‹ Examen de Quelques Points De la Physiologie du Cerveau (volume 2)Chapitre 4 sur 11 · TON · texte numérisé non relu

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avec notre éminent maître, M. Brown-Séquard. Dans la suite de ce travail, nous développerons cette idée en nous basant sur l’expérimentation et l'analyse de cas pathologiques, publiés par MM. Charcot, Turk, Weber et d'autres, et nous montrerons que ce qui est vrai pour les fonctions es conducteurs moteurs, l’est aussi pour ceux de la sensibilité, et que la même loi régit les manifestations des sens supérieurs et du langage en particulier. Ce qui nous amènera à examiner l’intéressant mémoire de Ferrier, qui confirme les théories de Wilks, Jackson, Broca et autres auteurs. |

Nous croyons, en nous appuyant sur l'observation rapportée en abrégé quelques lignes plus haut, observation qui est en tout semblable à beaucoup d’autres (1), et que nous ne citons pas pour ne pas être trop long ; nous croyons, dis-je, avoir démontré que l’on ne peut bâtir une théorie rationnelle, quant aux fonctions de l'encéphale, sur les simples données de l’anatomie, lesquelles ne reposent que sur le trajet de fibres qu’on croit avoir suivi jusqu’à leurs centres fonctionnels : c’est grâce à ces erreurs, que la pathologie du système nerveux sera toujours embarrassée par des cas du genre de ceux que nous avons rapportés, et d’autres d’un autre ordre, que nous rapporterons par la suite. En un mot, tant que

(4) Consultez : 10 Brown-Séquard, journal de la Physiologie de l’homme et des animaux, 1858, vol. I, p. 523-838, 1755-83. 2° J. P. Dompelling. Nederlandoch Archief, voor Geness-en naturkunde, 1869, vol. IV, p. 179 et seq.; 3° Samuel Annan, American Journal of the medical sciences; new series, vol. II, p. 408,

july, 1841. 4° Stanley, London medical Gazette, 1820, vol. E, : p. 531.

l'on cherchera la fonction d’un organe nerveux dans l'agencement de ses éléments et que l'anatomie normale et pathologique seules serviront de bases à la physiologie, il y aura toujours des desiderata.

Voyons maintenant ce que dit l’expérimentation. Ferrier (1) établit d’abord que l'excitation de la substance cérébrale par l'électricité cause une hyperémie fonctionnelle à l’endroit irrité. Et puis, il dit qu'après avoir mis à nu un hémisphère, l’animal étant sous l'influence du chioroforme ou de l’éther (incomplètement anesthésié), il a appliqué les électrodes successivement sur chaque circonvolution cérébrale d’un chat, d’un chien et sur les endroits qu'il croit correspondre à des circonvolutions dans les cerveaux du lapin et du cobaye et que toutes ces expériences ont donné les mêmes résultats, à savoir :

ExPÉRIEN CE IV (de Ferrier). — La majeure partie de l'hémisphère droit d’un fort chat arrivé au terme de la croissance est mise à nu.

L'animal respirant paisiblement est étendu sous l'influence d’une demi-anesthésie. On se sert d’une batterie de Stohrer pour l’exciter.

Ogs. 1. — Les électrodes appliqués sur le point (1), fig. 3, correspondant à la partie sygmoïde de la division frontale de la circonvolution supérieure externe, immédiatement au devant du sillon crucial.

Manifestation distincte d’une flexion lente des phalanges de la palte antérieure gauche et élévation de l'épaule gauche. Ces mouvements furent plusieurs fois répétés.

Ops. 2. — Les électrodes sont placés sur le point (2), fig. 3, 4 jnste derrière le sillon crucial.

Rétraction et adduction de la patte antérieure gauche. (Tel est, il paraît, le mouvement, lorsque l’animal reste attaché; mais lorsque l'animal est délié et le membre laissé libre, la stimulation de ce

(1) Ferrier, West-Riding Lunatic asylum, Medical Reports, vol, IL, 4873, p. 50 et seq.

mn 0 et

point produit l'élévation de l’épaule et l’adduction du membre, mou vements ressemblant à ceux d’un chat qui tire une balle avec sa patte.) Le membre gauche, comme il sera constaté ensuile, en même temps sort de sa position d'extension.

Ons. 3. — Les électrodes sur le point (3), fig. 3, 4, c'est-à-dire à la partie postérieure de la division frontale de la circonvolution supérieure externe.

Aucun résultat ne fut observé dt ce cas.

Oss. 4. — Les électrodes placés sur les points ({ et 3), fig. 3 et#

Durant l'application, il y a combinaison des mouvements déjà décrits, à savoir: flexion des phalanges de la patte gauche avec rétraction et adduction du membre, la Lie postérieure gauche étant avancée,

Oss, 5. — Les électrodes placés sur le point (4), fig, 3 et 4, vers la partie moyenne de la circonvolution supérieure externe.

Froncement immédiat du sourcil gauche, ainsi qu'abaissement et adduction de l'oreille gauche.

Os. 6. — Les électrodes placés sur le point (5), fig. 3 et 4, c’està-dire à l’angle postérieur de la circonvolution supérieure externe.

