‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 3 sur 148 · PRÉFACE. III · texte numérisé non relu

PRÉFACE. III

ce mot sert aujourd'hui de ralliement à beaucoup de personnes. Elles en ont fait la devise dune bannière sous la protection de laquelle on peut, sans crainte detre taxé de physiologisme ou de Broussaisisme, tirer parti de tous les préceptes de notre école, pourvu que l'on associe aux moyens que nous conseillons, dit-on, exclusivement, d'autres moyens qu'on croit appartenir à d'autres écoles. On ne sait pas , dans cette opposition calculée, ou l'on feint de ne pas savoir que tous les modificateurs des organes vivans nous sont également précieux, pourvu qu'on en fasse un bon emploi. La plupart de ces prétendus éclectiques ne se donnent pas la peine d'approfondir les principes en vertu desquels nous usons de ces différens moyens : ils commencent par nous supposer exclusivement asservi à l'usage de quelques uns, et croient agir contradictoirement à nos dogmes en usant des autres. Toutefois, comme ceux qu'ils donnent pour les nôtres peuvent être utiles, ils les adoptent, en prenant soin d'y ajouter quelque chose que, suivant eux , les médecins physiologistes se garderaient bien de prescrire. Telles sont les petites manœuvres à l'ordre du

IV PRKFACE.

jour dans les coteries de la capitale. Il faut surtout, en tirant parti de nos idées quand on a eu le bon esprit de s'en pénétrer, éviter de se servir de notre langage : sans cette précaution , nul moyen de parvenir aux places et aux honneurs de la hiérarchie médicale. On s'expose, il est vrai, à des contradictions choquantes , à des absurdités ; on se rend même coupable d'imposture ,... mais qu'importe ? le mensonge n'est plus un vice : son apothéose est faite par un parti fameux qui croit régner pour toujours. Ce parti a ses hommes dans la médecine, et ils ont su profiter de l'exemple qu'on donne ailleurs, des suppositions gratuites, des assertions dénuées de vraisemblance, des imputations fausses, des citations infidèles, des dénégations effrontées, relativement à ce qu'on aurait pu dire de nuisible aux intérêts du parti; enfin, comme leurs congénères , ils ont totalement dénaturé le sens des mots et sanctifié tout ce qu'il y a d'abject dans l'opinion des gens de bien.

Tels sont les hommes que cette édition aura pour ennemis; mais ils ne me causeront; pas plus d'effroi que ne m'en inspirèrent, en 1816, ceux que j'osais

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