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de Vénus qui recouvre le pubis. La saillie de la symphise pubienne est facilement sentie sous la peau, bien qu’elle n’y fasse pas un relief très marqué; on peut, surtout si:on déprime la paroi abdominale, en délimiter le bord supérieur, ce que nous aurons à faire souvent en indiquant notre moyen de mesurer l'inclinaison du bassin.
Plus au dessous apparaît l’angle supérieur de l’orifice vulvaire, plus ou moins visible suivant que le bassin est plus ou moins incliné en avant ou en arrière. Les grandes lèvres qui ferment et bordent cet orifice se contournent pour gagner le plan inférieur ou périnéal. Dans le bassin normal, la fente vulvaire doit être également sur l’axe même du corps.
Sur les parties latérales de la région antérieure on trouve un sillon profond, dirigé obliquement de dehors en dedans et de haut en bas. C'est ce que Fau à appelé le grand sillon ou arcade inférieure, le ph de l’aine des anatomistes. Il sépare la cuisse de l’abdomen et va de l’épine iliaque antérieure et supérieure au pubis, au niveau duquel (généralement à la partie supérieure) il s’unit au sillon opposé. La cuisse étendue sur le tronc, il prend l'aspect d’un pli large mais dans la flexion du membre il s’accentue davantage et se creuse quelquefois profondément. Pendant la grossesse et surtout chez les multipares et les femmes à utérus tombant, à ventre en besace, il se creuse très profondément aussi, en décrivant une courbe reposant sur le pubis. « Dans son trajet de l’épine iliaque au pubis, il suit à peu près le bord de l’échancrure antérieure du bassin. Les sinuosités de cette échancrure sont effacées par les ligaments aponévrotiques ». Fau. — Les ligaments inguinaux et cruraux recouverts immédiatement par la peau sont la cause de sa formation.
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Les deux sillons inguinaux représentent les deux côtés d’un triangle isocèle à sommet inférieur et la bissectrice de l’angle du sommet doit, sur un bassin normal, coincider avec l’axe du corps. j
Enfin, pour terminer la région antérieure, il faut remarquer un second sillon : le sillon de la cuisse qui naît à la racine des grandes lèvres en dedans de la rainure qui sépare la cuisse du pubis et qui, contournant la base du membre abdominal, suit une direction ascendante, presque parallèle au pli inguinal, pour se terminer en dehors à quelques travers de doigt au dessous de l’épine iliaque. Il y a là ce que Paul Richer (1) appelle la fossette fémorale et qui répond à l’écartement des deux muscles : couturier et tenseur du fascia lata.
Face postérieure. — Nous donnerons comme limite supérieure à cette région l'angle supérieur de ce grand losange aponévrotique étudié plus haut, et Comme limite inférieure les deux plis fessiers. Les deux côtés supérieurs du losange sont dus aux reliefs du grand dorsal inséré sur l’aponévrose ; ils sont en général peu marqués. Le losange est traversé en son milieu, verticalement et selon l’axe du corps, par le sillon lombaire médian. Ce sillon large et profond correspond sur le squelette à la crête spinale transformée en gouttière par les muscles de la masse sacro-lombaire qui le bordent de chaque côté. Néanmoins il est fréquent de voir les apophyses épineuses des vertèbres lombaires se révéler à l'extérieur par une série de saillies nodulaires occupant le fond du sillon. Ces saillies parfois irrégulières ne se montrent généralement qu’au nombre de trois ou quatre ; elles sont toujours fort discrètes dans la station droite, il en est autrement dans la flexion en avant (2).
(1) Paal Richer. (Anatomie artistique).
(2) Richer. Loc. cit. |
Le Sillon lombaire médian descend jusque sur le sacrum vers la moitié inférieure duquel il s’efface complètement. Près de sa terminaison il est marqué généralement d’une dépression (fossetté lombaire médiane) qui correspond à l’union de la colonne lombaire et du sacrum.
En dessous de cette fossette va commencer le sillon interfessier très profond qui, passant sur la convexité du coccyx, ira rejoindre le plan périnéal ou plan inférieur.
Les deux angles du losange postérieur viennent aboutir à deux fossettes (/ossettes lombuires latérales). Ces fossettes correspondent à une saillie osseuse, l’épine iliaque postérieure et supérieure, transformée en dépression par le relief des masses charnues qui s’y rattachent. Dans un bassin normal les deux fossettes sont parfaitement symétriques et d’égale profondeur.
Au-dessous de ces fossettes se trouvent les côtés latéraux inférieurs du losange : ces côtés suivent la direction de la crête iliaque et des apophyses transverses des fausses vertèbres du sacrum; ils sont formés par la saillie musculaire des grands et moyens fessiers fixés avec l’aponévrose sur les éminences osseuses. Le grand fessier très volumineux en ce point est soulevé à sa partie inférieure par les éminences ischiatiques. Les éminences fessières arrondies et saillantes se continuent avec les parties latérales.
Enfin, à la limite inférieure de la région on voit le pli fessier symétrique et transversal. En ce point, la face profonde de la peau est unie à l’aponévrose fémorale qui elleméme s'insère à l’ischion. De là, comme le fait remarquer Richer, entre le pli cutané et le bassin une connexion intime qui fait que l’un suit les mouvements de l'autre. Ce pli est perpendiculaire à l’axe du corps et vient se perdre à la face externe de la cuisse au niveau de la dépression située derrière le grand trochanter.
