‹ Examen et explication du zodiaque de Denderah: compare? au globe ce?leste antique d'AlexandrieChapitre 12 sur 22 · partie extérieure redondante de l'équateur, d'une part par · texte numérisé non relu

partie extérieure redondante de l'équateur, d'une part par

le soleil , et de l'autre par la lune , situés l'un d'un côté^ l'au^

tre de l'autre de l'équateur, résulte un mouvement plus

grand, et une inclinaison plus grande de l'axe terrestre^

déterminée vers la plus grande force, pendant que la terre

continue de faire sa révolution annuelle d'occident en orient.

Voilà donc quatre mouvemens hien distincts qui affectent

le globe terrestre: le mouvement diurne > <iui n'^est point

allëré par la diverse situation, ni par rattractîon des deax luminaires , et le mouvement annnel que leur action simultanée fait varier par un troisième mouvement qui lui est contraire , et qui est la précession y et auquel leur action di* verse imprime un quatrième mouvement qui est la nutation de l'axe terrestre , aux pôles duquel elle fait parcourir un petit cercle autour des pôles de Técliptique pendant les A ans de la révolution des nœuds de l'orbite lunaire. La révo« lution annuelle de la terre éprouve chaque année par la direction d'un même point de sa surface vers le soleil , une accélération, qui fait arriver les équino::ies, et par conséquent les solstices^ chaque ann^ée 2*2 minutes de temps, plus tôt que l'année précédente y elle est de 5o secondes de la circonCi. xence du cercle , et se nomme préçession des équiuoxes.

La précession moyenne et annuelle des/équinoxes, ou la rétrogradation des intersections, de l'équateur et du plan de l'écliptique, peut être portée avec La-Caille, dans ses fondemens de l'astronomie, à 5o minutes 3 secondes. Les nœud^ de Torbite lunaire avec le plan de l'écliptique se meuvent aussi contre l'ordre des signes^ et font une révolu-» tion entière dans l'espaiCe de i8 ans et 7 mois*

La mitation de l'axe terrestre embrasse la même période^ que le mouvemen<t des nœuds de la lune. Bradiey après l'avoir d'abord marquée de 18 secondes, l'a fait mx)ater d'après des observations mieux faites , a ïg! du cercle^

li faut prendre garde de ne pas. confondre la nutation qu» est un balancement de Taxe terrestre, avec l'aberration qui est un changemeet apparent dans la situation des étoiles , pro« duit par la combinaison du mouvement annuel de la terre ^ et du mouvement de la lumière qui en venant des astres frappe nos yeu^ç , après en être partie , par une ligne diagonale entre ces dtjiix direciions qui nous faitparoUre l'astre pu il n'est pas.

Intr* Des personnes infiniment respectables , au jugement desquelles je déférerai en toute occasion, m'ont objecté qau^ntomnus Pius devroit être traduit Antonin le Pieux; je leur ai répondu que le mot pius n'avoit pas , chez les anciens , la même acception qu'a parmi nous le mot pieux» Les Komains ^ payons et imbus des'préceptes de la philosophie humaine, entendoient par le mot pius un homme vertueux. Mais nous autres, modernes et chrétiens, nous entendons par le mot pieux , un homme qui observe exactement sa religion. Antonin étoit bien pieux sous ce rapport; il l'étoit même trop, puisqu'étant payen il a persécuté les chrétiens. Le mot bon est donc le seul qui puisse exprimer le vrai sens de Tépithète pius : et on doit rendre Antoninus PiuSy'pav Art" tonin Le Bon , comme on dit bonne mère pour pia mater* Aussi Crévier dit-il de ce prince : Le sénat lui déféra aussi le surnom de Pius dont j'ai expliqué ailleurs la signification, et qu'il est difficile de rendre en notre langue par un seul mot ». Antonin fut surnommé Pius pour avoir fait mettre son père adoptif , Adrien, au nombre des dieux ; et certes , ce n'est pas un motif pour que nous lui donnions le titre de Pieux.

Page 6. Intr. Selon le texte hébreu, le déluge arriva l'an i656 du monde ; selon le samaritain, iSos ; selon le grec des septentes, a242- Supposons ce dernier nombre le plus vrai, et ajoutons-le à la somme des âges successifs des patriarches depuis le déluge, en descendant de Sem fils de ISoë, jusqu'à la sortie d'Abraham hors de la Chaldée. Ils font ensemble I0O2 ans selon le samaritain, i iSa selon le grec. Or 22^2 avec 1 132 font 3374 ans du monde , quand Abraham alla en Mésopotamie d'où, après 5 ans de séjour, il passa en Chanaan igai aos avant notre ère, selon l'hébreu, ou 3oa6 ans selon le samaritain, avant l'ère chrétienne. 3374 plus aoa6 font en*

femble 54oo ans poar Fâge du mondo avant notre ère dire* tienne^ ce qni $e rapporte avec ce que dit Saint Augustin, qn'on ne compte pas encore six mille ans depuis la crëation. Car il vivoit dans le quatrième siècle de Jësus-Christ ; or les nombres 54oo et 4oo font la somme de 58oo» Le témoignage de ce saint et savant personnage est donc conforme k la vérité historique.

Page 1 1 1 . M. de Paravey insiste fortement sur ce que le planisphère de Dendérah y étant situé dans un temple exactement orienté, et dans une salle également orientée , a du être orienté lui-*-méme,et construit sur Taxe nord et sud qui dans nos planisphères forme le colure des solstices. Les diagonales entre ce colure et celui des équinoxes feront des angles d'environ 4^ degrés avec ces axes. Anciennement, les équinoxes étoient au milieu du prinlisms et de l'automne; et les solstices, au milieu de Tété et de l'hiver. Ces diagonales passeront par le milieu du taureau , du lion , du scorpion et du Verseau ; et les deux axes par le milieu du

hélieir, du cancer, de la balance et du capricorne

L'équivoque vient de ce que quelques auteurs prennent ces commencements de saisons, pour des équinoxes et des solstices, et réciproquement ».

A ce passage de M. de Paravey, M. Delambre ajoute : « M. Visconti avoit déjà imprimé que les monumens d'Egypte sont postérieurs à Tâge d'Alexandre, et que très probablement ils sont du temps de Tibère. Il nous recommande d'être réservés , et de nous abstenir de toute opinion péremptoire. Un nouvel examen de la question nous conduit à cette même conclusion ».

Page 3^ , 2». p. Barnès et Boiviu se sont par conséquent trompés dans la représentation de ce bouclier publiée en 1716^

dans les actes des savans^ de Leipzick. La balance en effet n'est entrée dans les zodiaques grec et latin, que sous le règne d'Auguste, en rhonneur de ce prince dont on a voulu préconiser l'équité sous cet emblème. Car Virgile dit , dans les vers suivans qu'il adresse à Auguste t

Anne novum tarais sidus te mensibus addas^ Qua locus> Erigonen inter chelas que sequentes Pandi'tur : ipse tibijam bmchia contrahit àrdens Scorpius ; et eœUjusta plus parte relinquit.

Erigone que Yirgile nomme ici , est la vierge, selon Servlus. II place le nouvel astre, entre Erigone et les serres qui la suivent , dans l'espace que les serres du scorpion laissent vide par le raccoursissement des bras ou pattes de ce testacé.

TABLE BAISONNÉE.

Page 1