‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 65 sur 148 · XCVJ PROPOSITIONS DE MEDECINE · texte numérisé non relu

XCVJ PROPOSITIONS DE MEDECINE

Les fièvres intermittentes, dites pernicieuses, doivent être traitées comme celles auxquelles cette épithète n'est pas donnée; si ce n'est qu'il faut agir avec plus de promptitude.

L'hydropisie se déclare quelquefois dès les premiers accès des fièvres intermittentes; mais ordinairement elle est le résultat de leur prolongation.

L'hydropisie produite par un obstacle à la circulation cède aux saignées et aux diurétiques légers, si la cause de l'obstacle n'est pas incurable. La digitale y est utile si cette cause dépend de l'hypertrophie du cœur.

CCCXCIII.

L'hydropisie occasionée par l'influence sympathique d'une phlegmasie chronique est rarement curable , parceque cette phlegmasie ne l'occasione guère qu'après avoir désorganisé la partie où elle siège. Le traitement se compose de celui qui convient à la phlegmasie, et des diurétiques administrés de manière à ménager les voies gastriques.

L'hydropisie qui dépend d'une déviation accidentelle des fluides séreux , c'est-à-dire de la cessation d'action des capillaires dépurateurs, cède au réta-

PROPOSITIONS DE MEDECINE. XCvij

bassement de la transpiration et du cours des urines. Les vapeurs chaudes et sèches appliquées à la peau, les bains secs et stimulans ( sable chaud , marc de raisin, etc.), les diurétiques, et même les purgatifs procurent ces guérisons ; mais il faut avoir soin de détruire la pléthore et de ne pas exaspérer les mflammations qui pourraient exister simultanément.

Les hydropisies qui proviennent de la mauvaise assimilation disparaissent par les toniques , l'air chaud , sec , lumineux , les bons alimens et les remèdes du scorbut, si cette maladie coexiste. Mais celles qui ont pour cause l'abus du mercure et des autres substances minérales, résistent quelquefois à cause de la gastro-entérite qui les accompagne, et c|ui souvent concourt à les produire.

Les hydropisies qui sont dues à la disette, aux hémorrhagies et aux autres causes d épuisement, se guérissent par les toniques, les bons alimens, le vin, l'alcool et les diurétiques actifs, lorsqu'il n'existe point de désorganisation dans les viscères ; mais il faut beaucoup de soin pour graduer la restauration.

CCCXCVII.

Les scrofules commençantes à l'extérieur du corps, sous quelque forme que ce soit, peuvent être enlevées par les sangsues appliquées avec hardiesse : alors l'habitude organique scrofuleuse, qui n'est que la répétition de l'irritation par similitude de tissus, ne s'établit pas.

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