ÉTAT EE
rieure seulement. Ces faits ne semblaient, en effet, que tout naturels. Nous nous sommes abstenu de répéter les expériences de Nothnagel qui ont été imitées par MM. Beaunis et Fournié en France, parce qu’elles nous ont semblé dénuées absolument de toute base scientifique, car cette méthode proposée avec la prétention de mieux circonserire les lésions cérébrales que la vivisection, a l’inconvénient de causer des troubles par irritation de voisinage et aussi parce que le liquide se répand dans la plaie, etc ; à priors elle devait ètre repoussée.
On le voit, tout concourt à démontrer que l’action des lobes cérébraux est croisée; et, de plus, les travaux de Meynert (le premier qui décrit un entrecroisement partiel des faisceaux de son système de projection, (tégmentum cruris) et l'hypothèse de Broadbent (qui suppose que le même hémisphère agiten même temps sur le côté correspondant et le côté opposé du corps), permettent d'expliquer d’une façon plausible la plupart des cas de paralysies survenant à la suite de lésions cérébrales; mais les observations que nous allons mentionner, notamment celle de À. Waters (4) montrent qu'il est loin d’en être toujours ainsi. Cet auteur, en effet, rapporte
(1) Medico-chirurgical Transaction. London, vol. XLVI, 1863, p. 115 à 190.
Cas de Dompelling. Moitié droite de la moelle allongée presque complètement détruite par une tumeur, Paralysie du côté droit du visage et des membres droits, La sensibilité était un peu obtuse à droite,
3 cas de Annan, Paralysie des membres gauches et du côté droit du visage. Lésion de la moitié droite de la moelle allongée..
4 cas de Stanley, Hémiplégie du côté gauche. Tumear occupant tout le côté gauche du pont Varole,