‹ Examen Externe du Bassin Normal: En Clinique ObstétricaleChapitre 10 sur 29 · LOTS · texte numérisé non relu

LOTS

Bords : ses bords sont au nombre de quatre :

Antéricur : va de l’épine iliaque antérieure et supérieure à l'angle du pubis ; on y remarque une partie verticale où se trouve l’épine iliaque antérieure ét inférieure, et plus bas l’éminence ilio-pectinée, enfin une portion horizontale qui va à l’épine et à l’angle du pubis.

Inférieur: qui va de l’angle du pubis à la tubérosité de l’ischion ; on y trouve la surface articulaire du pubis et la branche ischio-pubienne déjetée en dehors.

Postérieur : allant de l’ischion à l’épine iliaque postérieure et inférieure. On y remarque la petite échancrure sciatique, l’épine sciatique et la grande échancrure sciatique.

Supérieur: ce bord va de l’épine iliaque antérieure et supérieure à l’épine iliaque postérieure et supérieure. II est sinueux en forme d’S, épais el présente une particulàrité peu signalée par les anatomistes el les accoucheurs. Sabatier l’a entrevue, il dit en parlant de l'os des iles : «la crête de l’ilion le termine supérieurement ; c’est un bord épais, en quelque sorte demi-circulaire et contourné à contre sens ».. C’est sur ce mot de demi-circulaire que nous nous arrêterons un instant.

Si on examihe l’os iliaque par sa face externe, on voit que le bord supérieur est sensiblement circulaire surtout chez la femme; il faudrait en excepter cependant le quart antérieur, c’est-à-dire la partie . comprise entre la portion la plus épaisse du bord iliaque ou tubérosité iliaque et l’épine iliaque antérieure et supérieure. Les trois quarts postérieurs constituent environ le cinquième d’une circon- : férence parfaite dont le centre serait sensiblement voisin du centre de la cavité cotyloïde. |

Voici les mesures prises sur 10 bassins de femmes normales et adultes au musée anatomique de la Faculté de médecine de Paris : (Orfila)

A7 Distance entre la crûte iliaque et le centre de la cavité côtyloïde.

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Somme —: 129.0

La moyenne de ce rayon est, comme on voit, de près de 13 centimètres. Si donc on place la pointe d’un compas sur le centre de la cavité cotyloïide et qu’on fasse décrire à l’autre branche une circonférence de 13 centimètres de rayon, elle devra suivre sensiblement la crête iliague depuis l'articulation sacro-iliaque jusqu’à la tubérosité iliaque d’où, dans son trajet pour atteindre l’épine iHaque antérieure et supérieure, elle ne s’en écartera du reste que fort peu. Si nous nous sommes un peu étendus sur ce détail anatomique, c’est qu’il va plus loin nous servir de base pour mesurer, par un procédé pratique, l’inclinaison normale et anormale du bassin.

20 ARTICULATION (1). — Les articulations du bassin sont des symphyses, on en compte six : 1° Symphyses du pubis : présentant deux facettes rugueuses recouvertes par un tissu cartilagineux très adhérent ; elles sont en Contact en arrière et séparées en avant par un fibro-cartilage. Elle est en outre entourée par quatre ligaments : Antérieut, postérieur, supérieur et inférieur, cé dernier, important, est appelé ligament sous-pubien :

(1) Ribemont Dessaigne et Lepage (Précis d’obstétrique). Reynaud, — 2

SMS

20 Symphyses sacro-liaques : très serrées et maintenues par de puissants ligaments surtout en arrière, ligaments articulaires et para articulaires (grand et petit ligament sacro-sciatique). A l’état normal le jeu des articulations du bassin proprement dites est fort limité, il ne devient évident que dans la. symphyséotomie ;

3° Articulation sacro-coccygienne : C’est une amphyarthrose avec quatre ligaments: un antérieur, un postérieur et deux latéraux ;

4° Articulations inter-coccygiennes : assez fréquentes, enveloppées d’une gaine fibreuse ;

5° Articulation sacro-vertébrale : Elle comprend : {4° une

articulation médiane ou symphyse sacro-vertébrale, ana-

logue à l’articulation des vertèbres entre elles ; et 2° deux articulations latérales ou arthodies sacro-vertébrales situées sur l’apophyse du sacrum et sur l’apophyse correspondante de la cinquième lombaire. Les ligaments sont au nombre de six : Une capsule articulaire, le ligament jaune, le ligament sacro-vertébral, le ligament ilio-lombaire et les ligaments surépineux et interépineux.

