PROPOSITIONS DK MÉDECINE. XCV
gorgemens viscéraux, de l'inappétence et une petite fièvre, c'est parceque le médicament, administré trop tôt pendant que les voies gastriques conservaient encore de l'irritation, a produit une inflammation chronique de la muqueuse de ces organes. Dans ce cas , la guérison s'obtient par les antiphlogistiques.
ccclxxxviii.
Lorsque la suppression des accès d'une fièvre intermittente est suivie d'un état pathologique, apyrétique, le retour des accès provoqué par le bain froid et par les purgatifs est un bien , si la crise des accès enlève l'irritation des voies gastriques, de manière que l'apyrexie devienne complète; mais si elle ne l'est pas, ce retour est un mal. Dans le premier cas, on doit donner le quinquina durant l'apyrexie; dans le second, il faut recourir aux antiphlogistiques, qui guérissent la maladie, ou rendent l'apyrexie complète, de manière que le quinquina puisse y être placé avec avantage.
CCCLXXXIX.
Lorsque l'estomac ne peut supporter le quinquina dans une fièvre intermittente, ce médicament doit être administré par la voie des lavemens; mais si le gros intestin se trouve enflammé, le quinquina ne peut plus être employé qu'à l'extérieur, soit en topique, soit en friction sous la forme de teinture alcoolique. Dans ce cas, les adoucissans doivent être en même temps donnés à l'intérieur ; les rubéfians conviennent aussi dans l'apyrexie.