PROPOSITIONS DE MEDECINE. XV
fluences sont incapables d'entretenir Faction au degré convenable.
Ce n'est pas par le défaut d'un principe particulier dont le cerveau serait l'organe sécréteur que les appareils moteurs paralysés se flétrissent, mais par défaut d'excitation et d'exercice, quel que soit d'ailleurs l'agent subtil qui parcourt la matière nerveuse dans le phénomène de l'innervation.
Le défaut d'action des muscles paralysés ne vient pas d'abord de l'inaptitude de leurs nerfs à exciter le mouvement, il vient du défaut de communication suffisante avec le cerveau; mais lorsque la nutrition a langui pendant long-temps dans la partie paralysée, ses nerfs se détériorent et ne sont plus propres à exciter l'action.
L'abord d'un sang oxygéné peut entretenir la nutrition dans les régions paralysées, parcequ'il y a encore unpeude communication avec le cerveau, mais le défaut d'exercice rend cette nutrition de plus en plus languissante, sans toutefois causer la mort locale.
Une communication de l'excitation facile, continuelle, et dans toutes les directions, entre les différentes parties du corps, par le moyen de la matière nerveuse, est indispensable pour entretenir l'équilibre des fonctions.