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Le plan du détroit supérieur est incliné de haut en bas et d’arrière en avant, il forme avec l'horizon un angle dont la moyenne est de 55° à 60°. Le plan du détroit inférieur présente une obliquité de même sens, mais moins prononcée; l’angle qu’il forme avec l'horizon est de 10° à 14°. Les deux plans prolongés se rencontrent en avant du pubis sous un angle de 45° à 50e,
On a exprimé autrement cette inclinaison en disant que l’angle sacro-vertébral est situé à 7 centim. environ audessus de la symphyse pubienne, transformant ainsi, ce qui est toujours avantageux, une mesure angulaire en mesure linéaire.
« On peut admettre que le détroit supérieur affecte une direction horizontale sur un bassin normalement incliné quand une femme est couchée un peu plus bas que dans la position qui tient le milieu entre le décubitus dorsal et la position assise. Du reste l’inclinaison du détroit supérieur est beaucoup modifiée par l'attitude de la femme ; c’est-àdire lorsqu'elle est assise, couchée, etc., et diminue en général notablement quand cette dernière s’accroupit en fléchissant fortement les cuisses contre le tronc, ce qui abaisse le promontoire et élève la paroi antérieure du bassin (1). »
7. Bassin considéré suivant les individus, les races, les sexes et les âges (développement).
Suivant les individus : « Le bassin classique absolument régulier, dit Hubert de Louvain, est aussi rare chez la femme que la perfection des traits du visage entrevue par l’art grec et peut-être plus de variétés encore peuvent-elles se rencontrer dans la configuration du pelvis que dans celle de la face (2). » Il peut y avoir un renversement en dehors
(1) Aubenas, traducteur de Naegelé.
(2) Hubert de Louvain, cours d’accouchements, 1878,
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des os iliaques, les épines iliaques peuvent être quelquefois plus éloignées l’une de lautre, les branches ischio-pubiennes peuvent être plus ou moins écartées, il peut y avoir défaut de concordance entre la taille de la femme et les dimensions de son bassin, mais nous verrons dans le chapitre troisième que, en ce qui concerne le fémur, la concordance doit être rigoureuse sous peine de viciation de la filière pelvienne. |
Suivant les races : La question à été étudiée par Vrolick, professeur à Amsterdam, puis par Dubois, Depaul, Verneau..… Vrolick (1) déclare qu'il est toujours facile de reconnaître le bassin d’unenégresse du bassin d’une femme caucasique, et ce dernier du bassin d’une femme mongole.
Les principaux caractères distinctifs sont les suivants : Chez la négresse, les ilions sont dirigés plus verticalement et La partie la plus relevée de cet os se trouve très en arrière près des épines iliaques postérieures et supérieures. Les épines iliaques antérieures et supérieures sont plus rapprochées, le sacrum moins large, le plan du détroit supérieur moins incliné, le diamètre transverse moins prédominant, en un mot la forme générale du bassin porte un caractère d’animalité difficile à méconnaitre. Il ere une forme allongée très caractéristique. ;
Le bassin de la femme mongole offrirait les mêmes difiérences mais plus exagérées encore.
Le bassin des Javanaises serait pour Vrolick le type du bassin idéal mais à formes un peu infantiles. Il faut se reporter, pour plus de détails, à HORCELIENTE thèse de Verneau (2). Paris, 1875.
Suivant les sexes : Les différences sexuelles peuvent se résumer en disant que chez l’homme les dimensions
(4) Vrolick. — Etude sur le bassin suivant les rares. — Amsterdam. 1826, (2) Yerneau. Loc. cit.