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seulement président aux fonctions, aux mouvements de l'iris, mais sont aussi les centres d’innervation des muscles extenseurs de la tête, du tronc et des jambes. L’irritation de ces centres cause de l'opisthotonos rigide et du trismus.
9° Le cervelet est le centre coordinateur des muscles de l’œil ; chaque lobule séparé (chez les lapins) est un. centre distinct pour les changements des axes visuels (4).
10° De l'intégrité de ces centres dépend le maintien de l'équilibre du corps.
11° Le nystagmus ou l’oscillation des globes oculaires, est une affection épileptiforme des centres cérébelleux moteurs des yeux. F
12° Ces résultais expliquent beaucoup de symptômes, jusqu'ici obscurs, des affections cérébrales et nous mettent à même de localiser, avec une plus grande certitude, plusieurs formes de lésions cérébrales.
Avant de rapporter nos recherches à propos des expériences de Ferrier, nous dirons d’abord que l’idée émise
(1) Cette théorie est insoutenable. Ollivier et Leven ont publié un mémoire en 1862 dans lequel ‘ils ont montré que les lésions du cervelet peuvent donner toutes espèces de troubles oculaires. On sait que Rolando attribuait au cervelet la faculté de renforcer pour ainsi dire l’action nerveuse, M. Flourens veut y voir un organe coordinateur, avec Bouillaud et autres. Enfin, Luys, qui dit la même chose que Rolando, veut que ce soit un organe de renforcement. Weir Mitchell, de Philadelphie, est arrivé à la même conclusion, et moi-même, ne connaissant pas les travaux de Weir Mitchell, j'avais constaté comme lui et cru que l’ablation du cervelet n’est suivi que d’une diminution de force; mais jamais quand l’ablation a été bien faite, il n’y a de troubles visuels; seulement, aujourd’hui je crois que Mitchell et moi avons tort de penser que c’est l’ablation du cervelet qui fait diminuer les forces, car outre la perte de sang, la maladie qui résulte du traumatisme suffit amplement pour expliquer la faiblesse de l'animal.
Vite
pa
par Wilks (1), Hughlins Jackson (2) et d’autres, de localiser l'épilepsie dans la couche corticale du cerveau n'est pas neuve ; on la retrouve dans le mémoire de Boucher et Cazauvieilh (3) ; il sera démontré plus bas que cette théorie n’est pas soutenable,
Nous avons répété les expériences de Ferrier, comme celles de Fritsch et Hitzig, mais cette fois avec des variantes :
1° Sur un chien, anesthésié incomplétement , dont le cerveau est mis à nu sans hémorrhagie consécutive à la mise à nu (avec un galvano-cautère). Je réussis très-bien en éleclrisant avec un courant d’induction, comme Ferrier, à produire la contraction de tous les muscles de l’épaule et de la patte du côté opposé à celui
où portent les électrodes (circonvelutions immédiatement au-dessus et en avant de la scissure de Sylvius;
20 En appliquant les électrodes au point (19), je produis des
mouvements encore dans toute la partie antérieure et opposée du corps.
Nous n'avons jamais réussi à obtenir les résultats signalés par Ferrier, quant à la projection de la langue et aux mouvements des paupières, etc.
Nous devions faire remarquer que nous nous sommes toujours servi d’éther et que les chiens, mis en expérience, ont été incomplètement anesthésiés. À plusieurs reprises, et quand les animaux revenaient un peu, il nous a été possible d’observer des secousses de masses musculaires, mais secousses en bloc que Ferrier appelle mouvements choréiques. Sur des cobayes, nous avons ainsi
(1) Wilks: Guy’s Hospital. Reports 1866, p. 225, vol. x17, 34 séries.
(2) Hughlins Jackson. West Riding, Lunatic 2sylom medical reports. Vol 11, p. 315, et Reynold’s system of médicine article convulsion.
(3) Boucher et Cazauvielh. Archives de Médecine. Paris 1825, t. x et xr.
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produit, en appliquant les électrodes sur deux points symétriques, dans la partie moyenne des hémisphères, une véritable attaque d’opisthotonos, mais jamais d’attaque d’épilepsie ; et l’on sait que-les cobayes ont de trèsjolies attaques d’épilepsie à la suite de différentes lésions nerveuses. De même l’on sait que es chiens sont quelquefois choréiques ; eh bien, jamais nous n’avons pu obtenir, comme le dit cependant Ferrier, des phénomènes ressemblant à la chorée chez les chiens. Mais si Ferrier avait tantôt précipité, tantôt ralenti les interruptions de son appareil, il aurait vu les secousses musculaires garder le pas avec les interruptions jusqu’à tétanisation : c’est cela qu’il a pris pour de la chorée.et des « jits » attaques.