L'animal manifeste de la douleur, crie, et donne des coups de patte de derrière, surtout de la gauche. Ce résultat fut observé plusieurs fois de suite,

Oss. 7, — Les électrodes sont placés sur le point (6), fig. 3 et4, où les circonvolutions moyenne et inférieure externes émergent de la circonvolution supérieure orbitaire externe.

Mouvement (alternatif d'extension et de flexion) avec prolongement forcé des griffes, Le mouvement dans ce cas fut tout à fait distinct de celui décrit dans l'observation 1. Les deux mouvements furent répétés et comparés plusieurs fois de suite,

Oss. 8. — Les électrodes sur le point (1), fig. 3 et 4, placé à l'extrémité antérieure frontale de la circonvolution moyenne externe,

Élévation immédiate de la lèvre supérieure du côté gauche et fermeture de l'œil gauche,

Ons. 9. — Les électrodes sur le point (8), fig. 3 et 4, placé À la partie postérieure frontale de la circonvolution moyenne externe.

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Rétraction immédiate de l'oreille gauche, élévation de ‘la narine et de la joue gauche avec occlusion forcée de l'œil gauche. (La stimulation de ce point, ainsi que des deux suivants, produit des mouvements des globes oculaires, lesquels sont ordinairement dirigés du côté opposé; mais il y a eu des modifications, et nous ne sommes pas arrivés encore à les déterminer de nouveau. Ces résultats sont donnés ici, mais ils ne furent constatés que dans une expérience suivante faite sur deux autres chats, et ils ne sont donc pas mention ; nés daus les expériences décrites plus bas.

Os. 9. — Lesélectrodes sur le point (9), fig, 3 et 4, à la partie moyenne de la circonvolution moyenne externe (région pariétale). Rotation immédiate de la tête vers Le côté gauche.

Os. 10. — Electrodes sur le noint (10), fig. 3 et 4, à la région sostérieure pariétale de la circonvolution moyenne frontale. Rotation de la tête du côté gauche, comme auparavant,

Ogs. 11. — Electrodes sur le point (41), plus en arrière de la même circonvolution produisent le même effet, à savoir : rotation de la tête à gauche.

Os. 12. — Les électrodes furent encore placés sur le point (5), fig. 3 et 4. L'animal manifesla de la douleur, cria et donna des coups de sa patte postérieure gauche, tournant en même temps la tèle et regardant derrière lui d’une manière étonnée,

Ogs. 13. — Les électrodes sur le point (12), fig. 8 et 4, à la partie recourbée de la circonvolution inférieure externe. Rotation de la tête à gauche.

Os. 14. » Electrodes sur le point (13), fig. 3 et 6, placé sur la circonvolution annexée entre l’inférieure frontale et celle placée audessus de la scissure de Sylvius.

Traction en arrière de l'oreille gauche et rotation de !u tête à gauche et légèrement en haut,

Ons. 15. — Électrodes sur le point (14), fig. 3 et 4, situé sur la lame descendante de la circonvolution inférieure externe.

La tête est attirée du côté gauche sans élévation; ces mouvements coïncident avec quelques autres de l'oreille et de la paupière supérieure.

Oss. 16. — Les électrodes sont encore placées sur le point (5), comme dans les observations 6 et 12 et des résultats exactement semblables sont obtenus.

Ogs. 17. — Les électrodes placées encore sur le point (1), fig. 3 et 4, donnent le même résultat que celui obtenu dans l’observation {.

Oss. 18. Les électrodes sont placés sur le point (15), fig. 3 (on fait retrograder la bobine de 4 à 8 centimètres), et ne produisent pas d'effet.

N° 145 et sur, la face externe du icbe temporo-sphénoïdal, en arrière de la scissure de Sylvius.

Les mâchoires se ferment et s'ouvrent à plusieurs reprises. Les mouvements des mâchoires étaient constamment causés par l’irritation des régions voisines. En même temps que les mouvements des mâchoires, l’on observa souvent une projection et une rétraction de la langue, mais l'on n’arriva pas alors à une définition exacte des centres de ces différents mouvements.

Oss. 19. — Les électrodes sur le point (16), fig. 3. correspondant à la lame antérieure de la circonvolution située au-dessus de la scissure de Sylvius et se trouvant immédiatement au devant de cette scissure.

Rotation de la tête à gauche, fermeture de l’œil gauche, et traction en bas du coin gauche dela bouche,

Lorsque les circonvolutions temporo-sphénoïdales furent mises à nu sur une plus grande étendue, l’animal mordit avec colère et se gratta les pattes. Il fit de mème généralement après l’irritation des mêmes parties. |

Oss. 20. — Les électrodes sont placés sur le point (17), fig. 3 et 5, avec un courant secondaire à 4, 5 et 6 centimètres alternativement, Le point 17 est sur la circonvolution externe supérieure orbitaire que l'on peut appeler l'extrémité frontale de la troisième circonvolution ou inférieure externe.

Dans chaque cas, il y a de l'agitation, ouverture de la bouche et des cris de longue durée simulant ceux de la colère ou de la douleur.

Oss. 21. — Les électrodes sont placés (courant secondaire, bobine à 6 c. m.) sur le point (18), fig. 5. Ce point se trouve surla circonvolution supérieure orbitaire interne ou plutôt sur l’extré-

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