‹ Examen et explication du zodiaque de Denderah: compare? au globe ce?leste antique d'AlexandrieChapitre 6 sur 22 · MO · texte numérisé non relu

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Je prouverai ëgalement dans la seconde partie^ que dans les zodiaques d'Esné^ comme dans oeusç de Denderab ^ c'est le passage du soleil en vertu de son mouvement apparent d'occident en orient ^ du cancer au lion ^ dans la course annuelle de cet astre y qui est indiqué par ces zodiaques^ et non le passage de la vierge au lion vers l'occident^ en vertu de la précession des équinoxes.

Je finis en disant pour conclusion avec M. De— lambre : « Ces zodiaques ont-ils été sculptés dans l'année qui a suivi l'observation ? Personne n'oseroit en répondre. On n'a donc rien de certain sur le tems dé la construction des édifices , non plus que sur le tems des observations. » (i)

(i) Aetron. du moyen âge, Disc. prél.

(m) NOTES.

P. 73. L. g« La construction du temple de Palmyre ne seroit par conséquent pas éloignée ^e la date de Tère diretienne, à en juger par son zodiaque ^ car ce temple est d'architecture grecque , et ne peut, dater que de la conquête de la Syrie par Alexandre , 600 avant que Zénobie , reine de Palmyre , vaincue par l'empereur Aurélien , fût menée eu triomphe à Rome , Tan 374 de Jesus-Chrîst* Mais ce zodiaque du temple de Palmyre ou Tadmor n'y étoit que pour k soleil auquel le temple étoit consacré , et n(>n pour montrer le temps de sa construction.

P. '74* L* !• Aucun des savans numismataires qui ont décrit cette médaille d'Antonin-le-Bon , n'a reconnu dans le globe porté par T Atlas ou Hercule qu'on y voit un genou à terre> le globe céleste antique conservé à Rome dans le palais Farnèse. C'est le seul monument de sculpture qui nous soit parvenu de Tancienne astronomie , c'est-à-dire , de celle des Grecs traitée par Ptolemée sous le règne d'Antonin - le- Boa^ dans sa composition mathématique ou Almagesteu Si Ton compare la représentation que j'en donne ^ avec l'atlas supportant un globe^ 6guré sur cette médaille, on y verra une si parfaite ressemblance , qu'on ne pourra nier que la médaille représente ce globe ^ et que par conséquent il a été sculpté avant que cette médaille eut été frappée. Passeri soutient que c'est Hercule qui y est représenta. Mais on peut concilier les deux opinions de Maffei et de Passeri , en disant , comme la fable , qu'Hercule soulage Atlas eo portant le monde à sa place. Et par ce moyen on pourra appliquer au globe Farnèse, comme à la médaille , oe que S. Augustin a dit de cette fable à laquelle il étoit bien éloigné de croire , puisqu'il fait de ce nom , celui d'une moutagne y et non d'un bomme«

Atlas magnus astralogus fuisse diciturj unde dccasioncm Jahula invenit ut eum cœlum portare confingeret , i/uanuft^ mons ejus nomine nuncupetur^ cujus alUtudine totius cœld portatio in opiïdonem vulgi verUsse i^ideatur»

S. Augustin, de Civ. Dei L. xyiii c. 8.

p. 108. {*) Lorsqu'on veut mettre une grande exactitude dans le calcul de la précession , il faut y faire entrer celui de Fascension droite^ Je n'ai pas introduit celle-ci- dans tout ce qui précède , parce que les données dont je me suis servi , ne sont rien moins que précises , et qu'en conséquence mes ré- 6ultats ne peuvent être que plus ou moins approxihiatifi». M. Biot; dans le second volume de son astronomie physique^ donne un exemple d'application de l'ascension droite d'une étoile, au calcul d'un solstice d'hiver observé par l'astronome^ chinois Tcheou-Kong, pour vérifier si effectivement cette étoile a voit cette ascension, 1 100 ans avant l'ère chrétienne, et faire servir ainsi l'astronomie de régie infaillible dans la détermination des dates dans les événemens rapportés par rhistoire.

« Nous sommes encore ici ramenés^ dit M, Biot, d'après M. Delaplace^ à la même conclusion où nous avoit conduits le calcul des hauteurs méridiennes , c'est que les observations attribuées à Tcheou-«Kong , par les historiens chinois et par tous les missionnaires, sont incontestables, qu'elles se rapportent très-bien à l'époque de iioo ans avant notre ère, que Freret et le père Gaubil assignent pour la régence de ce prince , et qu'enfin , loin de révoquer ces observations en doute ^ on doit plutôt s'étonner qu'on ait pu en faire d'aussi exactes à une pareille époque et avec de pareils instrumens. M^ Biot ajoute qu'il croit la véracité du père Gaubil et des autres missionnaires à l'abri du soupçon qu'on a élevé sur leur fidélité , dans les rapports qu'ils ont faits des anciennes observations astronomiques à la Chine. Un hommage ausn honorable , rendu par un savant du premier ordre dans les

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nalières les plas difficiles des mathématiques, aux talens émiuens d'un des plus beaux caractères que Von puisse proposer à l'imitation d'un ecclésiastique, et en général de tout homme qui vent honorer sa patrie par ses talens et ses ver* tus 9 me fait présumer que le lecteur ne pourra lire ici qu'avec plaisir , ce que le P. Amiot, jésuite, a consigné dans les lettres édifiantes , sur le père Gaubil son confrère.