30 Dans un second ordre d'expériences, nous avons injecté de l’atropine à un chien de forte taille et non éthérisé ; en appliquant les électrodes aux points (15), nous avons eu des contractions identiques à celles que nous avions précédemment obtenues et toujours croisées, c.-à-d. une contracture de toute la patte antérieure du côté opposé, en même temps qu’une contraction des muscles qui s’insèrent à l’occipital et au pariétal, et qui avaient été préalablement coupés à leurs insertions crâniennes et renversés;
4° À un chien de forte taille et bien portant, nous faisons prendre une forte dose de haschichine (2 gr.) et sans éthérisation en appliquant les électrodes sur les points 14 et 18, nous produisons des contractions excessivement fortes dans tout le corps de l’animal, qui se débat furieusement et aboie comme un chien de garde.
Nous éthérisons l'animal et nous observons que l’électrisation de
ces mêmes points donne encore des résultats à peu près analogues, mais bien faibles; point de cris.
5° Sur un chien de forte taille et bien portant, nous appliquons les électrodes sur le point 24, après éthérisation absolue, et nous n’obtenons alors plus de contractions musculaires.
6° Sur le même chien que nous laissons revenir, nous injectons 3 décigrammes de strychnine, et alors, en excitant les points 23,
et 25, nous produisons de véritables convulsions qui ne sont plus limitées à une seule moitié du corps.
To Sur un autre chien, après éthérisalion incomplète, nous appliquons les électrodes successivement sur les points 1, 6, 5, et nous Obtenons des mouvements toujours croisés et limités dans le membre antérieur et envahissant tout un côté du corps, quand le courant est fort.
89 Nous anesthésions complètement ce chien et nous appliquons au point 17 et aux points marqués d’une croix le nerf d’une grenouille galvanoscopique, isolée sur une plaque de verre; à chaque fois qu’on touche avec les électrodes les points 23, 25, 24, ctc., de la partie antérieure des hémisphères, la patte de grenouille entre en contractions violentes, et nous observons quelques mouvements dans le membre antérieur et opposé.
9e Sur un chien bien fort, nous enlevons, à l’aide d’un scalpel fin et courbé en are, les corps opto-striés d’un côté, en pénétrant par la grande fente cérébrale, le corps calleux étant divisé. L'animal étant faiblement anesthésié, nous appliquons les électrodes aux points 4, 18, 6, etc., nous produisons, quand le courant est fort, non-seulement des contractions dans le membre antérieur et opposé, mais encore dans le membre postérieur.
109 Sur un chien bien portant ayant servi à une des premières expériences et revenu assez bien Après éthérisation complèle, nous mettons le nerf sciatique d’un côté à nu, l’un des muscles jumeaux sur des plaques de verre, le laissant en contact avec le reste de l'animal par son filet nerveux. À chaque fois que les électrodes (fort courant) sont appliqués aux points 24, 23,1, cte., sur l’hémisphère opposé au côté du muscle découvert, il n’y a point de contraction, mais l'excitation directe du nerf sciatique fait contracter le muscle,
410 Sur un chien ayant déjà servi À une expérience, nous faisons l'ablation des ma:ses cérébrales jusqu'au niveau du pont de Varole, et nous appliquons les électrodes sur la surface de séclion; nous obtenons alors des contractions toujours limitées et dans le membre
LORS droit ou gauche antérieur; il ne nous est pas possible de savoir si l'effet est croisé à cause de l'ablation des hémisphères.
13° En électrisant chez quelques-uns de ces animaux mis en expérience la dure-mère au niveau de la plaie, nous avons vu se contracer la patte antérieure et quelquefois opposée. Nous nous sommes servi dans toutes nos expériences de l'appareil électrique de Dubois- Reymond, et nous les avons répétées grand nombre de fois.