3° Du BASSIN EN GÉNÉRAL. — Plans externes. — 1° Sur:face extérieure osseuse. — Cette surface se divise en quatre régions : antérieure, postérieure et latérales.

Antérieure. Elle est constituée par la symphyse pubienne qui occupe la ligne médiane. Il importe de savoir la reconnaître et en apprécier la forme et la hauteur : « ses dimensions, du reste, a dit Baudelocque, peuvent influer sur le mécanisme de l’accouchement. » Il faut également, si l’état des parois abdominales le permet, en déterminer le milieu en se guidant sur la saillie des deux épines du pubis. La hauteur de la symphyse a été évaluée

de 35 à 50m, La face antérieure présente encore de chaque côté le corps du pubis avec ses deux branches horizontales et descendantes, la branche ascendante de l’ischion et le trou obturateur.

Postérieure. Elle est fortement convexe et constituée en grande partie par la face postérieure du sacrum. En dehors se trouvent la symphyse sacro-iliaque et le bord postérieur de l’os coxal. Sur ce bord on trouve en allant de haut en bas les deux épines iliaques postérieures, la grande échancrure sciatique, l’épine sciatique et l’ischion saillie massive et rugueuse où viennent s’insérer des muscles nombreux et puissants.

Entre le sacrum et le bord postérieur de l’os coxal, existe une profonde échancrure plus large en bas qu’en haut et que comblent en partie sur ‘le cadavre les deux ligaments sacro-sciatiques.

Latérales. Ces régions inclinées en bas et en arrière pour leur moitié supérieure, en haut et en avant pour leur moitié inférieure, présentent de haut en bas : la fosse iliaque externe avec les deux lignes demi-circulaires, la cavité cotyloide et l’ischion .

Nous passerons sous silence la face interne et les parties molles (muscles vaisseaux et organes) en connexion intime avec le bassin, nous allons écrire avec plus de détails les-parties molles externes ou apparence extérieure, la seule qui entre dans le cadre que nous nous sommes

tracé.

20 flan musculaire (4). — Les trois principales saillies musculaires qui font un relief sensible. Sous la peau et le tissu cellulaire sous-cutané recouvrant le bassin, sont : celles du grand oblique, du fessier et de la masse sacrolombaire recouverte par le grand dorsal.

(1) Mathias Duval, Anatomie artistique,

Le grand oblique est aponévrotique dans sa partie abdominale antérieure et charnu dans sa portion latérale externe. Cette portion charnue se détache de la face externe des 7 dernières côtes auxquelles elle s’insère par autant de languettes triangulaires ou digitations entrecroisées avec celles des muscles grand dorsal et grand dentelé. De ces insertions costales, les fibres se portent en bas, les plus postérieures verticalement pour aller s’attacher à la crête iliaque, les autres obliquement en bas et en avant pour donner bientôt naissance à un large tendon membraniforme, dit aponévrose du grand oblique. Les fibres de cette aponévrose, continuant la direction primitive des fibres musculaires, passent en avant du muscle grand droit de l’abdomen et arrivent jusqu’à la ligne médiane où, s’entre-croisant avec les fibres homologues de l’autre côté, elles forment un long raphé médian dit ligne blanche de l'abdomen, allant de l’appendice xyphoide à la symphyse pubienne.

