet.
Pour comprendre comment elle a pu être si bien reçue, nous ne trouvons pas d’autres raisons que celles-ci : en premier lieu , l’habileté de l’auteur de la théorie, qui l’a si intimement unie à une autre parfaitement vraie , que les preuves de cette dernière ont paru être des preuves de la première; en second lieu , l’apparente simplicité delà théorie, qui la rendait acceptable sans travail ; enfin, l’absence de l’esprit d’examen et de critique dans le journalisme et dans le public médical en France.
Peut-être le langage si absolu, dont voici un curieux exemple, explique-t-il aussi le succès de cette théorie. En parlant des résultats de ses recherches sur les racines des nerfs spinaux et sur les cordons de la moelle épinière, M. Longet va jusqu’à dire : « Nous ne craignons pas d’affirmer que les expériences qui les ont révélés peuvent prendre place à côté des vieilleures que la physique possède , et qu’enfin ils établissent entre les faisceaux de la moelle des différences aussi incontestables que celles qui existent entre les deux ordres de racines des nerfs spinaux » (1).
(1) Traité d’anat. et de piiysiol du syst. nerv.; 1843, 1. 1, p. 275.
Avant d’essayer de démontrer que la théorie de M. Longet est entièrement inexacte, nous croyons devoir rappeler en quoi elle consiste. Les propositions suivantes en résument fidèlement les principales parties :
1° Toutes les fibres des nerfs rachidiens qui servent à la transmission des impressions sensitives pénètrent, avec les racines postérieures , dans les cordons ou faisceaux postérieurs de la moelle épinière, et se portent à l’encéphale dans ces cordons.
2° La transmission des impressions sensitives à l’encéphale ne s'opère, dans la moelle épinière, que par les cordons ou faisceaux postérieurs.
3° Arrivés à la moelle allongée, les cordons postérieurs prennent le nom de corps restiformes. De même que les cordons postérieurs de la moelle épinière sont les seules parties sensibles de cet organe, de même les corps restiformes sont les seules parties sensibles de la moelle allongée; d’où il suit que, dans la moelle allongée, la transmission des impressions s’opère uniquement par les corps restiformes.
4” Les fibres des corps restiformes se portent en majeure partie au cervelet et le reste à la protubérance; d’où il suit que les impressions sensitives venues du tronc et des membres se. portent en très-grande partie au cervelet , et en moindre partie à la protubérance.
5° Le cervelet n’étant pas un centre de perception des impressions sensitives , il en résulte que les fibres sensitives si nombreuses qui lui viennent des corps restiformes doivent nécessairement le traverser et en sortir. Elles passeraient, pour en sortir, par les pédoncules antérieurs du cervelet ( processus cerebelli ad testes ), et se porteraient audessous des tubercules quadrijumeaux, où se ferait principalement, sinon entièrement, leur entrecroisement.
6° Les fibres sensitives qui n’ont pas traversé le cervelet iraient aussi s entrecroiser au niveau du bord antéro-supérieur de la protubérance annulaire, d’où il suit que l’entrecroisement des fibres sensitives du tronc et des membres se ferait surtout, sinon entièrement , là où l’on soutient que s’entrecroisent les processus cerebelli ad testes.
?" Après s’être entrecroisées, les fibres sensitives se porteraient aux couches optiques, aux corps striés et aux lobes cérébraux.
8" Les fibres sensitives des nerfs crâniens prennent leur origine sur les prolongements des cordons postérieurs de la moelle épinière dans
l’encéphale, et il n’v a pas de libres motrices qui prennent leur origine sur ces prolongements.
9“ La substance grise dans la moelle épinière, dans la moelle allongée, etc., n’est pas conductrice, et la propriété de conduire ou de transmettre, soit les impressions sensitives, soit les ordres de la volonté , n’appartient qu’à la substance blanche.
Voilà quelles sont les principales parties de la théorie de M. Longet. Quels sont les faits sur lesquels il a essayé de la fonder? Nous le répétons , cet écrivain distingué ne rapporte aucun fait anatomique, expérimental ou clinique qui puisse servir directement depreuve à cette doctrine. Nous avons montré ailleurs (1) que les faits cliniques recueillis par M. Longet, et qu’il a rapportés comme prouvant que, lorsque les cordons postérieurs sont lésés chez l’homme, la sensibilité se perd , ne peuvent rien prouver à cet égard , puisque dans ces cas les racines postérieures qui, certainement, sont les voies de transmission des impressions sensitives, étaient lésées. Les faits cliniques qui peuvent prouver quelque chose à l’égard des fonctions des cordons postérieurs, sont ceux où ces parties sont lésées sans que les racines postérieures le soient. Or nous avons réuni plus de vingt cas de ce genre publiés par des observateurs du plus grand mérite , et dans tous ces cas la sensibilité était conservée plus ou moins complètement, suivant que la lésion s’étendait plus ou moins à la substance grise de la moelle.
