‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 13 sur 148 · PROPOSITIONS DE MEDECINE · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE MEDECINE

Toutes les fois qu'il est excité dans l'économie une stimulation capable d'ébranler un peu fortement les nerfs cérébraux, elle est transmise au centre de relation , et celui-ci fait exécuter des mouvemens en conséquence, avec ou sans conscience, avec ou sans volonté de l'animal ; mais les phénomènes de conscience que l'on désigne par le mot de moi ne sont pas continus, tandis que la stimulation et la réaction du centre de relation sont continues (voyez XV).

Les stimulations du centre nerveux dont le moi a connaissance portent le nom de perceptions et dénoncent l'état actuel de sensibilité; les mouvemens que ce centre dirige avec conscience sont appelés volontaires. Mais les stimulations du centre cérébral dont le moi n'a point connaissance, et les mouvemens qu'il détermine sans la participation du moi, ne sont rapportés ni à la sensibilité ni à la volonté; c'est une espèce particulière de phénomènes organiques du plus bas instinct (voyez XV). L'appareil nerveux cérébral présente donc deux modes dans ses fonctions. Ce fait est ici rappelé pour pouvoir être appliqué à la physiologie et à la pathologie.

Toutes les fois que le moi a une perception , il sent en même temps dans le cerveau et hors du cerveau (voyez XV ). Or, les points extra-cérébraux où le moi peut sentir ne sont pas seulement les sens externes

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