CCCXXVIII
Les nausées et les vomissemens du début de la gastro-entérite aiguë n'exigent pas l'émétique, mais les sangsues à l'épigastre,les lavemens et les cataplasmes émoliiens et bien chauds aux extrémités inférieures.
La constipation est avantageuse dans les gastroentérites aiguës , parcequ'elle indique que le colon ne participe point à l'inflammation. Elle n'exige au» tre chose qu'un lavement émollient par jour, quand même elle persisterait; et si la chaleur est considérable, ce lavement doit être donné froid.
La diarrhée des gastro - entéro -colites aiguës est enlevée, dans le principe, par les sangsues à l'anus en nombre proportionné aux forces du malade. Mais si la prostration est considérable, et l'appareil sanguin anémique , on doit se contenter de l'eau de riz gommée , de l'opium à petites doses , et des lavemens avec la solution d'amidon et avec quelques gouttes de teinture aqueuse d'opium.
IxXVÎij PROPOSITIONS DE MÉDECINE.
Lorsque le suintement abondant des piqûres de sangsues a produit un grande faiblesse dans le commencement d une gastro-entérite aiguë, il faut bien se garder de ranimer le malade par des stimulans; on doit le laisser dans cet état, si la circulation n'est pas interrompue, parcequ'il est ordinairement suivi d'une prompte guérison et d'une convalescence extrêmement rapide. Si pourtant il y avait un état persistant de syncope et d'asphyxie , on devrait administrer quelques cuillerées d'eau vineuse, ou de bouillon coupé, et revenir aux adoucissans, aussitôt que le pouls se serait rétabli.
CCCXXXIL
Lorsque l'hémorrhagie des sangsues persiste malgré l'état de syncope et d'asphyxie, on doit arrêter le sang, surtout chez les jeunes enfans, qui sont les plus exposés à mourir d'hémorrhagie , et qui, pour cela , exigent une surveillance particulière.