HAS
mité frontale dela circonvolution située au-dessus de la scissure de Sylvius.
L'animal se lève brusquement, jette sa tête en arrière, ouvre de grands yeux, bat de la queue, est oppressé, crie et salive comme s’il était furieux. (
Cette observation fut répétée plusieurs fois. L'animal fut plongé dans un état d’hébétude à la fin de chacune de ces irritations.
Os. 22, — Les électrodes sont placés sur le point (19), fig. 5, correspondant à la partie la plus basse de la circonvolution supérieure externe à son point de contact avec l'orbite.
Mouvement subit de la tête en arrière, simulant celui causé par l'irritation des narines. Sous l'influence d’une plus grande irritation, la tête est jelée en arrière, la patte postérieure gauche est ayancée et l’animai remue la queue dans le sens horizontal.
Ones. 23. — Les électrodes sur le point (20), fig. 3 et 5, qui est le sommet frontal de la circonvolution supérieure exlerne,
Contraction soudaine des muscles du devant de la poitrine, du cou et des abaisseurs de la mâchoire inférieure. L'animal est oppressé irès-visiblement. Des résultats semblables suivirent plusieurs applications de l’électrode.
Os. 24. — Les électrodes sont maintenant plongés dans Ja ecissure longitudinale et ‘placés sur la circonvolution marginale à plusieurs points. Aucun résultat ne put êlre observé,
L'animal est maintenant fatigué et il est probable que l’excitabilité du cerveau ne répond plus à la stimulation vu son état d'épuisement. Les autres parties, cependant, de l'extrémité antérieure restent encore excitables.
Afin de constater ce fait avec plus de certitude, je fis, dans une séance suivante, une expérience sur un autre chat, en mettant à nu surtout la circonvolution marginale dans toute son étendue.
L'application des électrodes sur toute la face interne du sillon longitudinal derrière le sillon crucial ‘(sillon crucial, Leuret et Gratiolet) ainsi qu’en bas et en arrière de la circonvolution de lhippocampe ne produit aucun effet. Lorsque l'irritation est plus intense et continuée pendant quelque temps, une crise épileptiforme survient, la tête est jetée en arrière convulsivement. Le seul effet observé, en irritant la circonvolution marginale au devant du sillon crucial, est la
rotation de la tête du côté opposé. Les autres circonvolutions de la partie antérieure donnèrent des résultats identiques à ceux décrits plus haut, pour ce qui concerne les expériences.
Os. 25. — L'application des électrodes, en les introduisant sous et derrière les circonvolutions femporo-sphénoïdales, ne donna aucun résullat. En touchant rapidement et successivement les différents points déjà définis, l'animal exécuta une série de mouvements choréiques, à savoir : mouvement convulsif de tous les muscles et des groupes de muscles dont ces points sont les centres de nutrition, les convulsions durant souvent plusieurs secondes. Les électrodes furent en dernier lieu appliqués aux extrémités antérieure et postérieure du cerveau mis à nu, et produisirent cette fois des convulsions épileptiques unilatérales du côté gauche, convulsions qui persistèrent aussi longtemps que l’excilation fut continuée. L’excitabilité du cerveau est après cela presque anéantic; elle disparaît complètement quatre heures après le commencement de l'expérience; pendant ce temps l’exploration fut continuée sans interruption.
De ces expériences, Ferrier tire les conclusions suivantes :
19 Que la partie antérieure du cerveau seule est motrice (circonvolutions) et, de plus, le siége actif des manifestations extérieures de l'intelligence ;
2° Que chaque circonvolution est un centre séparé et distinct et que, dans certains groupes définis de ces circonvolutions (d'accord, en ceci, avec Fritsch et Hitzzig) et dans des parties correspondantes des cerveaux sans circonvolutions, sont localisés les centres des différents mouvéments des paupières, de la face, de {la bouche, de la langue, de l'oreille, du cou, de la main, du pied et de la queue. On rencontre des différences marquées qui correspondent aux habitudes de l'animal, quant au siége du centre. Ainsi, les centres de la queue chez les chiens, de la patte chez les chats, et des lèvres chez les lapins, sont très-cifférents les uns des autres.
Es LT ue
3° L'action des hémisphères, en général, est croisée: mais certains mouvements de la bouche, de la langue et du cou sont bilatéralement représentés dans chaque hémisphère cérébral,
4° Les causes prochaines des différentes espèces d’épilepsies sont, comme l’a proposé le D' Hughlins Jackson, des lésions causant des décharges (discharging lesions) des différents centres des hémisphères cérébraux. L’affection, artificiellement produite, peut être limitée à un seul muscle ou groupe de muscles, ou bien peut. comprendre {ous les muscles représentés dans les hémisphères cérébraux, en donnant lieu aux symptômes de l’épilepsie avec écume à la bouche, morsure de la langue et perte de connaissance. Lorsqu'on produit l’épilepsie artificiellement chez les animaux, l'affection, en règle générale, débute toujours (ce qui est en parfait accord avec les déductions cliniques du D° Hughlins Jackson) dans les muscles qui sont le plus usités par les mouvements volontaires.
5° La chorée est de même nature que l’épilepsie, elle . dépend de lésions causant des décharges momentanées et successives des centres cérébraux individuels,
6° Les corps striés ont une action croisée et sont des centres pour les muscles du côté opposé du corps. Une excitation puissante de l’un d’eux cause le pleurosthotonos excessif avec prédominance des muscles fléchisseurs sur les extenseurs.
7° Les couches optiques, la faux, l'hippocampe et les cireonvolutions d’alentour n’ont point d’action motrice (et sont probablement des centres de sensations).
8° Les lobes optiques, ou corps quadrijumeaux, non-