Nous aurions voulu pouvoir reconnaître les altérations de la sensibilité à la suite des électrisations localisées, mais la chose ne nous a pas paru praticable ; nous nous sommes seulement assuré sur la plupart des chiens mis en expérience, que l’électrisation des points, situés aussi bien sur la partie postérieure des hémisphères cérébraux, donnent des contractions musculaires bien évidentes, et souvent nous avons provoqué des cris chez les animaux, lorsque ceux-ci étaient faiblement anesthésiés. Il est bon de noter ici que, sur l’un des animaux, nousavons enlevé toute la face supérieure d'un hémisphère cérébral, Y'animal a vécu quatre jours, époque après laquelle nous l’avons sacrifié. Il n'avait aucune paralysie appréciable, il ne ürait pas la patte et, dès le premier jour, lorsqu'il fut bien revenu de l’anesthésie, il se mit à marcher dans la cour du laboratoire, il mangeait et aboyait quand on l'irritait ; le lendemain de l'opération, il restait blotti tout le temps et ne marchait que lorsqu'on l'y excitait. La fièvre traumatique l'avait envahi.
Ferrier, comme nous l'avons dit plus haut, prétend, par ses expériences, faire adopter cette doctrine que chaque groupe de circonvolutions cérébrales est un centre d’innervation pour les nerfs moteurs ou sensitifs d’un territoire quelconque ; il est donc en parfait accord avec
Ne Tee Meynert lorsque celui-ci considère la couche corticale comme un plan de projection géométrique, mais il s’en sépare lorsque Meynert soutient que cette couche corticale n’a pas la faculté de faire naître des sensations, ni d'envoyer les ordres de la volonté aux muscles spontanément. Cependant Ferrier dit, dans ses conclusions, que ses expériences confirment en tous points les hypothèses du savant D' Hugblins Jackson (1), lequel croit pouvoir attribuer à la lésion de telle partie de la surface du cerveau les contractions musculaires ou les paralysies que lon observe chez les épileptiques et les paralytiques. Nous pourrions citer ici un nombre des plus considérables d’autopsies d’épileptiques où l’on a trouvé des lésions partout ailleurs que dans la couche corticale, et aussi de la corne d’Ammon, où Meynert (2) place le siége de l’épilepsie ; mais l’expérimentation nous servira encore à détruire cette hypothèse, car l’on sait que notre éminent maître Brown-Séquard a montré que l’on peut produire des attaques d’épilepsie chez des cobayes auxquels on a enlevé toute la masse encéphalique. Ses expériences étant très-connues, et nous-mème les ayant répétées un grand nombre de fois, il nous paraît inutile de les rappeler ici.
Nous n’analyserons pas les expériences mêmes de Ferrier, parce que nous les donnons en entier plus haut. En les comparant on pourra voir que bien souvent il a obtenu, en irritant différents points de la couche corticale, à peu près les mêmes résultats,
Mais il nous semble cependant exorbitant de déduire de ses expériences les conclusions que nous avons repro-
(1) Loc. cit. :
(2) Meynert, loc. cit. p.
Dupuy. 3
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duites, car nos expériences ont été faites avec la persuasion que nous obtiendrions sans doute les mêmes résultats que lui, et nous nous croyons seulement autorisé à conclure :
1° Qu'il est possible de faire naître, par l'irritation de points limités quelconques de la couche corticale du cerveau, des contractions dans tout un membre quelquefois.
2 Que généralement c’est le membre antérieur, et du côté opposé à l'endroit irrité qui en est le siége.
3° Que le courant électrique doit se propager jusqu’à la base du cerveau pour y exciter, soit les nerfs qui en naissent, soit la base elle-même ou le bulbe.
4° Que si on excite la dure-mère avec l’électrictité, on obtient aussi des contractions dans une des pattes antérieures et généralement d’une manière croisée.
5° Le fait que la grenouille galvano-sopique a été jetée en état de contraction quand son nerf touchait à un endroit de la masse cerébrale, loin du lieu excité, confirme l’idée que le courant électrique s’est propagé.
6° Contrairement aux résultats obtenus par Ferrier, nous n’avons jamais pu obtenir d'effets sur la langue, soit de projection ou de rétraction.
7° Que toute la couche corticale du cerveau est probablement un centre de réflexion d’une certaine espèce de sensibilité capable d’agir par action reflexe sur des centres moteurs ou sensitifs (1) mais que sa conservationintégrale
(4) Voici une expérience fort remarquable d’un illustre physiologiste qui coufirme cette conclusion :
Chez une grenouille, on lie l’aorte ou toutes les parties HoieS moins les nerfs lombaires. Puis l’animal a été empoisonné par un
Er,
n’est pas indispensable à la manifestation d'actions volontaires et même intelligentes.