Quant, aux faits anatomiques. M. Longet, pour démontrer sa théorie, aurait dû faire voir que les fibres sensitives suivent le trajet que nous avons fait connaître et quelles doivent nécessairement suivre si la théorie est vraie. Or M. Longet est obligé de déclarer que ce ri est qu’une pure supposition de sa part que les fibres sensitives traversent le cervelet d’arrière en avant.
Reste l’expérimentation. Nous avons dit, ailleurs (2), ce que sont ces expériences que , suivant l’auteur, on peut placer au nombre des meilleures que la physique possède. Quoi qu il en soit, admettons que ces expériences aient donné les résultats que M. Longet rapporte, et
(1) Voyez les Comptes rendus de l’acad. des sciences, 1847, t. XXIV, p 390. Voyez aussi Gaz. médic. de Paris, 1855, p. 566; et Mémoires de la
société de biologie pour 1855, p. 57.
(V) Gaz. médic. de Paris, 1855, p. 566; Mémoires de la société de biologie
pour 1855, p. 56.
voyons ce que prouvent ces résultats. Ils l'ont voir que les seules parties sensibles de la moelle épinière et de la moelle allongée sont les cordons postérieurs et les corps restiformes. Voilà le seul fait, la seule apparence de preuve que M. Longet mentionne pour l’établissement de sa théorie. Nous trouvons bien ailleurs un autre fait qui , suivant ce physiologiste, prouverait que la substance grise ne conduit pas les impressions sensitives, mais nous ferons voir plus loin que ce fait ne justifie pas la conclusion que M. Longet en a tirée.
La moelle épinière n’étant sensible que dans ses cordons postérieurs, M. Longet en conclut que les impressions sensitives ne se transmettent à l’encéphale que par ces cordons. Depuis que nous avons fait voir combien cette conclusion est illégitime, on a prétendu que jamais l’écrivain dont nous examinons la doctrine n’avait soutenu que les cordons postérieurs sont la seule voie de transmission des impressions sensitives. On oublie que cette manière de voir est la pierre angulaire du système si ardemment prôné par M. Longet, et que s’il ne l’avait pas admise et s’il ne l’avait pas fait admettre à presque tous les médecins français, son grand travail de 1841 et les ouvrages qu’il a publiés depuis cette époque n’auraient eu qu’une bien faible part du succès qu’ils ont obtenu. Du reste, on trouve à chaque instant dans les publications de M. Longet des assertions très-positives à l’égard de la fonction qu’il attribue exclusivement aux cordons postérieurs. Nous nous bornerons, à ce sujet, à citer les phrases suivantes : « Ces expériences, dit l’auteur (1), révèlent donc entre les cordons médullaires des différences fonctionnelles aussi incontestables que celles qui existent entre les deux ordres de racines des nerfs spinaux. » Ailleurs (2) , M. Longet dit : « Dans notre opinion, il est démontré que les impressions des membres et du tronc , qui doivent parvenir à la conscience, se propagent exclusivement par les cordons postérieurs de la moelle épinière jusqu'à l’encépliale. » Ailleurs encore : « Quant au bulbe rachidien, il est sensible seulement à sa face postérieure, où se rencontrent les corps restiformes; ceux-ci continuent les cordons postérieurs de la moelle qui , jouissant d une exquise sensibilité dans toute la longueur de cet organe , sont destinés , comme on l’a vu , à la transmission des impres-
(t) Traité de physiol., 1850, l. II, B, p. 9. (2) Loco cil., p. 56-57.
sions (1). Enfin , à propos des corps restiformes , M. Longet dit (2) : « Ils sont exclusivement en rapport avec la transmission des impressions sensitives à l'encéphale. «
Nous avons dit que la théorie de M. Longet conduit à des contradictions flagrantes, et qu’il est surprenant que l’auteur et le public n’aient pas vu, par ces contradictions, que la théorie n’était pas admissible. Nous nous bornerons à signaler ici les principales de ces contradictions.
lrc Contradiction. M. Longet se refuse à admettre que la substance grise puisse conduire les impressions sensitives, parce qu’elle est insensible, et il admet que le cervelet, quoique insensible, conduit les impressions sensitives. De plus , il croit que les cordons postérieurs de la moelle, parce qu’ils sont la seule partie sensible de la moelle, sont la seule voie de transmission des impressions ; et il croit que le cervelet , bien qu’insensible , est aussi une voie de transmission des impressions. Il est évident que l’une ou l’autre de ces assertions opposées n’est pas vraie : ou bien la transmission des impressions peut se faire par une partie insensible comme le cervelet, et alors la substance grise de la moelle peut être un organe de transmission, et les cordons postérieurs peuvent ne pas être la voie unique de transmission des impressions; ou bien la transmission des impressions sensitives ne peut se faire que par une partie sensible , et alors la transmission des impressions ne peut pas avoir lieu à travers le cervelet.
