‹ Examen et explication du zodiaque de Denderah, comparé au globe céleste antique d'Alexandrie conservé au palais Farnèse a Rome, et de quelques autres zodiaques Égyptiens, avec figures; par m. l'abbé Halma, .. Examen et explication des zodiaques d'Esné, suivis d'une réfutation du mémoire sur le zodiaque primitif et nominChapitre 4 sur 4 · ICI · texte numérisé non relu

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La division du zodiaque en signes ou en maisons est eelle des astrologues. LesChaldéens et les Egyptiens ont été des astrologues ; ils ont employé quelques faits , quelques termes qui ont dû passer dans l’astronomie. Les faits sont essentiels ; pour les termes , on s’en seroit bien passé j ils n’y ont produit que la confusion et de fréquentes équivoques, a Les faits appartiennent aux Ckaldéens , ce sont leurs observations rapportées par Ptolemée. Pour les Egyptiens , ajoute M. Delambre , sauf quelques levers héliaques qui ne nous ont pas été transmis, et l’année de 365 \ jours , si nouvelle chez eux , on ne voit pas de quoi ils pourroient se vanter (i). » Que peut-on attendre donc de ces zodiaques ?

il ne faut y chercher que ce qu’ont cherché les sages auteurs du mémoire. Ils ont voulu prouver que les Egyptiens connoissoient les douze signes du zodiaque , rien n’est mieux démontré ; que malgré les incertitudes et la confusion produites par tant de ligures équivoques, on pouvait cependant reconnoître sûrement un nombre de constellations extra-zodiacales, et je crois ce point suffisamment établi j ils nous ont donné des descriptions fidèles et intéressantes des monumens de ce peuple singulier ; mais ils n’ont pas prétendu que ces monu • mens renfermassent des preuves d’une astronomie perfectionnée. Ils n’y ont vu qu’une astronomie

(i) M. Delambre, analyse des travaux de l’Académie royale des Sciences en i8ai.

très ancienne, qui est celle que nous accordons , sans la moindre difficulté , à tous les peuples qui ont existé assez long- temps, aux Indiens, aux Chinois, aux Chaldéens comme aux Egyptiens. Les deux zodiaques Egyptiens ont une origine un peu différente. Ils n’appartiennent donc pas à la même époque. Cela paroît très-vraisemhle ».

En effet, M. Delambre ajoute : « Dans le premier zodiaque, le lion est le premier signe j dans l’autre c’est la vierge , ce qui supposeroit plus de 2000 ans d’intervalle. » Or nous avons prouvé que le zodiaque de Denderah ne remontoit pas au cinquième siècle avant notre ère , celui d’Esné ne remonte donc pas au-delà de 25 oo avans cette époque, mais je vais démontrer encore par un autre moyen qu’ils sont de 2000 ans plus modernes

On a conclu de la balance figurée dans les zodiaques égyptiens, que les monumens auxquels ces zodiaques appartiennent , étoient antérieurs à la conquête de l’Egypte par Alexandre-le-Grand, c’està-dire au quatrième siècle avant Jésus-Christ. Mais cet argument , quand il seroit fondé, n’établiroit pas l’antiquité indéfinie qu’on voudroit donner à ces édifices , puisqu’ils pourroient avoir été construits depuis l’introduction du zodiaque oriental.

LeP. Kircher ditquele zodiaque égyptien étoit divisé en 12 maisons ou demeures du soleil, la première étoit le capricorne ou anubis représenté avec une tête de chien , des cornes de bouc et une queue de pois- ,M>n; la deuxième, Canope représenté sous la figure de

b Sérapis ; la troisième Ichthon ou les poissons ; la s J quatrième Amun, ou Ammoun ouÀmmon le bélier; ;C le cinquième le bœuf Apis ; la sixième les gémeaux ù fils d’Lsis et d’Osiris; la septième une Ibis en place ai? de laquelle les Grecs ont mis l'écrevissc ; la huitième ie Momplita homme à face de lion ; la neuvième Isis tenant un épi ; la dixième Omphta sous figure huler maine tenant d’une main un bâton pour mesurer et sur la tète un boisseau ; la onzième Typhon sous la figure d’un scorpion, et la douzième INephtys venant f(ï au sec ours d’Osiris , représenté par un scarabée ou it par un globe ailé.

Le P. Kircher (i) dit expressément que les Egypf tiens ont consacré le septième signe à Omphta , à l’image de qui ils ont substitué une figure de géomètre qui tient dans ses mains une toise ainsi formée — ; iW mais les Egyptiens moins anciens ont remplacé cette iels toise par la représentation d’une balance. Les an- •s i ciens Egyptiens n’avoient donc pas la balance dans l/« leur zodiaque, et puisqu’elle se trouve dans ceux Jfc qui sont attachés aux temples d’Esné et de Deniroil derah , il est évident que ces temples sont d’un irt i temps postérieur à celui du changement du niveau ojj ancien en balance moderne, enli

^ (0 ieplimum signum libræ tribuitur ab aegyptiis numini

Omphta... loco imaginis Omphta quæ hominem mensorium t.cU in manibus radium tenentem mentiebatur , eumdem radium 0 ponebant hoc pacto ü; posteri verô loco hujus libram fori inarunt hoc pacto OEdip. Æg.

Un poëme grec , sous le nom de Manethon , dit que les hommes sacrés ont changé le nom des serre* du scorpion en celui de balance.

XriïaiOaç >.at Si j /jtereiprifuoav avspeç ipot K ou Çvyov ex.'Xrieiaav , ittzi t’ ctovooî ixazepQtv Oîat xai itlaçryyes iiri Çoyou i’Xxop.evoio ,

Sxopntos eçt. . ^ .

« Les Serres dont les hommes sacrés ont changé le nom en les appelant balance , parce qu’elles s’étendent de chaque côté comme des bassins pendans à un joug, c’est le scorpion... »> Ce Manéthon vivoit sous Ptolemée Philadelphe dans le troisième siècle avant Jésus-Christ, et quoiqu’il ne dise pas en quel temps la balance a été substituée aux serres , il montre bien que les serres ont précédé la balance dans le zodiaque Egyptien.

Servius ajoute que les Chaldéens prenant le scorpion et la balance pour un signe ne donnoient que onze signes au zodiaque divisé en 20 et 4 ° parties alternativement, et les Egyptiens douze, mais que ceux-ci faisoient chacun des signes de 3 o parties égales, et le scorpion de 60, à cause de scs serres qui le doubloient.

Achilles Tatius dit expressément que les égyptiens avoient d’autres figures que celles des Grecs,, dans leur sphère ; ils n’avoient donc pas les serres du scorpion. Hygin assure que le scorpion faisoit deux signes, au premier desquels on donnoit le

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