‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 12 sur 148 · PROPOSITIONS DE MÉDECINE. IX · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE MÉDECINE. IX

ne peut-elle retirer la stimulation qu'elle leur a fait parvenir par l'exercice des fonctions de relation,

Les nerfs ganglionnaires viscéraux font servir la force vitale de l'animal , c'est - à - dire l'action dont il est capable, à la chimie vivante, malgré l'influence de la volonté ; et quand la somme de cette force ne peut plus suffire aux deux grands ordres de fonctions, ils la détournent de celles de relation, pour la concentrer dans les fonctions nutritives. Ils opèrent cette diversion en cumulant l'innervation, et avec elle les fluides dans les capillaires des viscères, et surtout du cerveau. Le sommeil est probablement produit de cette manière.

Lorsque l'action prédomine dans les viscères, les nerfs ganglionnaires la font refluer dans l'appareil de relation par les nerfs cérébraux, avec lesquels ils sont en communication dans ces mêmes viscères, et la volonté n'est pas plus libre de refuser cette action que de reprendre celle que le cerveau a versée dans les viscères.

Le centre de relation, sollicité par l'influence des viscères, excite, avec ou sans le concours de la volonté, avec ou sans la conscience du moi , des mouvemens dans l'appareil locomoteur, qui sont en raison directe des irritations viscérales et qui ont pour terme la cessation de ces irritations, ou bien l'engorgement, la compression, enfin la désorganisation du cerveau,

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