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Face latérale. — Cette face a pour limite apparente en haut le relief charnu du grand oblique, pour limite réelle la crête iliaque ; en bas le pli fessier que nous venons d'étudier. |
Fau avait dit qu’un sillon profond, sèllon de la hanche, était situé au dessous de la saillie du muscle grand oblique, qu’il correspondait à la crête iliaque dont il suivait exactement le trajet courbe et oblique d’avant en arrière et de bas en haut; mais Richer fait remarquer avec raison que ce sillon ne correspond nullement à la crête iliaque. En eflet les fibres les plus inférieures du grand oblique s’attachent par de très courtes fibres aponévrotiques à la lèvre externe de la crête iliaque, de telle sorte que le pli cutané qui résulte de leur relief, se forme non pas Juste au niveau de la crête osseuse, mais audessous. En avant les fibres charnues du grand oblique s’éloignent de la crète osseuse, il en résulte qu’à ce niveau le sillon iliaque répond exactement à la crête osseuse, décrivant une courbe à convexité supérieure. A l'extrémité antérieure de ce sillon, l’épine iliaque supérieure forme toujours une petite saillie. x
La partie postérieure de ce sillon iliaque est comblée chez la femme par un panicule adipeux sous-cutané qui va faire disparaître aussi la fossette lombaire supérieure qu’on ne trouve que chez l’homme.
Au-dessous du sillon iliaque ou de la hanche, nous trouvons une surface déprimée qui correspond aux muscles moyen fessier et tenseur de l’aponévrose du fascia lata ; puis la saillie du grand trochanter à laquelle succède en arrière une dépression due à ce qu’en ce point la peau est appliquée sur l’aponévrose du fessier. Derrière cette dépression, le puissant muscle grand îfessier produit une large saillie convexe qui se continue sur la face postérieure et se termine en bas au sillon inférieur de la fesse.
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Face inférieure. — La face inférieure n’ofîire rien de spécial ; elle est constituée par la région périnéale et présente d'avant en arrière : l’orifice vaginal, le périné proprement dit, l’orifice anal et la terminaison du pli interfessier au fond duquel on trouve facilement les dernières vertèbres coccygiennes.
4° Dimensions extérieures. - Ces dimensions bien étudiées par Naegelé, Schræder (1), Veit, Verneau (2), doivent être connues de l’accoucheur « pour servir de terme de comparaison dans Certains Cas pathologiques d’asymétrie ou de rétrécissement général par exemple ». Demelin (3). Ces dimensions sont les suivantes : |
Diamètre antéro-postérieur : De lapophyse épineuse de la dernière vertèbre lombaire au bord supérieur de la symphyse pubienne (Conjugué externe ou diamètre de Baudelocque), 20 centimètres.
Diamètres transversaux : 1° d’une épine iliaque antérieure et supérieure d’un côté à celle du côté opposé — 23 centimètres;
20 D'une crête iliaque à l’autre distance maxima = 26 centimètres ;
3° D'un grand trochanter à l’autre — 31 centimètres ;
4° D'une épine iliaque postérieure et supérieure d’un côté à celle du côté opposé — 7 cent. 3;
Diamètres obliques : 1” d’une tubérosité ischiatique à l’épine iliaque postérieure et supérieure de l’autre côté Hot. 0
2° De l’épine iliaque antérieure et supérieure d’un côté à l’épine iliaque postérieure et supérieure de l’autre coté == 21/06nL.:
3° De l’apophyse épineuse de la cinquième lombaire Schrœæder. Traité d'accouchement.
d)S (2) Verneau. Le bassin suivant les sexes et les races. Th. Paris, 1K57. (3)
Demelin. loc. cit.
à l’épine iliaque antérieure et supérieure — 18 cent.;
4° Du milieu du bord inférieur de la symphyse pubienne à l’épine iliaque postérieure et supérieure, 17 cent: 2.
5° Mouvements. — Les mouvements du bassin sont fort limités quant à leur direction. La flexibilité des vertèbres lombaires fait que la partie supérieure du tronc peut bien se mouvoir un peu sur le bassin, mais Îles mouvements plus étendus et plus rapides du tronc entier tiennent à ce que le bassin tourne sur les têtes des fémurs sur lesquelles il est très mobile. Quand il n’y a qu'une seule jambe de fixée, le bassin peut aisément se tourner de tous les côtés, mais quand les deux jambes sont fixées, que par exemple elles s'appuient avec force contre le sol, le bassin ne peut plus tourner sur elles que dans un seul plan, savoir un plan vertical dirigé d'avant en arrière autour d’un axe qui passe par la tête des fémurs (1).
6° Inclinaison. — Considéré par rapport au reste du Squelette, le bassin présente une inclinaison normale que l’on peut constater et mesurer en la rapportant aux plans du détroit supérieur et inférieur. « Elle est intéressante à connaitre en obstétrique et n’est pas étrangère aux conditions nombreuses qui concourent à l’accomplissement d’une parturition heureuse et facile (2) ». Lorsque le tronc entier tourne sur lui-même, cette inclinaison ne change pas, pourvu seulement que la colonne vertébrale ne se courbe point. Elle demeure donc aussi la même dans la situation horizontale et l’on peut d’après elle se faire une idée nette de la situation de l’anneau pelvien même chez la femme couchée.
(1) Weber. Encyclopédie anatomique : traduit de l'allemand par Jourdan,
(2) Amand, Thèse de Paris, 1856.