8 Que, chez les animauxsur lesquels j'ai expérimenté, on peut encore donner lieu à des contractions des muscles de tout un membre du côté opposé du corps même après l’ablation des corps opto-striés du côté opposé,
Nous allons maintenant donner l'analyse de quelques observations d’hémianesthésie, ce qui montrera encore
peu de curare placé sous la peau du ventre. Lorsque l’animal avait été complètement empoisonné et qu’on l’excitait dans ses membres postérieurs, il faisait des mouvements de saut, avec lesquels il se transportait complètement en poussant au-devant de son train postérieur tout son corps immobile. La grenouille, mise dans l’eau, s’est mise à nager en poussant en avant, avec ses deux membres postérieurs animés de mouvements parfaitement réguliers, son tronc et ses membres antérieurs sans mouvement. Puis bientôt l'animal s’arrêta : mais, lorsqu'on le plaçait sur le dos et qu’on l’y maintenait, dès qu’on le lâchait il se retournait sur ie ventre...... Cependant, en le laissant tranquille dans un vase pendant très-longtemps, on ne vit pas qu'il exécutât aucun mouvement spontané de déplacement,
On pourrait penser que l’animal, qui a conservé sa sensibilité générale, a conservé également la sensibilité spéciale, mais que seulement, comme les manifestations sensorielles sont toujours précédées dans les organes des sens par des manifestations motrices qui se trouvent paralysées, la fonction est, par suite, plus ou moins affaiblie.
L1 . . - . LD , L L , L C2 L , D L Li e L L Le
En résumé, s’il était prouvé que la volonté n’est qu’une transformation de la sensibilité, il faudrait arriver à cette conclusion, que tout mouvement a pour point de départ un phénomène de sensibilité qui, tantôt se passe à la surface encéphalique sous l'influence d’un souvenir, d’une sensation antérieure, d’une impression causée par l’afflux du sang ou par toute autre cause, tantôt se passe à la périphérie du corps, sous l'influence d’une excitation extérieure, (Claude Bernard, Leçons sur la physiologie et la pathologie du système nerveux, t. I, p. 345-347.)
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combien peu on doit baser de théories sur les lésions constatées post mortem etles expériences mal interprétées.
Hermann Weber (1) rapporte le cas d’un homme qui avait des artères athéromateuses, lequel tomba frappé d’hémorrhagie, à l'examen il offrait ces particularités.
Paralysie de tout le côté droit du corps, depuis le cuir chevelu jusqu'aux orteils de la sensibilité et du mouvement avec altération de la vue. L'observation a été recueillie avec grand soin, et l’alléra- Lion de la sensibilité mesurée avec un æsthésiomètre.
A l’autopsie, on trouva toute la masse encéphalique parfaitement saine. La seule lésion consiste en un caillot, long de 15 millim., et large de 6 mm. 3, et situé dans le pédoncule cérélral gauche, à sa partie inférieure, très-près de la surface interne etinférieure et n’en élant séparé que par une mince lame de substance nerveuse et commençant immédiatement devant le pont de Varole. Le caillot a Pair d’être ancien; le tissu environnant est jaunâtre dans l'épaisseur de 1 mm.8, et plus dur que le reste du pédoncule. Ce tissu environnant contient à peine des fibres nerveuses, mais en revanche beaucoup de tissu conjonctif. Tout le reste de l’encéphale, à l'exception de la. troisième paire gauche, qui a quelques globules graisseux, est parfaitement normal.
La science possède d’autres cas analogues avec ou sans altérations des sens supérieurs ; nous indiquerons les observations de Ludwig Turk (2).
(1) Hermann Weber. Transact.of med. chir. Society of London, vol. XL VI, 1863, p. 121 et seq.
(2) Osservarions de Ludwig Turk, empruntées aux Leçons de Charcot, p. 277, t. T. Et consultez : : -
M. Charcot (1), Progrès médical, n° 17, 1873.
Magnan (2), de l’hémianesthésie, Gazette hebdomadaire, décems« bre 1873, passim.