2e Contradiction. Le cervelet, suivant M. Longet, serait traversé par la majeure partie des fibres sensitives du tronc et des membres ; or, suivant le même auteur, la protubérance annulaire serait ce qu’il appelle le siège de la sensibilité , c’est-à-dire le centre percepteur des impressions de douleur et de plus des impressions tactiles (3). Il est évident que l’une ou l’autre de ces deux assertions n’est pas vraie, car si la protubérance est le centre unique ou principal des perceptions de douleur et de tact , la plupart, sinon toutes les fibres sensitives, devraient y arriver, et, conséquemment, elles ne se porteraient pas en majorité au cervelet.
3' Contradiction. L’ablation du cervelet, suivant plusieurs expéri-
(l) Traité de physiologie, 1850, t. II, B., p. 33. ;2) Loco cil., p. 214.
;3) Loco cit., p. 36-39.
raen la leurs et suivant M. Longet lui-même, ne détruit pas la sensibilité et ne parait môme pas la diminuer; au contraire, elle semble l’augmenter. Ainsi les lapins, qui , lorsqu’ils sont à 1 étal normal , ne crient pas quand on leur pince la queue, crient, au contraire, ainsi que le dit M. Longet, sous l’influence de cette excitation après qu’on leur a enlevé le cervelet (1). Or, suivant ce physiologiste, la majorité des übres sensitives du corps passant par le cervelet, il est évident que l’ablation du cervelet devrait diminuer la sensibilité d une manière très-notable. Il résulte de là que, ou bien les fibres sensitives ne passent pas en majorité par le cervelet, ou bien l’extirpation de cet organe produit l’inverse de ce que dit M. Longet.
4' Contradiction. Il existe des faits pathologiques, et M. Longet luimême en rapporte (2), qui démontrent qu’une lésion limitée à une moitié latérale de la protubérance, produit la perte complète de la sensibilité dans la moitié opposée du corps. Comment concilier ce fait avec cet autre prétendu fait que les fibres sensitives ne passent qu’en petit nombre dans la protubérance, et que la majorité de ces fibres passent par le cervelet?
Après cet exposé des contradictions les plus frappantes auxquelles conduit forcément la théorie suivant laquelle les cordons postérieurs de la moelle sont la seule voie de transmission des impressions sensitives venues du tronc et des membres , nous répéterons ce que nous avons dit avant de faire cet exposé. Comment est-il possible que M. Longet ait proposé une théorie contre laquelle il connaissait des faits si décisifs, et comment se fait-il aussi que le public médical , en France au moins, ait admis sans réserve une théorie conduisant si manifestement à de si grandes contradictions?
Il faut souvent bien plus d’efforts pour déraciner une erreur que pour établir une vérité : nous nous en apercevons tous les jours ; mais notre persévérance ne se lassera pas, et nous osons espérer que les personnes qui liront avec quelque attention, et ce que nous avons dit des contradictions auxquelles conduit le système de M. Longet, et l’exposé que nous allons faire des faits expérimentaux , cliniques et anatomiques qui sont contraires à ce système, reconnaîtront combien il est erroné.
(1) Traité d’anat. et de phys. du syst. nerv., 1843, 1. 1, p. 457. f2) Loco c il., p. 445-452.
\ I. — FAITS EXPÉRIMENTAUX C OtVTHAIRE* A LA T1IROH1K DR M. LONUKT.
1° Section transversale des cordons postérieurs de la moelle épinière ET DES CORPS RESTIFORMES DE LA MOELLE ALLONGÉE. Il est clair qu’après celte opération , si ces parties sont les seules voies de transmission des impressions sensitives à l’encéphale, ainsi que le soutient M. Longet, nous devrions trouver la sensibilité complètement perdue dans les parties du corps qui reçoivent leurs nerfs du centre nerveux rachidien, en arrière de la section. Eh bien! ainsi que je l’ai découvert, il n’y a alors ni perte ni diminution de sensibilité, et, tout au contraire, il y a augmentation.
