‹ Examen Externe du Bassin Normal: En Clinique ObstétricaleChapitre 13 sur 29 · RAR TIRE · texte numérisé non relu

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verticales l’emportent sur les dimensions transversales, ce qui est le contraire chez la femme.

Les épines du pubis sont plus écartées chez la femme. Chez l’homme le sommet des épines sciatiques est quelquefois en dedans des épines iliaques postéro-inférieures, il est toujours en dehors chez la femme.— L'arcade du pubis est plus ouverte chez la femme, l’angle chez elle est de 75° et n’est que de 58° chez l’homme. — Chez la femme le sacrum et le coccyx sont plus élevés et plus aplatis, le sacrum est plus incliné en avant, ce qui rend chez la femme la courbure lombaire plus sensible.

La hauteur totale du bassin de l’homme est de 22 centimètres et de 19.7 seulement pour celui de la femme. Enfin l’inelinaison est plus grande chez cette dernière.

Suivant les àges : Ici nous entrons dans la question du développement du bassin dont il nous reste à dire quelques mots pour terminer cette étude, un peu longue peut-être, mais nécessaire cependant, de l'aspect extériear du bassin normal chez la femme.

Litzmann, Duncan, Schrœder, Hubert de Louvain ont étudié le mécanisme du développement du bassin. Ces auteurs reconnaissent que les modifications qu’éprouve le bassin proviennent de ce que toutes ses parties constituantes ne s’accroissent pas dans les mêmes proportions, elles sont inhérentes à l’évolution des os qui le constituent et résultent de causes organiques et physiques.

Les causes organiques trouvent leur origine dans le travail de nutrition et les causes physiques tendent surtout à modifier la configuration que le pelvis prendrait si elles n’intervenaient pas; elles consistent en tractions, pressions variables selon leur intensité, leur durée, selon l’état des os et les résistances qu’elles rencontrent. Parmi ces causes

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physiques, la plus importante est la pression du poids du COTpsS. |

Le sacrum ne S’enfonce pas, ainsi que l’ont admis P. Dubois et Gavarret, à la facon d’un coin dans les os iliaques ; Hubert et Valérius de Louvain ont réfuté cette opinion en montrant que le sacrum est plus large sur sa face antérieure que sur la postérieure. L'évolution du sacrum qui est solidement fixé entre les deux os des iles, se fait transversalement au profit du diamètre transverse, Le poids du corps tend à abaisser le promontoire en avant, mais la pointe de l’os ne pouvant se porter en arrière à cause des ligaments qui la retiennent, il s'ensuit que cet os subit une courbure marquée de haut en bas. Les os iliaques s’archoutant l’un contre l’autre en avant et contre le sacrum en arrière, il s'ensuit que leur accroissement ne peut se faire qu’à l’avantage des diamètres antéro-postérieur et transverse du bassin.

Cette évolution des os du bassin est tardive et, des trois grandes cavités osseuses, dit Testut (1), e’est le bassin qui atteint le dernier son développement.

Chez le fœtus et chez l’enfant qui vient de naître, les dimensions du bassin sont tellement réduites que les viscères qu’il contiendra plus tard ne peuvent s’y loger et se tassent dans la cavité abdominale qu’ils refoulent dans tous les sens.

On admet, en général, que le diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur l'emporte sur le diamètre transverse jusqu’à l’âge de huit ans.

Le développement complet sera effectué vers dix-huit ou vingt ans.

Nous verrons plus loin dans le chapitre Ile la concordance de ces faits avec les mensurations que nous avons pu pratiquer sur des bassins de jeunes filles de 13 et 14 ans.

() Testut. Traité d'anatomie descriptive.

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