À la face postérieure du bassin nous trouvons le grand dorsal qui part au moyen d’une large aponévrose triangulaire (aponévrose lombo-sacrée) des apophyses épineuses des vertèbres lombaires et sacrées et du tiers postérieur de la crête de l’os iliaque ; les fibres musculaires succèdent à cette aponévrose suivant une ligne oblique allant de la crête iliaque vers les dernières apophyses épineuses dorsales. Il est inutile de suivre ce muscle jusqu’à ses Insertions supérieures. Due

Au-dessous du grand dorsal se trouve de chaque côté de Ia colonne vertébrale une puissante saillie musculaire constituée par le sacro-lombaire et le long dorsal.

Sur la face postéro-externe du bassin on rencontre seulement deux muscles superficiels et bien dessinés : le grand fessier et le moyen fessier.

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Le grand fessier se compose de larges faisceaux Charnus, obliquement dirigés de la région sacro-iliaque vers la partie supérieure du fémur. En effet ses fibres s’insèrent d’une part à l’extrémité postérieure de la crête de l'os des ïiles et par l'intermédiaire d’une aponévrose à la crête du sacrum; de là ses fibres charnues se dirigent en bas et en dehors. Arrivées au niveau du grand trochanter elles sont remplacées par une large et épaisse larne tendineuse, qui se continue superficiellement avec l’aponévrose externe de la cuisse et s’insère profondément sur la branche de bifurcation externe de la ligne âpre du fémur. Le bord externe.de ce muscle est légèrement concave, il répond à la ligne selon laquelle les fibres charnues sont remplacées par des fibres tendineuses ; il forme donc une saillie qui encadre en arrière le grand trochanter. C'est ce qui explique que le grand trochanter se trouve, lorsqu'il est recouvert par la peau, former une région légèrement déprimée, à dépression cependant moins marquée chez la femme que chez l’homme.

Le moyen fessier est situé au-dessous et en haut du grand fessier, il s’insère aux trois quarts antérieurs de la crête iliaque jusqu’au niveau de l’épine antérieure et supérieure et descend vers le grand trochanter à la face externe duquel il s’insère par un épais tendon.

Telles sont les principales saillies qu’on doit sentir et retrouver facilement sous le tissu cellulaire et la peau.

3° Plan cutané (1). — « Les différentes parties dures ou molles que recouvre la peau n'étant pas toutes situées sur le même plan et ne formant pas une surface unie et partout continue, doivent nécessairement se traduire à la sur-

(1) Fau (Anatomie des formes du corps humain), 1865, et Paul Richer (Ana-

tomie artistique).

face du corps par des éminences, des dépressions, des méplats plus ou moins prononcés... » Fau (1).

Les dépressions que l’on remarque à la surface du corps correspondent généralement à des os ou bien à des parties ligamenteuses ; presque toutes les saillies sont prôduites par des muscles. Il est facile de vérifier cette proposition formulée pour la première fois par Gerdv. La cause nous l'avons vue en étudiant le plan musculaire immédiatement sous-jacent à la peau. Les muscles venant s'attacher aux os soit pour les mettre en mouvement, soit pour y prendre des points d'appui, forment nécessairement un relief autour de la partie osseuse. Les parties ligamenteuses qui donnent insertion à des museles produiront le même phénomène.

Nous allons donc étudier à la surface de la peau les saillies, les dépressions et les lignes en conservant la division de : Face antérieure, inférieure, postérieure et latérales. ;

Face antérieure. — Cette face peut être comprise entre Pombilic et la partie inférieure des parties génitales externes. Elle présente à considérer la saillie abdominale qui peut être intestinale ou utérine pendant la gestation. Dans cette dernière circonstance la forme et le volume du ventre n’ont rien de fixe, pas plus que l’utérus gravide. Sur cette saillie, du pubis à l’ombilic et souvent au-dessus, apparaît pendant la grossesse la ligne brune. Cette ligne devrait normalement coincider avec l’axe du corps, mais en raison de la position du fœtus dans l’utérus elle peut être déviée ainsi que l’ombilic à droite ou à gauche et ne peut par conséquent servir de point de repère dans une mensuration quelconque. |

À la naissance de la ligne brune se trouve le mont

(1) Fau (Anatomie des formes du corps humain). Paris, 1885.

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