Ajitbiae Gaubil , né à Gaillac dans le haut Languedoc f en 1689, CK^^A ^ l'^S^ ^^ quinze ans dans la société des iësaites, à Toulouse. Ses talens naissans faisoient espérer qu'il les employeroit à l'illustration de sa compagnie dans l'intérieur du pays qui Tavoit vu naître. Mais le même esprit qui l'avoit engagé dans cette association d'hommes si distingués par leur mérite , le détermina à consacrer au profit de la religion les connoissances qu'il acquéroit chaque jour» Il s'embarc[na pour la Chine en 1721 y et il arriva a Péking en i^sS* Il y devint pifésident du collège chinois , et membre du tribunal des interprètes de l'empereur pour les langues chinoise, tartare etlâdine, et historiographe de la nation chinoise. Sa principale occupation à la cour étoit l'astronomie y et l'objet principal de son expatriation volontaire étoit la conversion des infidèles. « On le vit souvent, dit le P. Amiot , (lettres édifiantes , T. xxm, in-ia) après avoir été les nuits entières a contempler les astres , passer de l'observatoire au eonfessional, du confessional à la chaire^ de la chaire à l'autel. TliéoU^y physique^ astronomie, géographie, histoire sainte, profane, ancienne et moderne, sciences, littérature, tout ï'occapoit akemattvement, et les lettrés chinois étoient étonnés qu'on docteur européen les surpassât de beaucoup, A ces grandes qualités de l'esprit , il réunissoit les qualités du cœar Icspdas aimables. Un visage toujours serein , dçs mœurs extréfloeaseat douces , une conversation agréable , des manient^ aisées, tout prévenoit en sa faveur. L'estime ne tardoit pas à se Joindre à l'anûtié. Il ne fallait pour cela que quelques conversations avec lui , n'importe sur quelle ma-

tière; il n^en est aucune sur laquelle il ne pût parler C'ëtoit une bibliothèque vivante y qu'on pou voit consulter sûrement^ et qu'on ne consultoit jamais sans fruit. » Ses grands travaux* à la Chine ne l'empéchoient pas d'entretenir un commerce de lettres ^ de sciences et de communications de découvertes avec les savans de l'Europe. Correspondant de l'Académie royale des sciences de Paris ^ et membre de celle de Pétersbourg , il étoit en relation avec le géographe Deliste, membre de la première, et il traduisoit pour la seconde les pièces scientifiques qui l'intéressoient , comme pour les deux cours il faisoit entr'elles la fonction d'interprète officiel , vacante par la mort du P. Parennin , son confrère. Ses histoires de Gengiskan et des dynasties chinoises^ sa chronologie de la Chine , de la Cochinchine et du Tong-king^ sont en français des monumens durables de son «avoir, comme ses corrections des Ring ou annales de la Chine , de sa profonde connoissance de la langue de ce pays. »

Je ne parlerai pas de ses observations astronomiques, mais je ferai parler à ce sujet M. Delambre, qui s'exprime ainsi dans son Astronomie des Chinois : « Les observations des Chinois ont été recueillies par le P« Gaubil, qui a voit fait une étude particulière des langues chinoise et tartare , des livres, de l'histoire et de l'astronomie de ces peuples. Il avoit à cet effet consulté les livres authentiques des Chinois, calculé et vérifié les principales éclipses et d'autres observations astronomiques tirées des mêmes sources ».

« A la cour de Péking , dit encore le P. A miot , il faut beaucoup de présence d'esprit, une patience sans bornes, et une connoissance exacte des lieux, des hordes et des noms particuliers des contrées tartares situées entre la Chine et la Russie , pour répondre à tous leurs petits princes tributaires du grand empereur. D'ailleurs ce n'est point à loisir , ni dans la solitude du cabinet , et au milieu de «es livres et de ses cartes géographiques/ qu'il est permis de traduire. Il faut le faire dans le palais même, rapidement et sans hésiter, quelqu'é-

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pineuse que puisse être l'affaire dont il s'agit, et en pre'senee d'une foule de mandarins qui n'étant là que pour attendre que la traduction soit faite, s'entretiennent, et d'un ton fort élevé , ou interrompent sans cesse le missionnaire par miUe questions différentes et pour le moins inutiles ; souvent même c'est pendant la nuit , et i] faut que le matin tout soit pfé(y et en état d'être présenté à l'empereur.

Rien de tout cela n'étoit capable de déconcerter et d'embarrasser le P. Gaubil. U n'en perdoit pas un moment de son travail ni de sa gait^. Il traduisoit et discouroit en même temps avec ceux qui venoient l'interrompre; il satisfaisoit à toutes leurs démandes, et les interrogeoit lui-même k son tour ^ lorsque la bienséance du pays le lui permettoit....

