‹ Examen scientifique du végétarismeChapitre 46 sur 60 · oo · texte numérisé non relu

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Glucose ....

1. 11 est évident que les chiffres de l’énergie totale dans le travail, sont égaux à ceux de l’énergie calorique dans le repos.

2. Calcul fait en acceptant i/5 de l’énergie glucose transformée en travail utile.

De CCS deux tableaux, il résulte clairement, comme on s y attendait, que le meilleur rendement en travail appartient aux hydrates de carbone, particulièrement au glucose, et que le meilleur rendenTent en chaleur revient à la graisse.

On voit encore, sur le premier tableau, que 1 albumine donne un travail mécanique beaucoup plus faible que les autres matières, et que, si la graisse l’emporte sur les hydrates de carbone, ce n’est, à la manière de l’albumine, qu apres un travail de transformation digestive et nutritive, toujours plus ou moins pénible, et sous des conditions d’appctence et de tolérance à l’égard desquelles les hydrates de carbone et surtout le glucose, présentent une supériorité remarquable.

Il convient en effet, pour clore cette étude délicate, de bien remarquer que les poids isoglycosiques et isothermiques qui définissent les rapports énergétiques, caloriques ou mécaniques des aliments, sont fort loin de représenter leur équivalence physiologique et -pratique au point demie de la double réparation de la chaleur et des forcey

L’équivalence purement quantitative n’assure nullement une équivalence qualitative des substitutions; elle n’assure entre potentiels alimentaires équivalents ni 1 égale facilité de pénétration ou de transformation, ni l’égale rapidité de réparation des réserves ou d’utilisation énergétique. — Or ces différences qualitatives sont si graves, qu’elles tiennent forcément la première place dans les préoccupations de ceux qui s’attachent au côté pratique des rationnements. Aussi conclurons-nous ce chapitre en remarquant encore que le sucre, qui ne demande aucune transformation, aucun travail digestif, le sucre, immédiatement soluble, qui se répand presque instantanément dans tous les départements de l’organisme, est et reste, en dehors de toute question d’équivalence et de rendement quantitatif, le prototype incomparable du potentiel alimentaire, aussi bien pour l’entretien facile tX rapide des forces caloriques que pour la réparation aisée des forces mécaniques du corps (i).

1. D’ailleurs il convient de ne pas oublier que, non-seulement les muscles, mais tous les éléments du corps, baignés de sang, vivent ainsi dans une solution sucrée à i ou 2 millièmes dont ils ne peuvent se passer.

SUR LE ROLE THERMIQUE DE LA RATION d’enTRETIEN. - EMPLOI DE L ENERGIE ALIMENTAIRE AU REPOS. — TRAVAIL INTELLECTUEL AL POINT DE VUE THERMODYNAMIQUE.

Pour donner a cet enseignement toute sa portée, toute sa valeur pratique, en même temps que pour écarter toute équivoque, je dois encore insister sur ce tait que la ration d’entretien, celle que 1 on consomme ordinairement, ne représente guere, au point de vue énergétique, qu’une ration de chaleur et que vous n’avez nulle raison de lui réclamer une force notable pour votre travail. L’enseignement physiologique montie clairement l’emploi de l’énergie d’une ration d’entretien de 2.5oo calories pour une journée de température moyenne chez un homme de 65 à 70 kilos, moyennement vêtu :

Chaleur rayonnée par la peau (,) ^gi^ries

— perdue par évaporation de la sueur 370

— perdue par évaporation pulmonaire igo —

perdue pour 1 échauffement de l’air inspiré. 80

— perdue pour l’échaufFement des aliments. . 45

Chaleur totale dépensée 2.385 (2)

Ainsi donc, presque toute l’énergie de votre ration vous sert à lutter contre le froid et à maintenir la température de votre corps à 37 degrés. — Il ne vous reste plus que 1 1 5 calories pour le travail. — Et pourtant ce chiffre est encore largement suffisant. En effet, en le diminuant d une trentaine de calories emplovées aux mille petits déplacements et mouvements inconscients pendant le séjour à la maison, il vous reste encore 85 calories, c’est-à-dire une énergie supérieure à 35. 000 kilogrammètres. — Cette énergie vous permettra de faire chaque jour à pied, sans crainte de défaillance, les 7 ou 8 kilomètres exigés par vms diverses courses dans une vie d’affaires bien remplie!...

Ne parlez donc pas de forces à trouver; n’exigez pas de votre

1. Par kilog. et par heure, la perte moyenne trouvée pour l’homme par tous les auteurs est, en calories, de o,5 à 0,6.

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