Cas IL. — Fr. Amerso, 78 ans, En août 1858, hémiphlégie gauche, Bientôt la motilité reparaît. — 12 nov. Les mouvements du membre supérieur gauche sont énergiques et rapides ; ceux du membre inférieur correspondant présentent une légère parésie. Il existe une anes= thésie très-intense du côté gauche (membres, tronc, etc.) A 1a face,
20 Le
Il est évident, d’après ces observations, qu’il faut absolument admettre une autre cause que celle de solution de
la sensibilité est, de ce côté seulement, diminuée. De temps en temps, fourmillements dans tout le côté gauche. Mort le 40 mars 1559.
Auiopsie. Au pied de la couronne radiée de l'hémisphère droit, immédiatement en dehors de la queue du corps strié, on trouve une lacune de la dimension d’un pois (infiltration cellulaire). La paroi antérieure de cette lacune siége à deux lignes en arrière de l’extrémité antérieure de la couche optique. A deux ou trois lignes plus loin, on voit une autre lacune, moins grande, qui s’étend jusqu'à quatre ou cinq lignes en arrière de l'extrémité postérieure de la couche optique, de telle sorteque, comme la longueur habituelle de la couche optique est de 18 lignes, la portion de la couronne radiée qui avoisine immédiatement la queue du corps strié était perforée d'avant en arrière par l’ancien foyer de ramollissement dans une étendue de onze lignes Un foyer semblable intéresse la partie externe de la troisième partie du noyau lenticulaire. Il commence à peu près à deux lignes en arrière du bord antérieur de la couche optique el finit à quatre lignes environ de l'extrémité postérieure de la couche optique; dans . son longtrajet de un pouce, il occupait Ja plus grande longueur du côté interné de la troisième partie du noyau lenticulaire et une partie de la capsule interne. Dans la moitié postérieure de leur parcours. ces deux foyers n'étaient plus éloignés, en un point, que d’une ligne. Il en résultait qne, à cet endroit, presque toute la couronne radiée était séparée de la capsule interne et de la couche optique. — Moelle épinière : Amas de corps granuleux, assez abondants dans le cordon latéral gauche, rares dans le cordon antérieur.
Cas IL. — S. Jean. 53 ans. Attaque suivie d'hémiplégie, le 25 octobre 1851. Deux mois plus tard, la paralysie des extrémités disparait de telle sorte que le malade avait la possibilité d'étendre le bras, de serrer avec assez de vigueur et de marcher sans appui, mais en boitant. — Octobre 1855. Depuis l'attaque, anesthésie des membres du côlé gauche (face, tronc également anesthésiés, quoique à un moindre degré). La motilité est revenue; toutefois, les membres du côté gauche sont moins forts que ceux du côté droit. Mort le 31 octobre 1858.
Autopsie. Cicatrice ancienne, plate, ayant 5 lignes environ de largeur et 8 de longueur, située à la partie supérieure et externe de la couche optique droite. La cicatrice commence quatre lignes et demi
DR Ten
continuité de conducteurs ou destruction de centres sensitifs ou moteurs, pour donner une explication rationnelle
en arrière de l'extrémité antérieure gauche de la couche optique et finit huit lignes plus loin, Parallèlement à cette cicatrice. on en voit une autre, longue d’un pouce, occupant la troisième partie du noyau lenticulaire : elle commence à deux lignes en arrière de l'extrémité antérieure de la couche optique et se termine à peu près trois lignes en avant de l'extrémité postérieure de la couche optique. (Fig. 18, 2 et2.) Ily avait en outre une lacune dans le lobe inférieur droit (fig. 28, 2”), une autre dans le lobe antérieur du même côté, deux de la grosseur d’une tête d’épingles dans la partie antérieure de la couche optique droite, deux dans le pont de varole; enfin une dans la portion droite et supérieure de l'hémisphère gauche du cervelet.
Cas IL. — Paralysie motrice droite, diminuée beauconp après cinq semaines. Anesthésie droite depuis le cuir chevelu jusqu'aux orteils, persistance très prononcée. Les sens supérieurs sont obtus à droite, excepté l’ouïe qui est normale. Dans la substance blanche du lobe supérieur gauche on découvrit un foyer de ramollissement de la longueur de deux pouces et de la largeur d’un pouce. Il s’enfonçait dans les circonvolutions inférieures de l’opercule et gagnait la surface du cerveau. Son extrémité postérieure correspondait à celle de la couche optique ; sa partie antérieure dépassait de beaucoup celle de la couche optique. Dans sa portion la plus large, le foyer n’était séparé que de trois lignes de la queue du corps strié. Les circonvolutions cérébrales placées au-dessus étaient, sur une élendue égale à celle d’un florin, jaunes, ramolies et déprimées. (Fg. 1f, 3). Couche optique saine, peut-être un petit fragment de la troisième partie du noyau lenticulaire a-t-il été touché. Le foyer avait détruit une longueur assez considérable de la substance blanche et les deux tiers externes du pied de la couronne radiée, — Moelle : légère agglomération de noyaux dans la partie la plus postérieure du cordon latéral.
