CONDITIONS D'EXPLOITATION FORESTIÈRE
par un fonctionnaire honnête et parfaitement qualifié à cette fin dont le rapport pourrait être consulté, advenant une considération ultérieure du sujet.”
Plus tard, en 1865, l'Hon. A. Campbell, commissaire des terres de la Couronne, publia en son rapport de cette année ce qui suit : “Bien qu’une grande partie (de la région couverte de pins) ait été dépouillée de son bois marchand, ceux qui connaissent les lieux sont persuadés qu’une grande étendue reste encore intacte ; heureusement que pour l'intérêt du pays, le pin existe sur des terres qui, la plupart du temps, sont impropres à la colonisation. Il importe d'établir une différence bien marquée entre les terres bonnes seulement à la production du pin et celles favorables à la colonisation, afin que le gouvernement conserve cette source de richesse nationale. Si l'on mettait en réserve toutes nos terres incultivables, comme, à mon avis, on devrait le faire, pour la production du pin, et que l'on n'y fit pas de ventes, et si l’on y pratiquait un aménagement tel qu'en Norvège et en Suède, et en plusieurs des états de l'Allemagne, les terres se peupleraient de bois marchand dans l’espace de 30 à 40 ans, et l’on pourrait conserver la reproduction du pin indéfiniment. Vu les besoins futurs de ce continent et de l’Europe, et les avantages tout particuliers dont jouit le Canada, qui est le pays du pin, je déclare qu’il importe grandement que l’on agisse maintenant en ce sens.”
Si l’on avait suivi les conseils de ces hommes, la prospérité de l'Ontario y aurait gagné.
Conditions d'Exploitation Forestiere
Jadis, la région soumise à notre étude se trouvait sur les confins de la vaste pinière, qui couvrait la pente occidentale du bouclier Laurentien. En presque tous les townships, des permis de coupe de bois avaient été accordés dans les premières années qui suivirent 1860, et une décade plus tard l'exploitation forestière battait son plein. Pendant la saison de 1872-73, la coupe de pin en ce bassin atteignit 120 millions de pieds ; au cours de la dernière saison, on a peut-être abattu moins de 10 millions de pieds de pin. En cette même saison, une des plus grandes compagnies termina son abatage de pin ; il reste quatre autres compagnies qui toutes ensemble font abattre un million de pieds annuellement. Encore cinq années, et le pin de valeur marchande aura disparu L'abatage du reste de bois mou, principalement du sapin, dans £tanlic ;e, Sherborne, Galway, Cavendish et Anstruther, finira l'exploitation des conifères, ce qui arrivera dans l’espace d'une décad’. Tes propriétaires actuels de coupes de bois s’en rendent compte. et ils achètent tout ce qu'ils
peuvent des colons. On a trouvé une scierie qui n'avait d'autres billes de sciage que celles refusées par les operations précédentes et les ‘chicots’ de pins morts depuis plusieurs années. On pourra constater, par le tableau à la page 28, que la superficie couverte de pins ne forme que 4.5 pour cent. de la forêt ; les bois mélangés ne constituent pas, dans l’ensemble, plus de 6.1 pour cent ; et tous les sujets de ces deux types ne sont pas arrivés à maturité.
Il y a mrintenant dix compagnies d'exploitation qui n'abattent pas plus d'un million de pieds de billes par année. L'abatage total en 1911-12 formait un total de 40 à 45 millions de pieds par année. La proportion des essences abattues était la suivante : pin, 40 pour cent, pruche, 20 pour cent, y compris un certain nombre d'épinettes, tilleuls, frênes, ormes, cèdres, bouleaux, baumiers, érables, épinettes rouges et hêtres. Il est probable que sur ce nombre 10 millions de pieds provenaient des townships semi-vierges du nord possédés en franc-alleu, dont nous ne nous occuperons pas en ce rapport. Tel que déjà. dit, la coupe de 1912-13 accusera une grande diminution de pins. C'est à Marmora, Peterborough, Lakefield, Lindsay ct Coboconk que l'on scie le plus grand nombre de billes.
En outre de l'industrie des billes de sciage on abat aussi des poteaux de cèdre, des traverses de chemins de fer, expédiés principalement de Coehill, Kinmount et Haliburton. Mais les personnes engagées en cette exploitation confirment les conclusions des observations faites sur place, à savoir que les cèdres de marais sont presque tous abattus. Le cèdre croît si lentement, que son épuisement commercial est inévitable.
Une xetite quantité, n'excédant probablement pas 3,000 cordes d’épinc : 3, de baumiers et de peupliers abattus par les colons, est expée.., principalement de Kinmount et de Gooderham, pour la fabri on de la pulpe et du papier. Une certaine quantité est expédiée à Campbellford, Thorold, etc., mais la plus grande part est dirigée sur la Pennsylvanie, malgré la distance. Cela provient probablement du fait que la plupart des scieries de l'Ontario possèdent leur propre provision de bois. Les prix moyens, payés à la dernière saison aux colons, étaient de $4 par corde de peuplier, $s.50 d’épinette et de baumier.
En outre du bois de pulpe, il se fait un petit commerce de tilleul, de peuplier, et de bois de chauffage que l’on écoule dans les différentes villes de l'Ontario, y compris l'écorce pour le tannage, que l’on expédie à Acton, Toronto et Omemee. Ce qui montre que l’on utilise de près le bois, est le fait que l’on tire parti des arsins, des rebuts de pin et de pruche, que l’on transporte aux briqueteries de Toronto, et que l'on prend à certains endroits le long de l’embranche-
La #5, :
Commission of. Coader