XVI HISTORIQUE
matérielles ont surgi sur notre route. La principale provient de ce que le local propre à nos conférences expérimentales n'existe réellement pas au Jardin d'acclimatation. D'un autre côté, les grandes dépenses occasionnées par la construction du Palmarium n'engagent pas Fadministration à bâtir cette année
Nous devons donc, bon gré mal gré, attendre qu'une place nous soit faite par la suppression d'une des exhibitions qui existent actuellement au Jardin. C'est à cette conclusion qu'arrive M. Porte dans la dernière
lettre qu'il nous a adressée le 2 mars 1899 : « Si,
dit-il, l'idée d'organiser au Jardin d'acclimatation des conférences sur le dressage des animaux, avec expériences, est fort intéressante, je ne vois pas la possibilité de la réaliser, pour le moment du moins, attendu que nous n'avons pas d'emplacement disponible pouvant être mis, pour ces conférences et expériences, à votre disposition. »
La réalisation de notre projet, à Paris, est donc uniquement subordonnée à la disparition d'un obstacle matériel. Nous nous consolons, du reste, assez facilement de ce contre-temps en nous rappelant les doléances qu'exprimait naguère, dans ses conférences, M. Edmond Perrier, l'éminent professeur du Muséum ; il paraît que certains bocaux de ses collections attendent un couvercle depuis tantôt six ans ! Espérons toutefois que notre projet sera favorisé du sort (1) !
(I) Depuis l'époque où nous écrivions ces ligues, une conférence a été faite au Jardin sur notre théorie du dressage, par M. Eugène Lemercier. Nous le remercions ici de sa spirituelle causerie, faite plutôt au point de vue amusant qu'au point de vue scientifique.