Cas IV. — Anne B..., femme âgée, morte le 22 février. Elle avait, depuis plusieurs années, une hémiplégie du côté droit, avec une anesthésie intense dans la même partie du corps, En outre, anesthésie sensorielle (vue, odorat, goût) du même côté et fourmillements.
Autopsie. Foyer apoplectique ancien, pigmenté de brun, situé le long de la partie externe dela couche optique gauche et tout près de la queue du corps strié, Il commence à six lignes en arrière de l’extré-
28-44 en de laquelle doit naturellement dépendre la thérapeutique et le pronostic.
Pour ce qui est de l’aphasie, en outre de la quantité relativement grande de cas d’aphasie sans lésion de la troisième circonvolu tion frontale gauche, et d’autres cas avec lésion de différentes parties de l’encéphale, nous connaissons au moins une chservalion de destruction absolue de la partie antérieure et frontale gauche de l’hémisphere cérébral, sans ombre d’aphasie et chez un individu droitier, ce qui exclut toute idée de localisation, pour ce cas au moins.
Le catalogue du musée de Harvard University (Bos-
- mité antérieure de la couche optique et s’étend jusqu'à deux ou trois lignes en avant de l’extrémité postérieure de la couche optique. En - avant, il est à une demi-ligne et en arrière à deux ou trois lignes au-dessus de la face supérieure de la couche optique qui est considérablement enfoncée à ce niveau. Long d’un pouce, profond de quatre à cinq lignes, le foyer touche une grande étendue de la partie postérieure du rayonnement 'du pédoncule cérébral, une partie de la capsule interne et peut-être aussi une portion du nucléole lenticulaire. — Moelle : accumulation de corps granuleux dans la partie postérieure du cordon latéral droit.
En résumé, les foyers siégeaient à la périphérie externe des couches optiques, s’étendaient d'avant en arrière suivant l’axe longitudinale du cerveau sans atteindre le plus souvent les extrémités de lacouche optique. Ils avaient de huit lignes à un pouce de longueur, atteignant dans la substance blanche jusqu’à deux pouces. Les régions lésées étaient : la partie supérieure et externe de la couche optique; la troisième partie du nucléole lenticulaire ; la partie postérieure de la capsuleinterne comprise entre la couche optique et le nucléole lenticulaire ; la portion correspondante de la substance blanche du lobe supérieur qui lui est opposée. Toujours plusieurs de ces régions étaient affectées en même temps. Les fibres qui vont de la substance blanche de l'hémisphère dans la partie externe de la couche optique étaient constamment lésees. .
ton) (1), contient cette observation remarquable et authentique, bien qu’américaine.
Un homme, âgé de 25 ans, robuste, était employé à charger une mine, le 43 septembre 1848, lorsqu'elle éclata. La barre de fer dont il se servait pour enfoncer la bourre, fut lancée au travers sa tête et recueillie quelques mètres plus loin, maculée de sang. L'homme tombé sans connaissance revint bientôt à lui; on le mit sur une charrette tirée par des bœufs, et on le porta à une distance de près d’un mille, à son garni. Le D" Harlow le vit deux heures après l’accident; il avait conservé toutes ses facultés, mais était très-affaibli par l’hémorrbagie. En examinant sa plaie, le docteur observa que les os du crâne à gauche, en haut et en avant, étaient fracturés sur une grande étendue et soulevés, et que le cerveau faisait hernie. En avant de l'angle de la mâchoire inférieure et à gauche, on voyait une plaie linéaire par laquelle la barre avait pénétré par l'extrémité pointue. L’œil gauche faisait protrusion de moitié de son diamètre et le côté gauche de la face était plus proéminent que le côté äroit, Le D' H... introduit un doigt auriculaire dans la plaie supérieure et l'autre dans la plaie inférieure, afin de s’assurer qu’il n’y avait point de corps étranger. Le 15, il était délirant et voyait peu de l’œil gauche. Le 16, la plaie rejetait de la matière putride contenant des débris de substance cérébrale. Le 93, il demandait à manger. Enfin, le 8 novembre, il sortait déjà. Au mois de janvier 1849, sa plaie était guérie totalement, et on le retrouve voyageant dans les grandes villes avec sa barre qu’il montrait. Cet homme n’a pas été aphasique; il mourut le 22 mai 1861, à la suite de convulsions violentes, il avait pris l'habitude de boire. Le crâne a été enlevé en présence du maire de San-Francisco, du beau-frère du sujet et du D’ Stillmann. La fracture est située sur la moitié gauche du frontal, mais en bas elle gagne un peu jusque sur la ligne médiane. Elle est quadrilatère à peu près et mesure 2 12 sur 1 314 de pouce anglais. Toute la petite aile du sphénoïde est détruite et partie de la grande aile gaucbe; destruction aussi de la lame orbitaire du frontal. Cette ouver-
(1) Consultez aussi.
