‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 4 sur 148 · PRÉFACE, V · texte numérisé non relu

PRÉFACE, V

fronder dans mon premier Examen. Celui qui n'a pas fléchi, il y a quinze ans, devant le colosse de la médecine antique, devant l'autorité d'un chef d'école qu'il ne pouvait heurter sans se faire des ennemis de tousses condisciples, sans être sûr qu'ils F écarteraient de tous les emplois où leur âge allait les appeler, n'abaissera pas son front devant les cafards de la médecine, ne se rendra pas indigne de lui-même par le lâche chagrin de voir ses cadets parvenir à son préjudice aux honneurs académiques. Que les éclectiques prétendus, que de pauvres insensés qui font consister leur gloire à renier leur maître pour afficher une indépendance aussi ridicule , en fait de dogmes médicaux, qu'elle est impossible, trompent la bonne foi , la simplicité ou la paresse des corps savans, se fassent adjuger des récompenses qui ne leur sont pas dues et marquent 'de loin la chaire ou le fauteuil qu'ils convoitent, que m'importe à moi qui, depuis que j'existe, ai fait le serment de n'écrire que pour proclamer la vérité! Les mirmidons , race féconde 9 les insectes parîans qui repullulent aujourd'hui avec plus de force que jamais sous l'influence d'astres malins, trop visibles

Vf PREFACE.

pour qu'il soit besoin de les montrer; ces êtres dont le souffle flétrit tout ce qu'il touche, ont déjà dit, en 'lisant ces lignes, et se proposent sans doute d écrire au plus vite, que le dépit de n'être pas dans les honneurs me fait tenir aujourd'hui ce langage. Je ne puis mieux leur répondre qu'en reproduisant ici la préface du premier Examen, publié en 1816 et qu'on a généralement perdu de vue, à cause de l'extrême rareté de cet ouvrage, que des motifs particuliers m'ont empêché de faire reparaître textuellement. Qu'ils lisent donc, et qu'ils voient si j'étais mû par la passion des chaires , des fauteuils et de la clientelle des salons dorés, quand, jeune encore, et déjà appuyé par un ouvrage qui pouvait me donner des droits à tout ce qu'un médecin peut désirer, j'osais écrire :

« Cette considération ( la nécessité de m'assurer la découverte de la réduction des fièvres en phlegmasies locales), la crainte assez bien fondée où je suis qu'on ne dénature mes idées, et surtout l'intérêt de l'humanité, m'ont décidé à publier cet ouvrage, sans me permettre de calculer tous les désagrémens qu'il peut attirer sur moi. Je sais que je

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