FIN
(»9) TNOTE.
Te)-tu11ien iTkéodoret et Saint Gément d'Alexandrie, ont été coDtreclits clans le Dictionnaire encyclopiédique^ sur ce qu^ils ont rapporté des turpitudes des Grecs et des Egyp*tiens dans le culte rendu à des divinités obscènes. Mais., dit Sainte-Croix , a il ine sera aisé de confirmer leur témoi* gnage par des autorités fcion suspectes.
a Diodore de Sicile, Jambliqùe et Plotih sont d*àccord sur ce culte obscène observé par les Grecs et lé^ Egyptiens , et ils sont d*autânt plus croyables, qu'ils étoient, continue Sainle-Qoix (i), philosophes, ïélés apologistes du pagakiisme , et etinemis déclarés du christianisme. »
Eusèbe , en les combattant dans sa Préparation évangélique, a confirmé Texisteuce de ces iiifamies chez les païens de l^antiquitéy Egyptiens et autres. 11 dît dans son second livre de la Préparation évangélique, que Safnt Clément d^Aleiandrle coimoissoit par sa propre expérience les myslèrts de la docirine secrète , où le phallus et le serpent, imagés de la vie, avoieut la plus grande pa rtPorphyre assure qu'Origène avoit acquis une entière connoissabce des mystères ; Diodore déclaire que ces mystères en Grèce ^ sous les noms de Cérès , n'éloient que ceux de Tlsis d'Egypte ; el Hérodote^ dans le second livre de ses Histoik'es^ montre en Egypte la source de toutes les honteuses orgies de la Grèce.
« Pourquoi , se demande Saint Augustin , les dieux des payens n'ont-ils pas voulu empécht^r leurs adorateurs de se vautrer dans de si révoltantes ordures ? Car le vrai Dieu jk oublié ceux dont il éloit oublié lui-même. ... Sans doute ^
'. (•) Het'berche;) «ur 1*8 IVlystèrcs <)u Paganisoio.
personne n'est coupable que par Teffet do sa profère volont<^,
îel'avoae; mais ne coovenoit*il pas que ces dieux propî*
xes iospirasaent mieux les peuples qui lejir dtoieni si dé^
voués? A't'OO jamais eotendu leurs temples retentir des
préceptes de la morale et des véritables vertus ! !Nous assis-»
.fions aussi quelquefois , dans notre jeunesse , à ces spectacles
qui n'étoient que des scènes de sacrilèges* Nous regardions
ces énergumènes , nous entendions les concerts de flûtes
.ei de tambours de leurs cory ban tes. Nous prenions mémo
plaisir aux danses honteuses exécutées en l'honneur de
.leurs dieux. Les chants qui célébroient la déesse de Béré*
.cynthe, dans la bouche des plus méprisables sacrificateurs ,
auroient fait honte à entendre , je ne dis pas à cette mère
des dieux, mais à toute femme honnête » et aux mères
de ces acteurs elles-mêmes. Il est dans les parens une
certaine pudeur que le vice même ne peut effacer i car
ces gens là ne voudroient pas prononcer devant leurs mères
les paroles obscènes auxquelles ils s'exercent cites eux dans
leurs repli titions , quoiqu'ils ûe craignent pas de les réciter
en présence de cette mère des dieux, quand ils jouent ieurs
rôles en public y sous les yeux d'une multitude innombrable
de tout sexe , qui y attirée par la curiosité, nepouvoit se
retirer qu^offensée des insultes faites à la chasteté, par des
obscénités aussi rebutantes. »
Prim6 ipsos mores ne pessimos haberent quare dii eorum .curare noluerunt ? Deus enim verus eos à quibus non colebatur merito ueglexit...» sed respondetur quod voluutata jpropria quisqne malus est» Quis hoc negaverit, verumtamen pertinebat ad con&ultores Deos vitie bonas prscept^ non occullare populis cultoribus... quid autem taie in deorum illorum templis prompta et continenti voce conerepuic?
Vénicbamus lios etiaîn aliquando adolescentes ad spectacula > ladibriaquè sacrilegiorum : spectabamusarreptitios, audiebamus symphoaiacos , ludis turpissimis qui dicis deabusquè exhibebantur , oblectabamur. Gœlesti virgini et Berecynthi» matri deorum omnium ante ejus lecticam talia per publicum cantitabantur à nequissimis scenicis , qualia , non dico ma« ifem deorum , sed matrem qualiumoumque yel quorum-* libet honestoium virorum ^ imo vero qualia nec matrem ipsorum sœnicorum deleret audire. Habet enim quiddam erga parentes humana verecùndia quod nec ipsa nequitia l^ossit auferre. Illam enim turpitudinem obscœoorum dicto<* rum atque factorum scenicos ipsos domi suae, proludendi causa y côram matribus suis agere puderet , quam per publi-» tam agebant y coram deorum omnium matre , specUntet«t audiente utriusquè sexùs frequentissîma muhitaâinev Quae si illecta curiositate adosse potuit circumfusa, saltcm offeosa castitate debuit abire confusa.
s. Augustin y de Civit. Dei. L. ii. c. i(.