11 ne peut plus y avoir de doutes maintenant sur laréalité decefait. J’en ai rendu témoins tous les médecins de Paris qui ont voulu le voir ; je l’ai fait constater par nombre de physiologistes distingués de Londres et d’Allemagne ; et enfin, le remarquable rapport de M. P. Broca à la Société de biologie, et le lucide rapport de M. CL Bernard à l’Académie des sciences, ont confirmé de la manière la plus positive l’exactitude du résultat de cette expérience. Mais il y a quelque chose de plus pour confirmer ce que j’ai avancé à l’égard de l’existence de l’hyperesthésie, après la section transversale totale ou partielle des corps restiformes, c’est que M Longet lui-méme , sans s'en douter , il est vrai , a fait cette expérience et en a obtenu le même résultat que j’en obtiens. En effet, M. Longet a constaté, comme d’autres expérimentateurs, qu’après l’ablation du cervelet , les lapins crient quand on leur pince la queue. (Il aurait pu ajouter, ou les membres.) Or pour enlever la totalité du cervelet, il faut couper les corps restiformes à l’endroit où ils s’unissent à cet organe D’un autre côté, l’existence des cris après un pincement, chez un lapin, est une preuve d’hyperesthésie. Il suit de là que, sans s’en douter, M. Longet avait fait une section transversale d’une grande partie des corps restiformes, et qu’il avait constaté, toujours sans s’en douter, que cette section , loin de détruire la sensibilité ou de la diminuer notablement , est suivie d’une augmentation de sensibilité. C’était là une expérience décisive contre sa théorie. Certes, après un fait comme celui-là, on pourrait s’arrêter et dire : La théorie est morte , son auteur lui-même lui a donné le coup de grâce. Mais le public médical, en France au moins, désire plus de preuves : nous allons lui en donner.
2” SECTION TRANSVERSALE LES CORDONS POSTÉRIEURS ET DES (.ORPS RESTIFORMES EN PLUSIEURS POINTS.
Ex p. I. - Sur un gros et vigoureux lapin, nous mettons la moelle épinière à nu depuis l’origine de la huitième paire dorsale jusqu à celle de la quatrième paire lombaire, et, après nous être assuré que la sensibilité persiste partout à l’état normal, nous coupons transversalement le cordon postérieur droit au niveau de la huitième paire dorsale. Quelques instants après nous constatons que le membre postérieur droit est plus sensible que les autres membres. Nous coupons alors le cordon postérieur gauche, au même endroit où nous avons fait la première section.
Un moment après, nous constatons que le membre postérieur gauche est plus sensible qu’avant l’opération, et plus sensible que les membres antérieurs. Les deux membres postérieurs sont alors dans un état d’hyperesthésie évident. Nous coupons alors successivement les cordons postérieurs en huit ou dix points différents, depuis l’endroit de la première section jusqu’à l’endroit d'où naît la quatrième paire lombaire, et nous constatons, après chaque section, que l’hyperesthésie continue d’exister dans les membres postérieurs tl).
Nous laissons l’animal en repos pendant une heure, et après nous être assuré de nouveau que l’hyperesthésie persiste dans les membres postérieurs, et que la sensibilité des membres antérieurs est à l’état normal, nous mettons à nu la moelle allongée et la partie supérieure de la moelle épinière. Cela fait, nous nous assurons de nouveau que la sensibilité ne s’est pas modifiée dans les membres antérieurs et postérieurs, puis nous coupons en travers les cordons postérieurs au niveau du bec du calamus. Si l’animal ne meurt pas par l'entrée de l’air dans les veines nous trouvons, après quelque temps, que la sensibilité s’est augmentée partout. Les membres antérieurs, qui avaient une sensibilité normale, deviennent hyperesthétiqucs et les membres postérieurs, qui étaient déjà hyperesthétiqucs, le deviennent
(1) Pour l’indication des procédés à l'aide desquels nous jugeons du degré de la sensibilité, voy. Gaz. Méd. de Paris, 1855, p. 579-80, et Mém. de la Soc. de biologie pour 1855, p. 62-65.
(2) L’air entre souvent dans les veines à la suite de blessures faites à la moelle allongée et à la partie supérieure de la moelle épinière. C’est surtout par suite de cet accident que la mort a lieu si subitement quand, en répétant l’expérience célèbre de M. Flourens, on enlève le v gris qui se trouve dans le bec du calamus scriplorius. Quand on réussit à faire cette dernière expérience sans qu’il entre d’air dans les veines, ordinairement l’animal y survit quelques heures on même quelques jours.
davantage. Si l’on ajoute aux sections déjà faites celle des corps restiformes, l'hyperesthésie persiste partout oii elle existait.