Rigal, journal des Sciences Médicales, Ge vol., t, XVIIIe, Folet. Bull, de méd. du nord. Lille, mars 1873.
Thomas Raven. Lancet, 3 may 1873.
Loomis. The medical Record, 15 fév, 1873, New-York,
ture s'étend depuis la scissure sphénoïdale jusqu’a l'endroit où est le sinus frontal. Le maxillaire supérieur est en majeure partie détruit (1).
Il devient évident'après cette observation et d’autres où une lésion du cervelet, par exemple, a causé l’aphasie, que l’on n’est nullement en droit de conclure que le siége du langage articulé peut être fixé en un certain point de l’encéphale.
Des faits qui précèdent dans ce travail, nous croyons pouvoir conclure d'une manière générale que la plupart des prétendus centres moteurs ou sensitifs et sensoriels dans l'encéphale, sont peut-être des endroits où souvent se manifestent des phénomènes d'ordre réflexe (2) et que bien souvent, soit par action réflexe, soit dirêctement, les lésions cérébrales penvent abolir ou pervertir la sensibilité spéciale et générale, et la transmission des ordres de la volonté aux muscles, en donnant naissance à un phénomène d'arrêt (d’inhibitory, action des Anglais).
iln’y a point de doute possible sur la possibilité d’une pareille interprétation, d’abord parce que les données de la physiologie en fournissent la preuve, ensuite parce que l’anatomie est impuissanté à faire connaître la physiologie d’un processus morbide.
Notre illustre maître, M. Brown-Séquard a publiésur le sujet qui nous occupe, un mémoire important (3). Ilen a
(4) De Bigelow, American journal of the medical sciences (july 1850).
(2) À propos de l’aphasie, lire un intéressant mémoire du Dr Onimus, dans le Journal de l’Anatomie de Robin, dernier numéro de 1873.
(3) Brown-Séquard. Archives de physiologie, 1868, p.157-317.
Id. Arch. ofscient, pract.med., n.122-193,1873, t.1, New-York.
Nota. — Cette opinion qu’il y a des centres plutôt réflexes que
Lis TE en
parlé à deux reprises, dans les leçons qu’il a faites à la Faculté de médecine de Paris, et a encore publié un fort remarquable travail sur ce sujet dernièrement.
Onest conduit à étudier les faits d'arrêt de l’activité des centres nerveux, par cette loi posée par Rouget, à savoir : «A chaque fois que l’excitation d’un nerf est suivie d’un arrèt du mouvement, on trouve des cellules nerveuses sur trajet des fibres qui transmettent l'excitation.
Cest cette loi étendue qui montre comment on a pu expliquer : 1° l’arrèt du cœur; 2° de la respiration ; 3° des changements chimiques entre le sang et les tissus ;
° de l’activité des principaux centres vaso-moteurs ; 5° des différentes espèces d'actions ou de puissance citées plus haut, comme elles se manifestent, toutes ou plusieurs à la fois, dans les collapsus et autres états morbides ; 6° de l’activité cérébrale d’où perte de connaissance, abolition des mouvements volontaires de la sensibilité, de la faculté du langage, etc.; To de la vue (amaurose), de l’ouïe, de l'odorat, du goût ; 8° de l’activité des nerfs des sphincters anal et vésical, etc., ete.
