Voir A. Gautier, Chimie biologique. Paris, Masson
ration quotidienne, une puissance mécanique quelle n a pas a vous donner; et surtout ne confondez pas, je vous prie, l excitation nerveuse que vous cherchez si souvent, dans vos repas, avec la réelle énergie que les alin ts doivent vous procurer.
En un mot, il n’y a pas de force mécanique proprement dite à trouver dans les aliments, aussi longtemps qu il ne s agit ni des longues e.vcursions, ni des dures manœuvres militaires, ni
du travail soutenu de l’ouvrier.
Mais j’ajoute encore que la ration quotidienne de 2.5oo calories, véritable ration thermique pour la saison moyenne, deviendra bientôt, — pendant les 3 ou 4 mois d’été — très suffisante pour fournir en outre une ration de travail appréciable, c’est-à-dire pour donner non-seulement la chaleur et les quelques forces nécessaires à la vie ordinaire, mais encore 1 énergie qui convient aux promenades et aux sports modérés de la saison de vacances (1). — Par contre, en hiver, cette même ration de 2.5oo calories pourra se trouver trop faible, pour subvenir à nos besoins caloriques et nécessitera parfois une ration thermique supplémentaire.
Enfin il convient de dire ici quelques mots de l’énergie dépensée dans le travail intellectuel. — Quel que soit, a cet egard, le préjugé répandu parmi les hommes d étude, je dois bien affirmer encore que cette énergie est extrêmement faible!... Elle est si faible qu’elle ne se prête nullement aux mesures calorimétriques proprement dites, même avec des appareils sensibles et précis comme celui d’AxwATER (2). — Et cela se comprend, car, si élevées que soient les opérations de la pensée, l’activité cérébrale, localisée dans quelques cellules, ne saurait atteindre les échanges matériels et énergétiques d’une façon appréciable. De sorte que, poussé jusqu’au surmenage lui-même, le travail d’esprit pourra bien frapper gravement les éléments nobles de notre organisme et nous terrasser; il n’aura cependant fait qu’effleurer à peine le domaine thermodynamique, et ne se chiffrera que par une dépense insignifiante d’énergie!...
A ceux qui, victimes d’une erreur encore trop commune,