TRAFIC DES TOURISTES
ro
ment de Haliburton et du chemin de fer Grand Trunk. y a aussi quelques établissements de tonnellerie à Marmora, Deer Lake, Glanmire et Kinmount, mais l'orme, l'essence le plus employée, se fait rare.
Les incendies ont suivi les opérations forestières, de sorte que aujourd'hui plus de la moitié (57.3 pour cent) de la forêt est composée de peutlements, dont la majorité est âgée de 15 à 30 ans. Ces essences, y compris les bois durs, qui n'ont encore été que peu exploités, constituent la future provision de bois en cette région. Les bois durs forment un tiers de la forêt.
L'avenir de l'exploitation forestière en cette région dépend principalement de l'utilisation du peuplier et de l'érable. Lorsque j'ai discuté avec quelques exploitants les possibilités du développement industriel futur, ils ont prétendu que l'érable est improfitable, à cause des veines et du cœur noir. Mais il faut se rappeler que l'exploitation du bois dur diffère tant de celle du pin, que l'on ne peut en faire un succès, quand elle est jointe en petite quantité à celle du bois mou. En général, il y a de la perte dans les bois durs, et il est nécessaire d'utiliser le mieux possible chaque bille, non seulement d'érable, mais de chaque est-ce, pour la fin à laquelle elle est le mieux adaptée, si l'on veut en ret rer quelque profit. On n'a
pas encore établi d'industries locales pour l'utilisation des petits articles en bois, bien que l’on puisse trouver des forces hydrauliques un peu partout.
L'autre espèce de bois, le peuplier, qui couvre maintenant 560,000 acres, et qui a poussé après les incendies, atteindra sa maturité d'ici à 15 ou 20 ans, et sera prêt à être transformé en pâte à papier et en bois d’allumettes, etc. C'est une ressource forestière de grande valeur, non seulement à cause de sa grande quantité, car il forme des peuplements presque purs, mais aussi par suite des conditions favorables au transport et aux manutactures actionnées par la force hydraulitue.
Eu dépit du dépouillement, pendant quarante années, des forêts du bassin du Trent, cette région possède encore une grande ressource forestière -qui mérite d'être conservée au moyen d'un bon aménagement.
Conditions du Trafic des Touristes
Grâce à leurs conditions climatériques et à leur pittoresque, le centre et le nord de l'Ontario attireront toujours leur rt de visiteursenété. A l'exception de la région des lacs Kaw er ne visite pas beaucoup le bassin de Trent. Cetti D
facile : en y trouve des lacs parsemés d'îles.
sont occupées par des citadins qui viennent y passer quelque temps chaque année durant les chaleurs. Le touriste de passage trouve aussi à s'accommoder dans les nombreux hôtels, bâtis le long du canal de Trent, surtout à Mt. Julian, Burleigh Falls, Buckhorn, Bobcaygeon, Fenelon Falls, Rosedale, etc
Les townships situés au nord de ces lacs offrent des avantages inconnus sous ce rapport. Un coup d'œil jeté sur la carte de la Distribution Forestière montre que tous renferment de nombreux lacs sur le bord desquels on peut camper. Ils sont bien boisés ; le bois dur domine ordinairement dans le nord, et le peuplier au sud ; le poisson y abonde, et d'innombrables cours d’eau unissent entre eux les différents lacs, fournissant ainsi l’occasion aux amateurs de canotage de s'exercer sur la rame. Quelques-uns de ces lacs ne sont guère accessibles ; mais certaines gens y trouvent leur compte. Les hauteurs qui sont répandues dans toute la région sont des obstacles à la chaleur : les nuïîts sont toujours fraîches. Les citadins qui n’ont que quelques jours de congé trouvent à s’y récréer à peu de frais.
Conditions de Possession
Une classification basée sur la possession de la terre donne approximativement les chiffres suivants.
(x) Sous permis de coupes de bois, l'été dernier, 450 milles carrés.
(2) Anciens permis retournés à la Couronne, 275 milles carrés.
(3) Possédés en franc-alleu par grandes étendues, 340 miiles carrés.
Deux corporations détiennent en franc-alleu 218,000 acres. La Canada Copner Company possède 67,000 acres dans la partie est du bassin, dans les townships de Faraday, Wollaston, Limerick et Tudor; une partie de celui-ci, cependant, est située dans le bassin de la rivière Moira. La Canadian Land and Immigration Company possède neuf townships dans la partie nord qui touche au parc Algonquin, dont 17,000 acres sont tributaires des eaux de Trent. C'étaient des concessions données au début à un prix nominal par acre, pour fins de colonisation.
La colonisation dans la région en question est terminée, toutefois on fait encore des divisions de lots. En général, ceux qui en prennent possession les abandonnent dans l’espace de trois ans, sans en avoir payé les taxes municipales. Les permis ne s'étendent qu’au bois, la terre elle-même demeure propriété provinciale. Ce qui