Vous ne l'avez connu que du côté des sciences, continne le P« Amiot dans la même lettre au géographe Delisle , j'ai voulu vous le faire connoître par tout ce qu'il avoit d'estimable, et entrer pour cela avec vous dans les principales circonstances d'une vie qui a été une suite continuelle de mérites et de travaux dans tous les genres, mais en particulier du côté delà religion , qu'il a tâché de propager autant qu'il a pu dans les tenips peu favorables ou il s'est trouvé , qu'il a eu l'honneur de défendre devant les juges de la terre dans deux occasions différentes^ et pour laquelle il a procuré en particulier le salut à plusieurs milliers d'enfans qui auroient été privés de la grâce du baptême , si le P. Gaubil n'avoit employé à l'entretien de quelques catéchistes le peu d'argent qu'il recevoit d'Europe chaque année pour de bonnes œuvres , car il n'en négligeoit aucune ; il s'attachoit surtout à procurer le baptême aux enfans exposés ou moribonds qu'il vetiroit dans des asyles.

Cet homme laborieux, toujours infatigable dans ses travaux , le P. Gaubil n'avoit été at^qué d'aucune imfîrmité pendant les trente-six années de sou séjour dans la capitale de l'empire. Sa première maladie fut celle qui le conduisit au tombeau :. une dysenterie violente , dont il seniip

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les premières atteintes le 7 juillet^ et qui alla toajonrs en augmentant, nous Ta enlevé après quinze jours , malgré tous nos^ soins y dans le commencement de la «oixant^-onxième année de son âge. »

Je termiqerai ce récit du P. Amiot par le jugement qu*a porté du P. Gaubil y l'auteur delà mécanique céleste (i) ^ qui me dit un jour qu'il regardoit ce religieux , qu'il ne connoissoit que par ses ouvrages , comme une des têtes les mieux organisées qui aient jamai sexiste; paroles expressives, qui sont un panégyrique d'autant plus ^^gne d'être Inscrit sur le tombeau de ce savant homme, qu'il vient d'uo juste appréciateur du vrai mérite.

On demande si le P. Gaubil n'eût pas miedx fait de consacrer ses services à- son pays en y restant, plutôt que de les aller porter au bout du monde ? Je réponds que sa patrie n'a pas eu absolument besoin de lui', puisqu'elle conservoit un très-grand nombre d'hommes aussi recommandables. Il est certain que les missionnaires font du bien à la Chine, ne fut-ce qu'yen sauvant la vie aux enfans nouveaux -nés que les 'payens y jettent aux chiens et aux cochons dans les rues des villes; les, Anglais le reconnoissent (1), et rendent aussi témoignage du bien que font les religieux espagnols à la baie de Nootka : et cela doit nous suffire pour absoudre le P. Gaubil et ses confrères, sous le rapport de l'humanité. Je m'abstiens de prononcer sur les autres motifs qui ont pu le déterminer d'après sa conscience, ils sont trop respectables pour pouvoir jamais être blâmés avec raison par toute personne sensée.

Telle a été généralement la vie pure et remplie de bonnes œuvres de ces hommes apostoliqnes, qu'un saint zèleconduisoit dans les pays infidèles , pour y porter la foi et la mo raie chrétienne , avec les lumières propres à perfectionner

(1) M. le marquis de Laplace^ pair de France.

(2) Ambassade de lord Maccarlney à laChin^, voyage de Vancouver.

es connoissances qui n'y ëtoient pas plus avancëes qu'elles le Tétoient chez les anciens Egyptiens. « Cest^en rain (a) que quelques auteurs , trop prévenus en faveur de rancienne Egypte , ont tâché de justifier tout ce que le culte de cette contrée , qu'on a appelée la mère des arts et l'école de la superstition , renfermoit de vicieux , de ridicule et d'absurde. Nous parlons des désordres scandaleux commis dans le nome mendétique, du culte des animaux en général , de la licence qai régnoît dans leurs processions , du peu de décence qu'on observoit dans l'installation du boeuf Apis , des dépenses excessives qu'entrainoit l'embaumement de certains animaux , et en un mot de mille superstitions qui aoroient dû empêcher qu'on ne rendit cet oracle si fameux par lequel les Egyptiens furent déclarés le plus sage de tous b peuples».

(a) Recherches philos, sur les Eg^rptiens et les Chinois , par Je P. Tolume 9.

OXFORD

Slatua aoUca di Ercole , cliê costiene i) glol)o céleste : si

conserva nel palaizo Farnesiano ; ç dal àto délie costella-

zioni, rispelto a' punii soUtizi , e de gli equînozi , si conosce

Uvorala nella eta de jli antoniui, e deU'aslronoino Tolomeu.

BiAKCRiNi, la Isl. univ.

%Jff T fin fit fi» ,

OXFORD

EXAMEN

ET

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