réellement appropriés à des fonctions a priori et d’une façon fatale, acquiert sans doute plus de probabilités, si l’on considère que des sourds-muots pouvent apprendre à parler le langage articulé comme l’a enseigné $S. R. Pereire, ainsi qu’on le lit dans l'excellente biographie de ce savant, que nous devons au Dr Seguin, Poreire, au dire de son biographe, prononçait des syllabes en appuyant ses lèvres sur une surface le plus près possible de l'oreille, et ses élèves la répétaient après lui, Do nos jours, un ancien artiste dramatique, M. Fourcade, est arrivé, de son côté, à des résulats analogues. Nous savons tous que l’on parvient, avec un peu de patience, à faire parler des perroquets, des pies
et une espèce de corbeau des pays chauds, communément appelé martin,
ET
M. Brown-Séquard admet, en ce qui concerne le cerveau, que cet organe est absolument double, chaque hémisphère étant un cerveau complet en lui-même, nonseulement pour les phénomènes intellectuels, comme l'ont avancé Sir Henry Holland (1) et le D' A. L. Wigan (2), mais aussi pour d’autres fonctions que l’on attribue généralement à différentes parties du cerveau. 11 pense cependant qu’un des côtés étant plus souvent ou plus exercé que l’autre, celui-là acquiert plus que l'autre la faculté d'agir.
ILcroitaussi que les conducteurs de la volonté aux muscles, et ceux qui servent à la transmission des sensations, sont doubles pour le même hémisphère, c’est-à-dire que ceux-ci ont des faisceaux qui s’entrecroisent, et d’autres qui sont directs ; en ceci, il se trouve d’accord jusqu’à un certain point avec Meyner, qui décrit une décussation partielle du £eymentum cruris (couche supérieure des pédoncules).
De ces faits et d’autres de même nature, il dit que les symptômes d’affections cérébrales sont de deux sortes, à savoir : directs et indirects. Les symptômes indirects sont eux-mêmes de deux espèces, toutes deux cependant prennent naissance d’une influence exercée sur des parties éloignées par une irritation venant de la lésion organique que l’on constate à l’autopsie. A la première espèce appartiennent les symptômes dus à une influence paralysante, arrestatrice, inhibitoire ; à la seconde ap-
(4) Chapters on mental Physiology. London, 2° édit, 1858, chap. VII, p. 179.
(2) À New View of Insanity. The Duality of the Mind. London,
— partiennent les symptômes qui dépendent d’une activité morbide et non d’une cessation d'activité. Il considère que toutes cés actions se manifestent de la même façon que l’arrêt du cœur à la suite de la galvanisation des nerfs vagues, etc. (1). Des faits rapportés dans tout le cours de ce travail, nous conclurons :
1° Que l’état de la science ne permet pas de localiser en des parties définies des hémisphères cérébraux les centres des facultés sensorielles, sensitives et motrices;
2° Que, étant donnée une partie quelconque des hémisphères cérébraux, de l’un ou de l’autre côté, comme un centre de réflexion, ce centre acquiert toutes les apparences d’un centre fonctionnel (2).
3° Que les symptômes des affections cérébrales ; sont dus, soit à des actions réflexes, soit à des actions d’arrêt, actions inhibitoires (3) ;
(1) Sur les phénomènes d'arrêt, voyez l’article du D, E. C. Seguin : On the inhibitory arrest of the act of Sneezing and its therapeutic applications, Archives of scient, et pract. med. New-York, no 3, p. 2, 3, 4.
(2) Un seul fait suffira pour faire voir que cette proposition : est vraie. M. Brown-Séquard a montré que, chez les cobayes auxquels on a coupé un nerf sciatique, ou une partie, ou toute une moitié latérale de la moelle épinière, il se forme une zone qui part de l’angle inférieur de l’œil et gagne l'extrémité inférieure et postérieure de l'épaule, et de là va en suivant la ligne dorsale retourner à l’angle supérieur de l’œil. Cette zone est insensible à la douleur, mais le simple chatouillement provoque des attaques d’épilepsie chez l'animal. Lorsque cette affection est à son saummum de développement, il suffit de souffler sur la zone pour éveiller les attaques. É
(3) L'on sait qu’il arrive que les symptômes d’une affection cérébrale peuvent disparaître complètement dans les derniers temps de la vie. Or, il est plus que probable que c’est parce